Découvrez un extrait du livre lesbien Écrire pour Guérir de Lena Clarke

Ecrire pour Guérir - Lena Clarke - Visage

Extrait du livre lesbien Écrire pour Guérir qui sortira le 1er février 2024

Comme nous vous l’avons annoncé tout récemment, le prochain roman à sortir sera une romance contemporaine signée Lena Clarke. Une belle histoire d’amour qui commence par un échange de lettres entre une étudiante et une militaire basée à l’autre bout du monde. Des discussions épistolaires qui se transforment bientôt en davantage…

Ce nouveau titre sortira le 1er février 2024 à 0h01 comme d’habitude. Pas de pression, le sommeil c’est important alors n’allez pas commencer à lire au milieu de la nuit. Même si on comprend parfaitement celles qui le font. Oui, on a déjà été dans cette situation, on avoue tout !

Avant l’extrait du livre lesbien Écrire pour Guérir, un petit rappel du résumé

Pour celles qui ont raté le précédent article, pas de panique. Nous vous offrons de quoi vous rattraper avec le résumé du roman. De quoi vous rappeler les grandes lignes de l’histoire. Même si nous allons quand même resituer un poil l’extrait. Ben oui, on a choisi un extrait différent du premier et du deuxième chapitres qui seront accessibles en téléchargement avec la fiche produit. On vous gâte. Alors interdiction de remettre le même contenu à chaque fois. Quel serait l’intérêt ?

Du coup, petit rappel si vous avez la mémoire courte ou si vous avez raté la quatrième de couverture.

Gabrielle Andrews est une mécanicienne engagée dans l’armée américaine depuis plusieurs années. Basée en Corée du Sud, elle répare et vérifie les avions de l’US Air Force avant qu’ils ne partent en vol. Indépendante et sans attache, la militaire n’a pas pour habitude de se laisser marcher sur les pieds. Lorsqu’un jour, la personne du courrier lui dépose pour la première fois une lettre à son nom, elle se souvient vaguement d’avoir accepté de participer à un programme de correspondance.

Hospitalisée depuis de longues semaines à la suite d’un drame, Anna est abattue par la situation. Quand son psychologue lui laisse le choix entre rédiger un journal intime ou entamer une relation épistolaire pour se reconstruire, la jeune femme de vingt et un ans n’hésite pas une seconde. À sa plus grande surprise, écrire à une inconnue devient très vite la bouffée d’air frais qui manquait à son quotidien.

D’échanges de lettres en confidences, Gaby et Anna se découvrent et se rapprochent, sans attentes ni préjugés.

Présentation de l’extrait du livre lesbien Écrire pour Guérir de Lena Clarke

Ce petit extrait est du point de vue de Gabrielle, dite Gaby, notre intrépide militaire basée en Corée du Sud. Après une journée passée à travailler sur un avion, elle vient de terminer sa journée et a choisi de regagner sa chambre. Mais son plan initial est vite réduit à néant par la présence de ses collègues. Ceux-ci squattent sa chambre et sont en train de manger avec un plaisir non dissimulé…

Allez, assez spoilé, sachez juste qu’à ce moment-là, Anna et Gaby ont déjà échangé quelques lettres. Et dans ces dernières, elles ont déjà commencé à se livrer un peu…

J’arrive rapidement dans ma chambre et tire un trait sur mon projet initial qui consistait à prendre une douche et passer une soirée tranquille. Des squatteurs ont envahi les lieux. Nicolson est étalé de tout son long sur mon lit ; Ravier se tient près de mon placard et s’occupe de régler ma radio ; quant à Jenkins, il pianote sur son ordinateur portable. En somme, une scène tout à fait banale, sauf que les deux premiers ont un sachet de Cheetos dans les mains et qu’un tas de paquets de snacks en tout genre – Beef Jerky, Cracker Jack popcorn, CookieDough Bites, Hostess Twinkies, Pop-Tarts… – sont disséminés par terre.

— Vous avez dévalisé un supermarché américain ? demandé-je en enlevant ma veste pour l’accrocher à la porte.

— Nope, on t’a dévalisée toi, répond tranquillement Nicolson.

