Blood Moon L’Eveil : Interview décalée de l’auteure Axelle Law

Axelle Law

Comment décrirais-tu ton tempérament ?

Paradoxal… En règle générale, je suis une personne plutôt calme et patiente. Et pourtant, il arrive qu’un rien suffise à jeter des étincelles sur le baril de poudre qui dort en moi. Ce genre de moment arrive toujours sans crier gare et lorsque c’est le cas, on me dévisage toujours comme si j’étais devenue folle. Sinon, je reste une personne agréable (si, si, je vous le promets). J’ai le sourire facile et ma nature douce met souvent les gens à l’aise. Oh, et j’épuise mon entourage à force de les taquiner.

Aurais-tu un défaut ou une qualité que tu aimerais partager avec nous ?

La combinaison des deux : mon empathie. Ma sensibilité m’aide à comprendre mon entourage et être à leur écoute. C’est un outil primordial de mon fonctionnement, car j’observe toujours les personnes autour de moi. Mais c’est à double tranchant, car, que je le veuille ou non, cela m’implique toujours trop dans des histoires qui peuvent ne pas me concerner directement. Je me sens blessée au même titre que la véritable personne qui souffre. Il arrive même que dans des films ou dans des livres, j’aie de la peine pour le méchant de l’histoire. C’est assez terrible ! [rires]

Quelle est ta devise ?

Ce que tu ne souhaites pas pour toi, ne le fais pas aux autres.

À quelle époque aurais-tu aimé naître ?

Aucune… Et je ne dis pas ça parce que je suis une quiche en Histoire ! Plus sérieusement, je suis très bien à notre époque actuelle. Plus de liberté, peut-être. Et surtout, avant, les jeux vidéo n’existaient pas. [rires]

Si tu étais un livre, lequel serais-tu ? (Tu as le choix entre un genre littéraire, un titre en particulier…)

Un roman d’amour qui écœure les gens avec son trop-plein de niaiserie et qui, pourtant, réchauffe les cœurs et fait rêver.

Si tu étais une heure de la journée, laquelle serais-tu ? Et surtout, pourquoi ?!

Minuit, l’heure du crime ! C’est aussi le moment où on repart à zéro, on efface l’ardoise pour recommencer une nouvelle journée.

Écoutes-tu de la musique quand tu écris, et si oui, pourrais-tu nous en dire un peu plus ?

Je dirais même que la musique est primordiale pour mon inspiration ou alors, j’écrirais dix fois moins vite. La plupart du temps, je n’écoute que des chansons sans paroles comme Audiomachine, Two Steps from Hell, Thomas Bergerson… Parce que oui, danser et chanter, cela n’aide pas vraiment à avancer l’écriture…

Mais il arrive parfois que j’écoute en boucle une seule et même chanson, tout dépend de ma musique phare du moment. Quand cela se produit, j’ai tendance à directement assimiler la chanson à l’histoire que j’ai écrite à tel point que parfois, je suis obligée de la lancer si je veux pouvoir continuer d’écrire.

À quelle période de la journée écris-tu ? As-tu un lieu de prédilection ?

À n’importe quel moment, tant que je n’ai personne pour me déconcentrer, mais majoritairement l’après-midi. J’ai pour habitude d’écrire sur mon piano qui fait souvent office de bureau. Et étonnamment, j’arrive à trouver l’inspiration quand je suis au travail même si, techniquement, je ne pense pas avoir le droit. [rire]

Axelle Law

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