La création d’un ebook (ePub, mobi et pdf lesbien)

La création d’un ebook (ePub, mobi et pdf lesbien)

Comment faisons-nous nos ePub, mobi et pdf lesbiens ?

Nous allons tenter de répondre à cette question dans l’article qui suit pour vous donner une idée de notre fonctionnement et de notre travail technique. Bien sûr, avant de débuter la création d’un ePub, mobi et pdf lesbien, nous disposons du texte travaillé, retravaillé, lu et relu. Il est tout beau, tout parfait.

À partir de là, nous pouvons créer nos différents formats grâce au logiciel Indesign de la suite Adobe. Le premier fichier, la base, est l’ePub. Tout part de lui. Il est l’Élu !

En premier, l’ePub :

Nous commençons par définir une taille de page, des marges et autres caractéristiques techniques avant d’importer le texte. Une fois tous les jolis mots à la suite, nous modifions le format des paragraphes. Par exemple, le « titre » du document Word avec ses caractéristiques est remplacé par le « titre » dans Indesign. Ce titre est défini de la même manière pour chacun de nos romans. Pareil pour le nom de l’auteure, les chapitres, etc.

Nous avons ainsi une véritable uniformité entre nos ebooks. Chaque ePub, mobi et pdf lesbien est semblable, que vous achetiez un roman ou une nouvelle, de la romance ou du fantastique, etc.

Bien évidemment, nous repassons sur chaque page pour nous assurer qu’il n’y a pas de problème. Parce qu’il y en a forcément ! Vous n’arrivez pas à une V12 d’une histoire sans avoir travaillé sur des ordinateurs différents, changé les styles sans le vouloir, fait des erreurs, etc. Du coup, ça se retrouve dans Indesign, soyons honnêtes. On est loin d’être parfaites !

Donc on revérifie chaque page pour s’assurer que tout va bien. Souvent on reprend l’italique des personnages qui dialoguent dans leur tête. On ne sait pas pourquoi, mais ça ne passe jamais comme on le voudrait. Du coup, hop hop, on supprime tout l’italique et on le remet, mot après mot pour que ce soit agréable à lire.

Les métadonnées

Une fois que la mise en page nous convient, nous remplissons les informations relatives à l’ePub. Ces informations permettent que le livre s’affiche joliment sur les tablettes. On précise : les « métadonnées ». Ce sont le titre du roman, le nom de l’auteur, la date de sortie, le résumé de l’histoire, la langue, etc. Ces métadonnées font que quand vous êtes sur la page d’accueil de votre liseuse ou de votre tablette, vous voyez s’afficher l’image et toutes ces précisions et informations.

Bon, par contre Indesign n’aime pas nos ISBN… Une fois le fichier exporté, nous sommes obligées d’aller trafiquer le code pour remplacer sa référence bizarre bien à lui par notre ISBN. Mais ça comme c’est super technique, on va vous l’éviter. Une fois tous ces détails précisés, nous faisons la table des matières s’il y en a une. Et enfin, nous exportons le tout au format ePub redistribuable.

Le côté redistribuable fait que le texte s’adapte à votre lecteur. Normalement cela va être à peu près identique sur un iPad et une liseuse. C’est-à-dire que nos paragraphes vont être justifiés, et l’écart entre ces derniers assez important pour vous permettre de souffler quand vous lisez. On ne peut pas vraiment faire plus. Faire des retraits à gauche n’a aucun intérêt et surtout n’est pas supporté par tous les supports par exemple. Mais ces explications sont pour un autre article où nous vous préciserons nos choix visuels.

Les vérifications

Après comme on est des perfectionnistes bien chiantes, on va vérifier notre ePub. On s’assure qu’il sera lisible et visible chez tout le monde en utilisant un valideur d’ePub en ligne qui s’appelle Validator (oui, cela ne s’invente pas) : http://validator.idpf.org/

Ces étapes terminées et validées, on se lance dans les tests réels. On ouvre l’ePub sur un ordinateur, une tablette Nexus (de Google) et une liseuse Kobo (de la FNAC). Oui, on n’a pas investi dans plus de matériel, on s’est dit que c’était suffisant… Ok, c’est énorme ! On le sait !

En cas de problème, bien évidemment, il faut reprendre le fichier de base. Il faut corriger le souci et ensuite repasser toutes les étapes jusque-là !

Une fois que cela est terminé, nous pouvons passer au format mobi…

Le mobi, trop facile !

Indesign s’est associé à Amazon. On ne sait pas quand, on ne sait pas pourquoi, mais on sait que cela nous aide vraiment beaucoup beaucoup. Sur notre version d’Indesign, on a pu installer un outil qui nous permet directement d’exporter notre fichier au format mobi.

Du coup, hop, on supprime notre table des matières parce que cet outil la génère tout seul, on change le numéro ISBN (à ne pas oublier sinon il faut recommencer !) et paf, on clique sur le bouton.

On se retrouve directement avec le fichier qu’on a juste à tester sur notre Kindle parce que forcément, on a aussi une Kindle. Le mobi est un format très spécifique propre à Amazon donc seule la Kindle l’utilise… On était obligé d’en avoir une en conséquence pour les tests.

Le pdf lesbien, le dernier, mais le plus acheté.

Ensuite nous reprenons notre fichier source qui a permis de créer notre ePub et nous l’adaptons pour le pdf. On diminue la taille des pages pour passer sur un format A5, on modifie les marges, on intègre les lettrines et tout le reste pour arriver au résultat final.

La mise en page change beaucoup principalement à cause des pages. Si les deux précédents formats s’adaptent aux écrans, ce n’est pas le cas du pdf. C’est la raison pour laquelle nous avons opté sur un format A5 après l’avoir testé sur nos smartphones (j’ai oublié de vous dire qu’on avait aussi des smartphones ?).

Les changements

Il faut bien penser là aussi à changer l’ISBN, à rajouter les numéros de page et surtout à remettre la table des matières à jour. Sinon vous cliquez sur le lien et vous vous retrouvez n’importe où dans le bouquin ! Oui, ça nous est arrivé. C’est pour ça qu’on a inventé les tests…

Et comme pour le pdf, le visuel est très figé, nous sommes obligées de reprendre chaque page et de vérifier si les coupures sont bien ou non. Genre, si un seul mot débute sur la page suivante, il faut le rentrer dans la page d’avant. Pareil pour une ligne, etc. C’est le plus long et c’est vraiment laborieux parce qu’en plus on n’a pas la même manière de réfléchir et de penser entre nous. Donc des fois on discute pour savoir si on saute plutôt une ligne pour mettre les trois lignes sur la page suivante ou si on les colle toutes serrées pour faire une page en moins…

Ce sont souvent de grands moments de désespoir.

Une fois qu’on a terminé, on exporte notre fichier au format pdf. Et ça fait un pdf lesbien ! (pas des Chocopic, qui a dit des Chocapic ?) Forcément on teste aussi, sur ordinateur, sur la Nexus et sur le téléphone.

Recommencer, encore et encore

S’il y a un raté, on recommence…

Bref, au final, on passe un peu de temps sur le sujet. Mais bon, ça vous vous en doutiez. Après, l’avantage, c’est qu’effectivement, quand on repère des erreurs ou que vous nous les faites remarquer, on peut refaire tout ça et remettre le livre en vente sans ces coquilles. Un gros avantage par rapport au papier. Parce que pour le papier, une fois que c’est lancé, c’est foutu. C’est définitif !

D’ailleurs, une prochaine fois, je vous expliquerai comment on fait les livres papier. Ça aussi c’est toute une histoire.

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