Colocation Forcée Interview de Clémence Albérie

Clémence Albérie 2020

Bonjour, Clémence, peux-tu nous dire comment est née cette idée de nouvelle ?

Je peux dire sans hésitation que le contexte du confinement a beaucoup aidé [rires]. Durant cette période, je me suis retrouvée en télétravail et le moins que l’on puisse dire c’est que ça n’a pas été simple. Lorsque j’ai vu le thème du concours, j’ai immédiatement imaginé l’enfer que ça pourrait être si nous devions être coincées avec une personne que nous n’apprécions pas.

De quoi parle exactement ton histoire à part de romance ?

Elle parle de cohabitation et d’incompatibilité d’humeur [rires]. Cette nouvelle c’est une façon légère et dynamique de traiter le confinement. Cette période n’a été facile pour personne et j’avais envie de la traiter autrement, avec légèreté et humour. À son petit niveau, elle aborde le sujet des rêves et du chemin à parcourir pour les atteindre.

Qu’est-ce qui t’a plu dans l’appel à textes « Elles se détestent, mais… » ?

Absolument tout. Avec un thème pareil, c’est la porte ouverte à des dialogues fusants et piquants à souhait. C’est du pain bénit pour les amoureuses de joutes verbales comme moi. Sincèrement, écrire les dialogues c’est ce que je préfère, écrire des disputes c’est encore mieux !

Quel moment as-tu préféré écrire et pourquoi ?

Quand Iris fait exprès de passer l’aspirateur dans l’appartement de bon matin pour pourrir la vie de Maïwen. J’avoue que j’ai particulièrement rigolé en écrivant toute cette scène.

Honnêtement, Colocation Forcée donne envie de manger. De bien manger. Est-ce que tu es une bonne cuisinière ou une est-ce que tu aimes juste la bonne cuisine ?

[Rires] J’avoue que j’avais pas mal faim, moi aussi, en écrivant cette nouvelle ! Je ne cuisine pas trop mal, j’aime beaucoup ça, mais je ne suis pas aussi bonne cuisinière que ce que j’aimerais ! Par contre, je suis mariée à un véritable cordon bleu, surtout quand il s’agit de pâtisserie. Peu importe ce qu’elle teste, elle le réussit, c’est un vrai bonheur [rires].

La question des standards physiques se pose souvent lors de la description des personnages et tu as sorti Maïwen des femmes minces et parfaites. C’était un choix dès le départ ?

Totalement oui ! Je suis largement hors des standards personnellement et c’est assez compliqué de ne voir des personnes comme moi que très rarement dans les films, livres et autres. J’ai réalisé que moi la première, je ne crée que des personnages globalement dans les normes et que je pouvais moi-même décider de faire autrement. Dans mon roman en cours d’écriture, j’ai donc choisi de donner la parole à un personnage en surpoids pour pouvoir aller plus loin que dans une simple nouvelle. Je pense que nous sommes nombreuses, quel que soit notre IMC à nous sentir mal dans nos peaux, c’est donc une thématique que je souhaite aborder.

Il y a beaucoup de philosophie dans ton histoire que ce soit sur les regrets, sur le fait de se lancer même si on a peur. Ça te tenait à cœur de faire passer des messages positifs ?

Oui totalement. Je suis la première à me freiner à cause de mes peurs et ça me crée de très gros regrets. En écrivant sur ces sujets, j’espère réussir à me donner le courage de sauter le pas et de prendre certains pans de ma vie en main pour ne plus subir. Pour être épanoui à tous les niveaux, ça demande souvent de prendre des décisions terrifiantes. Pourtant une fois la peur passée, c’est là qu’on se dépasse et qu’on s’éclate. Ce sont des problématiques très actuelles dans notre société, je trouve.

Qu’aimerais-tu que les lectrices et lecteurs retiennent de Colocation Forcée ?

Que lorsque l’on arrive à dépasser les ressentiments, la vie peut être beaucoup plus belle. Cette phrase je pourrais me la dire à moi-même, car je suis la première à me laisser entraver par mes problèmes. Pourtant, le meilleur peut parfois naître du pire, le positif venir du négatif. D’un point de vue plus léger, derrière chaque personne insupportable peut se cacher une bonne surprise… ou pas… ça dépend… [rires].

Allez, on te laisse le mot de la fin, tu peux raconter ce que tu veux !

En général, c’est là que le syndrome de la page blanche arrive [rires]. Je me suis énormément amusée avec ce thème et cette histoire. J’espère que vous, les lecteurs et lectrices, en prendrez tout autant à la lire. Les projets aboutissent, romans, nouvelles, et l’aventure de l’écriture continue de me subjuguer comme au premier jour. Je le pourrais, je ne ferais que ça de mes journées !

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