Interview décalée de Fanny Mertz

Fanny Mertz

Comment décrirais-tu ton tempérament ?

Excessif, touche à tout, passionné, en bref : usant voire saoulant, pour les autres et même parfois aussi pour moi, c’est dire !

Aurais-tu un défaut ou une qualité que tu aimerais partager avec nous ?

J’oublie tout et je perds le reste : mes clefs, mon téléphone, ma carte bleue, les dates des anniversaires, payer les factures, les rendez-vous chez le dentiste…Une malédiction.

En revanche, je me souviens super bien des paroles de chansons ou des répliques de film, je peux en débiter au kilomètre. Mais franchement, ça ne sert à rien…

Quelle est ta devise ?

Aucune idée.

Du coup, pour ne pas rester sur un blanc, j’ai cherché l’inspiration chez mon humoriste préféré : le regretté et génial,  Pierre Desproges. Et là, deuxième soucis, je suis restée bloquée, incapable de choisir… Lasse, j’ai renoncé au choix. Voici donc un florilège de devises avec lesquelles je suis en osmose :

« J’essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas. »

« Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre. »

« Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires. »

« Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette. »

« L’amour… il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire. »

À quelle époque aurais-tu aimé naître ?

J’aurai aimé avoir vingt ans en 1970. C’est-à-dire avoir l’âge où l’on pense que tout est possible, à l’époque où ce n’était pas encore ridicule de le penser !

Si tu étais un livre, lequel serais-tu ? (Tu as le choix entre un genre littéraire, un titre en particulier…)

Alors là, sans hésitation : La faim du tigre de René Barjavel. Ce n’est pas un roman, plutôt un essai, un recueil de pensées, ma bible. Le bouquin que je sauverai s’il ne devait en rester qu’un !

Si tu étais une heure de la journée, laquelle serais-tu ? Et surtout, pourquoi ?!

L’aube. D’abord à cause des couleurs, mais aussi parce qu’à cette heure-là, tout est encore à venir. J’aime l’instant fragile où le soleil n’éclaire  que le sommet des montagnes, pour souligner l’importance de regarder vers le haut !

Écoutes-tu de la musique quand tu écris, et si oui, pourrais-tu nous en dire un peu plus ?

Oui, j’écoute de la musique, essentiellement du classique, ou alors de la musique plus moderne, mais sans paroles. Les paroles me déconcentrent (peut-être parce qu’une partie de mon cerveau cherche à les retenir, au lieu de se concentrer sur la position des clefs de voiture, cf question n°2)

Souvent, j’écoute le même morceau en boucle pendant des heures, même si ce genre de pratique m’inquiète…

À quelle période de la journée écris-tu ? As-tu un lieu de prédilection ?

Ma période préférée c’est la nuit, quand tout le monde dort, quand le bruit cesse, quand l’agitation retombe. La nuit on entend mieux le bruit des émotions, le chuchotement des pensées.

Pour le lieu, je n’ai pas de préférence, mais je ne peux pas être chez moi, trop de perturbations…J’ai besoin d’un endroit neutre et calme.

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