L’été des souvenirs : interview de la romancière Marguerite Grimaud

Marguerite Grimaud Large

Interview de Marguerite Grimaud pour la sortie de son livre…

Bonjour Marguerite. Nous sommes ravies de publier ton nouveau roman, L’Été des Souvenirs. Peux-tu le présenter à nos lecteurices ?

Bonjour Reines de Cœur ! Ça parle d’amour ! Et précisément d’une rencontre qui a mené à un séjour de deux jours et deux nuits dans un hôtel d’aéroport. À la fin de ces 48 heures où elles n’ont pas appris le tricot, Alessandra et Hélène, nos deux héroïnes, sont reparties chacune de son côté.

Trois ans après, par un hasard extraordinaire, elles se retrouvent très très loin de cet aéroport. Mais Alessandra ne reconnaît pas Hélène. Elle n’a aucun souvenir d’elle. Que s’est-il passé ?

Comment est venue l’idée de cette histoire ? Qu’est-ce qui t’a inspirée ?

J’avais écrit un roman il y a bien longtemps qui s’appelait La Gueule du Loup. Il mettait en scène une femme souffrant d’amnésie et se retrouvant dans une vie qui n’est pas la sienne. Le thème de l’oubli m’a toujours fascinée. Ici, Voilà pourquoi j’ai pensé à cette histoire d’amour avec le trope « one night to forever ».

Mes origines italiennes, aussi, m’ont inspirée. Il était très important pour raconter dans un roman ce que ces racines représentent pour moi. Elles m’ont vraiment aidée à déposer des peines ces dernières années. Et puis, franchement, la langue italienne, c’est une musique magnifique ! Viva Italia !

Des personnages captivants avec des failles et des faiblesses

Alessandra est un personnage captivant. Est-ce que tu peux parler un peu d’elle pour que tout le monde apprenne à la connaître ?

Elle est Française d’adoption et Italienne au cœur, intense et passionnée. Plus snob de café, c’est pas possible ! Elle n’a pas voulu que cet accident et la perte de mémoire la brisent. Au contraire, elle a avancé, réinventé son existence. Quand son chemin croise celui d’Hélène, sa vie a bien changé. Je n’en dirai pas plus.

Et du coup, tu dois faire pareil pour celle dont elle va tomber amoureuse et qui va tomber amoureuse en retour ?

Hélène a réalisé son rêve de gosse : devenir pilote de ligne. Parallèlement à sa carrière, elle a fondé une famille avec son amour d’enfance. Elle est bossy et sexy, un peu gamine et très sérieuse. Face à Alessandra et son amnésie, elle doit dompter sa gigantesque impatience. Ou pas !

Les personnages secondaires aussi ont leur importance. Entre Barbara et Clémence, il y a des femmes qui ont du caractère. Tu nous parles un peu d’elles ?

Barbara, c’est la grand-mère d’Alessandra avec qui elle a un lien fusionnel. Fusionnel dans le bon sens du terme. L’affection de Barbara lui donne la force de voler de ses propres ailes (pardon pour la métaphore pourrie) après son accident.

Pas seulement l’affection, mais aussi la cuisine italienne. Barbara est la patronne d’une trattoria, un restaurant italien à Paris. Et on y mange des pâtes fraîches magnifiques, notamment. Ici, j’ai puisé dans mes souvenirs d’enfances, quand on arrivait dans un village pour déjeuner. Le menu, c’était une ardoise, l’entrée, un plat de pâtes selon le marché ou l’inspiration de la cuisinière, le plus souvent, que je dévorais à peine l’assiette posée sur une nappe à carreaux ! J’espère que je suis parvenue à recréer ces sensations.

Clémence, la fille d’Hélène et d’Agnès, a 21 ans. Après des études interrompues, elle se cherche ce qui inquiète ses mamans. Mais l’arrivée d’Alessandra dans la vie d’Hélène va aussi s’avérer précieuse pour cette jeune femme un peu taciturne mais dotée d’un solide sens de l’humour.

Une pilote de ligne et beaucoup beaucoup de recherches !

Pourquoi le milieu de l’aviation ? C’est dur de parler de ce sujet ? Tu as fait beaucoup de recherches ?