Je me retourne sans comprendre, jusqu’à ce que j’aperçoive le carton qui trône au bout de mon lit. Un carton qui n’était pas là quand je suis partie ce matin.

— Je n’ai rien à voir avec tout ça, se dédouane immédiatement Jenkins.

— Poule mouillée.

Un paquet de céréales, des Lucky Charms à première vue, atterrit sur la tête de mon cadet. Il ne râle même pas. Il continue à tapoter sur son clavier. Ce type est dingue de sa copine, à tel point que les gars en ont eu assez de le chambrer sur le sujet.

— Qu’est-ce que vous avez fabriqué ? questionné-je.

Je m’approche du carton mystérieux à moitié plein et rabats l’un des pans afin de découvrir mon adresse soigneusement indiquée au marqueur noir. Mon cœur s’emballe en reconnaissant l’écriture. Autant j’étais indifférente en voyant toute la nourriture étalée au sol, autant cette révélation me met en rogne.

— On profite de la générosité de ta correspondante, avoue Ravier. Tiens, il y avait une lettre avec.

Mon ami passe à côté de moi en me tendant l’enveloppe heureusement intacte. De la musique commence à résonner dans la pièce. J’ai envie de les tuer, mais je ne suis pas un monstre. Je peux attendre qu’ils aient l’estomac rempli. Après tout, chaque condamné à mort a le droit à un dernier repas.

Je déchire l’enveloppe sur le côté. La lettre est beaucoup moins intéressante que la bouffe à leurs yeux. Tant qu’ils sont en train de se goinfrer, je suis tranquille. Je pensais trouver uniquement le courrier d’Anna à l’intérieur du papier blanc, or lorsque j’ouvre, quelque chose tombe à terre. Le temps que je réalise, Nicolson prend les devants. Il se redresse, la feuille en main.

— Trop canon ! Ne me dis pas que c’est elle, ta correspondante ! s’exclame-t-il.

— Si c’est elle, je m’inscris direct à ce programme, ajoute Ravier.

Je lui arrache la photo des mains sans arriver à croire que la fille sous mes yeux est bien Anna. J’étais loin du compte avec ma blonde aux yeux bleus, elle est mille fois mieux que dans mon imagination, brune aux prunelles vertes. Ses cheveux retombent en dessous de sa poitrine, à la limite du haut rouge qu’elle porte et qui laisse son ventre à découvert. Un haut qui compose un uniforme de pompom girl.

— Sois chic et donne-nous son adresse, on en fera bon usage, c’est promis.

— Tes pieds.

Nicolson, qui s’est déjà rallongé, bouge instantanément et me permet de m’installer. Il faudrait qu’on me torture pour que je parle d’Anna à cette bande d’excités.

San Diego

La Jolla

13 septembre 2011

Gaby,

Je suis désolée d’avoir mis autant de temps à te répondre, seulement, beaucoup de choses ont changé pour moi. Ou plutôt non : une unique chose, mais elle a entraîné énormément de complications.

Je suis sortie de l’hôpital. Ça sonne comme une grande nouvelle, pourtant, mon quotidien n’est pas différent. Je fais exactement les mêmes trucs qu’avant… chez mon frère. Il m’a aménagé une chambre chez lui et, si je lui en suis très reconnaissante, j’ai l’impression que c’est un moyen pour lui de m’avoir davantage à l’œil.

Une infirmière (comme par hasard celle qui craque sur lui) passe régulièrement contrôler mon état de santé. En dehors de ces visites, je ne croise pas grand monde. Thomas évite d’inviter qui que ce soit depuis qu’il a surpris un de ses amis me faire une sorte de déclaration. Dans sa tête, c’est le chaos, alors qu’il n’y a aucune raison de s’enflammer. Je n’ai jamais rien ressenti pour cette personne et ce n’est pas maintenant que ça va commencer.

Étant donné ce que je viens de te raconter, tu dois te demander pourquoi je n’ai pas été en mesure de te répondre. Ce n’est pas comme si le temps m’avait manqué… Comme tu le sais, notre correspondance a débuté dans le cadre d’un programme entre l’hôpital et l’armée. Maintenant que je suis sortie, je n’ai plus à voir le psychologue qui se chargeait de la liaison et, en théorie, je n’ai plus le droit non plus de t’envoyer de lettres.

