Anveshan Interview Sylvie Geroux | Reines de Coeur
Anveshan : Interview de Sylvie Géroux pour la sortie de son roman de science-fiction

Anveshan : Interview de Sylvie Géroux pour la sortie de son roman de science-fiction

Nous voilà réunies pour la sortie de ton roman Anveshan – Rébellion. C’est une histoire de science-fiction, ce qui est une première pour toi. Pourquoi avoir choisi ce genre ?

J’aime depuis toujours la SF, que ce soit au ciné ou en littérature, alors je me suis dit « pourquoi pas ? » Et pour être tout à fait honnête, ce n’est pas vraiment mon premier essai. J’ai écrit un roman de science-fiction, il y a une éternité, quand j’étais encore au Lycée.

Avant d’aller plus loin, est-ce que tu peux résumer en quelques mots Anveshan – Rébellion pour que les lectrices aient un aperçu du sujet.

Dans un univers où les Terriens se sont alliés à 3 autres peuples pour former la Coalition, l’Anveshan, un immense vaisseau-ville, est envoyé en exploration dans le coin le plus paumé et le plus dangereux de l’Espace connu. Comme l’on pouvait s’y attendre, la mission ne se passe pas comme prévue. Le vaisseau est attaqué par des pirates mystérieux, plusieurs membres d’équipage sont enlevés, et le gouvernement de la Coalition semble avoir mis les pieds dans un imbroglio diplomatique sans précédent.

Comment est née cette histoire ? Comment as-tu fait pour créer tout cet univers avec ces différentes races extra-terrestres, ces vaisseaux spatiaux, ces planètes loin de la Terre…

Cette histoire est née sur un site de jeu de rôle. C’est en tant que conteuse que j’ai commencé à en créer la trame. En fait, c’est Edwine qui m’a donné l’idée de transformer ce « conte » en roman et je lui adresse encore une fois tous mes remerciements ! J’étais en train de tenter de lui expliquer le fonctionnement du jeu de rôle par mails quand elle m’a répondu quelque chose du genre : « Dis-donc, tu aurais de quoi écrire un roman avec cette histoire ! »… L’idée a fait son chemin dans ma petite cervelle, et voilà ! De plus, je suis une fan de Star Trek et je pense qu’on peut le ressentir dans la conception de cet univers.  Créer des peuples extra-terrestres, décrire des technologies qui n’existent pas (ou pas encore ! ^^), inventer des planètes… Tout ça est très stimulant pour mon imagination, j’adore ça !

Sans trop en révéler, les relations entre personnes de même sexe ne posent pas de problème dans ce roman. Les héroïnes ont plutôt tendance à se dire que c’est leur première relation avec une autre espèce. C’est quelque chose qui était important pour toi.

Tout à fait, c’est important pour moi de mettre l’homosexualité au même niveau que l’hétérosexualité. L’orientation sexuelle ne devrait pas plus être un souci que la couleur de cheveux. C’est ainsi que je la traite dans ma vie quotidienne, donc ça se ressent dans mes écrits.

Comment as-tu fait pour créer des héroïnes aussi fortes capables de se sortir de situations aussi difficiles et compliquées ?

Ah ah ! Je crois qu’Ellen Ripley n’y est pas pour rien ! Il était important pour moi de donner à chaque héroïne quelque chose qui lui permette d’avoir la main sur sa situation, de ne pas être passive face aux événements. Il était également essentiel que les héroïnes soient en quelques sorte complémentaires, qu’elles doivent collaborer pour s’en sortir. Il y a une vieille légende stupide qui dit que les femmes sont incapables de s’entraider et que c’est pour ça qu’elles atteignent plus difficilement le haut du panier. Je ne suis pas du tout d’accord avec ça, et c’est ma façon de le prouver.

L’équilibre entre l’action et la romance est souvent ce qui est le plus difficile à maîtriser. Dans Anveshan – Rébellion, tu as réussi un tour de force. Est-ce que tu as beaucoup travaillé sur cette imbrication ?

En effet, c’est un défi qui n’est pas évident à relever. Comment faire germer des histoires d’amour au milieu d’un champ de bataille ? A chaque fois que j’intégrai une scène de romance, je me posais mille fois la question de savoir si cela sonnait juste ou pas. Trouver le bon moment pour un baiser ou une scène de sexe, c’est un peu un casse-tête. Je suis contente que vous ayez trouvé ça équilibré du coup !

Combien de temps t-a-t-il fallu pour écrire ce livre ?

A peu près dix mois, il me semble. Je n’écris pas très vite !

L’univers que tu as construit est riche, large et absolument captivant. Est-ce que tu as prévu de le réutiliser dans une suite ou avec d’autres personnages ?

En effet, je peux même dire que quelque chose est déjà en route à ce sujet.

Ce n’est pas trop dur d’écrire le mot fin à ce genre d’histoire ?

C’est vrai qu’on s’attache aux personnages et qu’on entre complètement dans l’univers… Cela dit, en mettant le mot fin, je savais bien que je n’en avais pas vraiment fini avec l’Anveshan, donc c’était beaucoup moins dur !

Les lectrices et lecteurs qui te suivent depuis tes débuts ont l’habitude de tes changements de genres et de sujets de livres. Par contre ceux qui t’ont découvert récemment avec La Brise Du Désir risquent d’être surpris, non ? Qu’aimerais-tu leur dire ?

N’ayez pas peur ! Tout va bien se passer ! Qu’est-ce qu’il dit déjà le serpent dans le Livre de la Jungle ? Ah oui… « Ai confianccccce… Croisssss en moi… » Bref, c’est vrai que pour les allergiques à la Science-Fiction, l’univers peut être déstabilisant, je comprends, mais au final c’est surtout un livre d’aventures comprenant des amours lesbiennes !

Es-tu actuellement en train de travailler sur un nouveau roman ? Peux-tu nous en dire plus ?

Comme je le disais plus haut, je suis en train de travailler sur un roman reprenant l’univers d’Anveshan, dont le début se situe sur Terre à peu près au moment où la Coalition perd le contact avec le vaisseau-ville. Mon but est de continuer les aventures de l’équipage mais de montrer que la situation sur Terre n’est pas tout à fait idyllique non plus politiquement. J’ai l’ambition en quelque sorte d’essayer d’imbriquer deux histoires dans une. Bon, autant dire que je ne suis pas encore prête d’y mettre le mot fin !

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Beaucoup d’autres romans lesbiens, j’imagine !

Anveshan Sylvie Geroux Interview

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