J’avais sans doute envie de voyages ou alors j’ai succombé au prestige de l’uniforme ! Plus sérieusement, j’aime beaucoup écrire sur des femmes aux commandes. Il y a en déjà pas mal dans ma galerie de portraits : Joséphine, cheffe d’orchestre et sa femme, directrice d’un laboratoire dans 25 ans et 34 jours, Cassiopée, oncologue renommée dans La Constellation des Sentiments, Rose qui tient sa chocolaterie dans L’Hôtel de la Voie Lactée. Ça permet de raconter comment elles parviennent à jongler avec le temps et comment elle conjuguent leurs forces pour apaiser leurs fragilités. Cela me plaît.

Pour l’aviation, j’ai effectué pas mal de recherches. Moi qui ai peur en avion, je me suis collée pas mal de frousse à visionner des atterrissages d’urgence. J’ai surtout pu compter sur l’aide de deux pilotes de lignes qui ont corrigé le tir quand je suis allée trop loin dans ce qui aurait pu se transformer en catastrophe aérienne.

Le livre est émaillés de flashbacks de la première rencontre entre Alessandra et Hélène. Pourquoi ce choix ? Qu’est-ce que ça apporte pour toi ?

C’est une idée des Reines de Cœur. Là, le travail d’édition a une nouvelle fois été fantastique. J’avais pris le parti qu’Hélène raconte tout à Alessandra dès le début, mais ça tuait le suspense. Maintenant, c’est distillé tout au long du roman.

Contrairement à Alessandra, Hélène est assaillie par les images de ces heures dans cette chambre d’hôtel. Ça ajoute de la tension amoureuse, notamment, au récit. Bien vu ! Merci.

Deux rencontres bouleversantes et oubliables

Est-ce que tu dirais qu’avec ce livre tu as décrit deux histoires d’amour, d’une certaine manière ?

Disons que la première rencontre entre les deux est si intense qu’Hélène n’a retenu que les moments de sexe, de passion. Trois ans plus tard, elle comprend que tous les instant de rires, de confidences, de tendresse étaient les prémisses d’une histoire d’amour. Maintenant que l’univers lui offre une deuxième chance, elle ne va pas la laisser passer. C’est plus compliqué pour Alessandra (sinon, ça ne serait pas drôle).

Qu’est-ce que tu dirais pour donner envie aux lecteurices de découvrir L’été des Souvenirs ?

Mon épouse m’a confié qu’elle adorait cette histoire, car j’y avais entrelacé passion, tendresse et beaucoup de légèreté. Cela rend les héroïnes principales très attachantes, je trouve, dans leur quête de guérison et bonheur. Je dirai aussi que nos deux héroïnes ne se sont pas ennuyées dans cette chambre d’hôtel et qu’Alessandra a une façon bien à elle d’apprendre l’italien à Hélène.

Tout cela est agrémenté de bons petits plats de la gastronomie italienne. D’ailleurs, je propose mes recettes préférées à la fin du livre, dont celle du risotto, avec le secret de Béatrice, dans 25 ans et 34 jours, ou encore la moelleuse et croustillante focaccia.

Ah, et il y a une chatte très mignonne, Mirabelle et de la pop italienne, dont le cultissime Sarà perche ti amo, de Ricchi et Poveri.

Est-ce que tu aimes toujours autant écrire ? Est-ce que tu as d’autres idées de romances ?

Oh que oui ! Là, je suis partie sur une île de la Méditerranée. Et je serai tôt ou tard rattrapée par mon passé de reporter. Je prépare une romance dans le tennis ou le rugby, j’hésite. Mais il y aura du sport, c’est certain.

4 Commentaires sur “L’été des souvenirs : interview de la romancière Marguerite Grimaud

  1. Cortin Cecile dit:

    Je vais commencer ma lecture juste après celle de cette interview bien alléchante ! Qu’est-ce que jai ri avec l’expression  » elles n’ont pas appris le tricot « 🤣
    Visionner des atterrissages d’urgence quand on a peur en avion ?😱
    Et pour la prochaine romance, j’OPTE pour le rugby !!!!🏉🏉🏉

  2. Marguerite Grimaud dit:

    Bah oui, quoi, elle n’ont pas appris le tricot ou alors, celui-ci est très particulier 😇 . OK, je note pour le rugby! Mais j’hésite encore. Remarque, je pourrais combiner les deux 😉 Bonne lecture!

    • Cortin Cecile dit:

      Ah, Ah, oui le tricotage peut être très particulier 🤔 ( ok blague super nulle 🤪)
      Plus sérieusement, je pensais aussi à une romance entre une joueuse de tennis et une joueuse de rugby. Pourquoi pas ?

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