En déménageant, la quasi-totalité de ma tour de papier a fini dans un sac poubelle (paix à son âme) ainsi que le Post-it où était inscrite ton adresse. J’ai eu besoin d’un certain temps pour convaincre ce fichu psy que je devais à tout prix t’expliquer la situation. J’ai dû lui assurer que je ne comptais pas te harceler et que je souhaitais juste mettre un terme à notre échange proprement.

Évidemment, la dernière partie est un mensonge, mais il ne l’apprendra jamais. À moins bien sûr que tu me dénonces…

J’ai fini par obtenir le Saint Graal (= ton adresse) hier matin. D’ailleurs, avant toute cette histoire, je n’avais jamais prononcé autant de mots devant ce psy. Et le temps que je fasse quelques courses pour agrémenter ton colis, ça nous amène à aujourd’hui. Ton manque de calories purement américaines devait être comblé. J’ignore si tu préfères le salé ou le sucré, alors j’ai pris de tout. C’était la première fois que je sortais seule depuis un long moment. C’était étrange, un peu effrayant aussi, néanmoins, le magasin étant à peine à cinq minutes, le challenge n’a pas été trop grand. Il y avait même un Starbucks dans la galerie marchande ; comme quoi, le centre commercial Westfield UTC a vraiment tout compris. Rien de tel que le café pour attirer les clients.

La caissière me regardait bizarrement quand elle a découvert mes articles. Je suis probablement passée pour une super boulimique, mais j’assume. Ces courses m’ont aussi permis de remplir un peu les placards de mon frère qui sont en permanence vides. J’ai l’impression qu’il passe sa vie au resto. Lorsque je suis arrivée, il y avait une unique bière dans son frigo. Je pense qu’à ce stade, il ferait mieux de reconvertir la cuisine en salle de sport. Cette pièce lui serait bien plus utile.

Quoi qu’il en soit, j’espère que tu ne me tiendras pas rigueur de cette absence de nouvelles. La nourriture n’est pas un moyen de te soudoyer, toutefois, si ça peut te permettre d’oublier ces deux semaines…

Pour ce qui est du pays où tu te trouves, j’ai bien compris que tu étais en Corée du Sud. J’ai toujours voulu visiter Séoul, alors oui, j’aimerais beaucoup que tu m’envoies les photos que tu as pu prendre. Peut-être que je devrais aussi m’engager dans l’armée afin de profiter de ce genre de voyage… Non, je plaisante, je ne tiendrais même pas un jour à l’entraînement (je sais, ce n’était pas drôle et je n’ai pas l’excuse de la fatigue pour ma part).

City Hunter est l’un de mes dramas préférés et je t’assure qu’avec des sous-titres américains, tout devient soudain beaucoup plus clair. Les histoires de famille ne sont jamais simples, c’est un fait, que ce soit dans la fiction ou dans la réalité.

C’est dommage que tu ne t’entendes pas avec ta famille, peut-être qu’avec le temps, la situation pourrait évoluer, qu’en penses-tu ? Je ne sais pas quelle est la source de votre discorde ; y a-t-il un sujet en particulier ou est-ce un tout ? Je n’aimerais pas que tu regrettes votre éloignement s’il venait à leur arriver quelque chose. Vivre avec des regrets est ce qu’il y a de pire de mon point de vue.

Pour te répondre, mon frère s’appelle Thomas et il a continué le football américain pendant ses études à Brown. Maintenant, il se contente de son abonnement à la salle de sport pour s’entretenir (même si je le soupçonne d’y aller surtout pour rencontrer de jolies filles).

Mes parents n’étaient pas en mesure de me rendre visite. Avant d’atterrir dans cet hôpital, je n’avais jamais mis les pieds à San Diego. J’ai passé toute ma jeunesse à Orlando. J’aimais beaucoup, cependant, San Diego a l’air pas mal. Il faudrait que je sorte du quartier de La Jolla afin de me faire une vraie idée.

Et toi, où as-tu vécu ? Tu es rattachée à une base américaine, non ?

