Alex Clark
Enfant des années 90, Alex Clark a grandi avec très peu de représentation lesbienne. Elle ne connaissait aucune personne homosexuelle autour d’elle et elle ne voyait rien à la télévision ni dans les livres qui parlait de cet amour : il n’existait tout simplement pas.
À douze ans, quand la nature a commencé à transformer son corps, elle a été perdue. Elle aimait bien ressembler à un petit garçon, d’ailleurs, dans la cour d’école, elle jouait presque toujours les rôles masculins. À ce moment-là pourtant, elle n’avait pas conscience d’aimer les femmes, même si, des années plus tard, sa mère lui a avoué qu’elle avait demandé sa meilleure amie en mariage à cinq ans…
Au collège, Alex Clark a commencé à avoir des crushs sur de nombreuses profs ou surveillantes. Elle en riait beaucoup avec sa meilleure amie de l’époque, sans vraiment comprendre ce qui se jouait. Elle pratiquait aussi le football et l’une de ses entraîneuses la draguait ouvertement. Si elle en avait conscience, elle avoue avoir été complètement chamboulée, à la fois attirée et dérangée. Elle a alors rejeté tout ce qui touchait au lesbianisme pendant encore plusieurs années, jusqu’à la fin du lycée. Et un beau jour, quand elle a enfin avoué ses sentiments à sa crush, celle-ci lui a répondu qu’elle se faisait des idées et qu’elle ne l’aimait pas de cette façon. Aïe.
C’était trop : trop d’émotions, trop de choses, trop de sa ville natale. Alors Alex Clark a fui à des milliers de kilomètres, direction New York, comme fille au pair. Et ça a été la plus grande bouffée d’oxygène de sa vie ! D’ailleurs, elle remercie encore aujourd’hui la jeune fille de 19 ans qu’elle était d’avoir eu le courage de faire ça, sans parler un seul mot d’anglais. Là-bas, elle a appris à se découvrir, à avoir confiance en elle et en sa sexualité. Comme elle ne connaissait personne, elle n’avait plus cette peur du jugement – une peur née après avoir fait son coming out auprès de ses meilleures amies, en France. Il n’y avait pas eu de rejet, mais une distance étrange, lourde, qui l’avait profondément blessée.
À New York, elle a eu sa première petite amie… jusqu’au jour où celle-ci lui a avoué avoir déjà un copain et ne pas être monogame. Ce jour-là, Alex Clark est tombée de très haut. Après ça, elle a fermé son cœur jusqu’à ses 21 ans et est rentrée en France.
De retour dans l’Hexagone, elle a travaillé chez Decathlon. C’est là qu’elle est tombée amoureuse de sa supérieure, après que celle-ci lui a fait des appels de phare plus gros que ceux d’un camion. Oui, elle a vécu sa propre romance boss-employée.
Ensuite, la vie est devenue plus douce. Elle a enchaîné les emplois sans vraiment y trouver de saveur, sans réelle passion, jusqu’au jour où, en 2023, elle a dit à sa femme que le scénario qu’elle avait dans la tête était génial… mais qu’elle n’arrivait jamais à le finir parce qu’elle s’endormait avant. En effet, depuis toujours, avant de s’endormir, Alex Clark s’évade dans ses mondes imaginaires. Sa compagne lui a alors simplement répondu : « Bah, écris-le ».
À cette époque, Alex Clark lisait beaucoup sur Wattpad. Du coup, elle s’est lancée et a découvert sa passion dévorante pour l’écriture. Son histoire a rencontré un engouement auquel elle ne s’attendait pas du tout : plus de 100 000 lectrices et lecteurs.
Elle a donc décidé que cette romance méritait d’aller plus loin. Alex Clark l’a auto-publiée, et deux ans plus tard, cette histoire connaît toujours le même succès.
C’est aussi à ce moment-là qu’elle s’est lancée dans l’influence littéraire et qu’elle a découvert sa future maison d’édition de cœur : Reines de Cœur. Elle qui n’avait presque jamais lu de romances lesbiennes en format papier a été plus que servie… et plus que comblée.
Alors imaginez sa joie quand, deux ans plus tard, nous l’avons appelée pour lui dire qu’on adorait sa soumission et qu’on voulait la publier. C’est ainsi que l’aventure Reines de Cœur a commencé.
Alex Clark pourrait ouvrir son cœur encore longtemps, mais pour cela, il suffit d’ouvrir ses livres.