Interview de Sylvie Géroux pour la sortie de La Brise du Désir

Interview de Sylvie Géroux pour la sortie de La Brise du Désir

Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Voyons voir, Sylvie Géroux, 40 ans pour quelques semaines encore, géologue de formation, et travaillant maintenant dans la fonction publique par un drôle de hasard. Tout juste rentrée à Paris après 7 ans d’expatriation, en phase d’acclimatation et d’installation intensive… Attention RER A, me voilà !

À quel âge as-tu débuté l’écriture ? Peux-tu nous parler d’un fait marquant à ce sujet ?

J’ai commencé alors que je venais d’avoir 15 ans. Le déclencheur a été un pari entre cousines que l’on pourrait résumer ainsi : « Barbara Cartland, on en rigole… En attendant, elle est quand même hyper riche. Alors est-ce que tu serais capable d’écrire une histoire d’amour comme les siennes ? » J’ai relevé le défi et écrit ma première romance (et gagné le pari !). Bon, à l’époque c’était une romance hétéro, parce que j’étais encore assez indécise sur mon avenir affectif.

La Brise du Désir est ton troisième roman. As-tu toujours rêvé d’écrire un livre ?

Dès que j’ai commencé à me mettre à écrire autre chose que les rédactions du collège, j’ai écrit des romans, donc je pense qu’on peut dire oui.

Peux-tu nous parler de manière un peu plus précise de La Brise du Désir ? Comment est née l’idée ? Qu’est-ce qui t’a inspirée ?

L’idée est née à Manosque, en plein été, alors que j’étais coincée sur une chaise longue… Oui, je sais, pauvre de moi ! Un accident m’a immobilisée quelques semaines. Une fois les rendez-vous médicaux terminés, je me suis dit que, tant qu’à être bloquée, autant en profiter pour faire quelque chose de productif. L’écriture permet de s’évader, de son propre corps s’il le faut, et d’une certaine façon, je pense que j’en avais vraiment besoin à ce moment-là.

Pourquoi avoir choisi le thème du parapente ?

Plusieurs raisons à cela… D’une part, j’ai vu des parapentes s’envoler du côté d’Oraison en m’y rendant régulièrement, et je dois dire que vu d’en bas, c’est vraiment magnifique. D’autre part, le décor montagneux que j’avais choisi s’y prêtait. Et puis, j’avais envie d’écrire ce personnage passionné mais un peu cabossé qu’est Zoé, et le parapente collait mieux à ça que, je ne sais pas, la pêche à la mouche dans la Durance, par exemple !

Tes héroïnes sont plutôt à l’aise avec leur sexualité, c’est important pour toi ?

C’est important en effet, j’aime essayer de représenter une image plutôt positive de l’homosexualité. C’est ce dont on manque le plus dans les médias à mon sens. Cependant, je n’exclue pas le fait d’aborder à un moment ou à un autre, la période pré-acceptation qui peut être très troublée et pas facile à vivre. Le tout étant de trouver le ton juste et de ne pas sombrer dans la tragédie facile.

Quelle est la scène que tu as préférée écrire ?

Ah ah ! La bonne question ! C’est extrêmement difficile d’y répondre sur ce coup. Contrairement à d’autres histoires que j’ai pu écrire, celle-ci a vraiment coulé de source… Sans réel blocage, ni moment de doute à proprement parler. Cela dit, j’ai quand même une préférence pour l’écriture des dialogues en général.

Après Montpellier, tu situes ton action à Manosque. Tu aimes vraiment le sud de la France, non ?

En effet, on dirait, non ? Je suis originaire de Picardie… Enfin des Hauts-de-France comme on dit maintenant. D’ailleurs du coup, on nous appelle les Hauts-de-Françoise, à votre avis ? Non, parce que dans ce cas, pourquoi pas les Soutifs de Colette… Bon, enfin je m’égare. Je crois qu’entre mes origines, et ces 7 ans passés entre Londres et Amsterdam, j’ai juste essayé de trouver le soleil quelque part, ne serait-ce qu’entre mes lignes.

Duquel de tes personnages te sens-tu la plus proche ?

Je pense que c’est probablement Zoé, même si au final, on met un peu de soi dans chaque personnage.

Cette histoire marque le début de ta collaboration avec R2C, le changement n’est-il pas trop important ?

Travailler avec l’équipe R2C fut un vrai plaisir. Et je ne dis pas ça parce que c’est vous ! Sans rire, en tant qu’auteure, il est très agréable d’être à ce point impliquée dans les diverses étapes de l’édition. Je n’en avais pas l’habitude, mais c’est plutôt sympa de ne pas se voir imposer un titre et une couverture d’office, par exemple. Et puis, j’aime le changement en général, alors ce n’est pas pour me déplaire.

Aimerais-tu faire passer un message à tes lectrices ?

J’espère juste que vous passerez un bon moment en lisant ce roman et que vous vous laisserez emporter par cette brise… Et qui sait ? Peut-être que vous déciderez de tenter l’aventure du parapente… PS : Si vous passez par Manosque, n’hésitez pas à monter à la tour du Mont d’Or. La vue est vraiment sympa par temps clair, je vous la recommande !

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