En ce qui concerne Juilliard, j’ai conscience de la chance qui m’a été donnée d’avoir pu y étudier. Jouer durant des concerts, composer mes propres musiques, c’est ce que j’étais censée faire de ma vie ; malheureusement, c’est devenu impossible pour moi. Je ne peux plus toucher un piano. Sans doute que ça te paraît stupide, que je passe pour une gamine pourrie gâtée, mais à l’heure actuelle, j’essaie vraiment de trouver un autre domaine auquel me consacrer. J’ai même devant moi quelques dépliants sur les différentes universités de la ville. Plus je les parcours, moins je sais ce que je veux. Continuer dans une discipline artistique ou m’orienter vers quelque chose de plus sérieux… ? Peut-être aussi que je devrais me contenter d’aller travailler avec mon frère. J’ignore de quoi j’ai envie et ça me bloque complètement.

Il n’y a pas longtemps, j’ai visionné un film dans lequel le héros rassurait sa copine en lui expliquant que peu importaient les kilomètres qui les séparaient, la lune et les étoiles sous lesquelles ils se trouvaient seraient les mêmes et, tout comme la voûte céleste qui les rapprochait, son cœur resterait fidèle au sien. C’est d’un romantisme exacerbé, seulement, quand j’y pense, il n’a pas totalement tort. Depuis que j’ai entendu cette réplique, lorsque j’observe le ciel la nuit, il m’arrive de songer à toi. C’est étrange de me dire que tu peux voir la même chose…

Aussi, je vais encore une fois devoir être désolée, et cette fois-ci de te décevoir. Je ne corresponds pas du tout au cliché de la pompom girl que tu sembles avoir en tête. Par contre, si j’avais été la capitaine de l’équipe, là oui, tu aurais tapé juste. Je ne suis pas blonde et je n’ai pas les yeux bleus. J’ai déniché cette photo dans mon ordinateur et, plutôt que de me décrire, j’ai pensé qu’une image valait mieux que mille mots. Elle a été prise avant un match important (qu’on a gagné !) pour le yearbook. C’est un peu bizarre d’ailleurs qu’un tas d’inconnus possèdent ma photographie, surtout qu’à la fin de l’année, je me suis retrouvée à la signer pour des personnes que je n’avais jamais croisées de ma vie.

Apparemment, tu semblais autant apprécier le match que la mi-temps ; est-ce que tu aimes tant que ça les pompom girls, ou est-ce juste les filles que tu préfères ? Ma question peut paraître étrange, je sais. Je ne veux pas te vexer ou quelque chose du genre, je suis simplement curieuse.

Je pense que ma lettre est assez longue sans que j’en rajoute encore. À bientôt, Gaby (enfin, je l’espère).

Anna

PS : Les coordonnées de la boîte postale que j’utilise pour recevoir mon courrier est inscrite au dos de l’enveloppe. Mon frère flipperait si je donnais son adresse à quelqu’un que je n’ai jamais rencontré…

La lettre dans les mains, je jette un nouveau coup d’œil à sa photo. Il faudrait avoir des goûts vraiment spéciaux pour ne pas la trouver magnifique et être déçu. Par contre, pour son propre bien, il aurait mieux valu qu’elle soit plus ordinaire. Ne plus écrire la moindre phrase ambiguë maintenant que je sais à quoi elle ressemble va être difficile. Déjà dans ma dernière lettre, je suis allée un peu trop loin.

— Qu’est-ce qu’elle te raconte ? Elle parle d’un petit ami ? Parce que si elle se sent seule…

J’attrape une poignée de Cheetos directement dans le paquet de Nicolson et les lui fourre dans la bouche. Il est beaucoup plus supportable quand il est silencieux.

Rendez-vous le 1er février 2024 pour la suite de l’histoire !

extrait du livre lesbien Écrire pour Guérir de Lena Clarke

Un commentaire sur “Découvrez un extrait du livre lesbien Écrire pour Guérir de Lena Clarke

  1. Cortin Cecile says:

    Encore une couverture irrésistible, terriblement sexy !! Je ne peux la lâcher des yeux ! Comment faites- vous ??
    L’extrait ouvre les portes à de nombreuses questions, suspense total ! Le 1er février, je vais me précipiter 🏃‍♀️🥰

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