Black Out [Nouvelle] : Interview d’Emilie Amps

Black Out [Nouvelle] : Interview d’Emilie Amps

Bonjour Emilie, peux-tu nous présenter ta nouvelle Black Out ?

Black Out c’est l’histoire d’Abygaëlle, une jeune femme dynamique, bien dans ses baskets et qui se considère comme tout ce qu’il y a de plus hétérosexuelle. Sauf qu’un matin elle se réveille dans le plus simple appareil, dans le lit d’une autre femme, Gabrielle, en n’ayant plus aucun souvenir de sa soirée un peu (beaucoup) arrosée. Elle s’arrange alors pour filer à l’anglaise en se disant qu’elle va vite faire en sorte d’oublier le peu de souvenirs qu’il lui reste. Cependant, ça ne va pas du tout se passer comme elle l’entend puisque dès le lundi suivant, elle tombe nez à nez avec Gabrielle et apprend qu’elle sera une nouvelle collègue de travail. Elle n’aura donc pas d’autre choix que de se confronter à elle mais aussi à elle-même pour s’expliquer les raisons pour lesquelles elle s’est retrouvée dans le lit d’une autre femme.

Comment est née l’idée de cette histoire ?

D’une demande de ma compagne ! Jusqu’à aujourd’hui elle était la seule à lire mes histoires et un jour elle m’a dit avoir envie de lire l’histoire d’une nana qui se réveillerait dans le lit d’une autre femme sans aucun souvenir du pourquoi et du comment elle avait atterri là. J’ai trouvé l’idée très inspirante et la situation cocasse alors voilà, Black Out est né. D’ailleurs ce doit être le seul de mes écrits qui a eu un titre avant même le premier chapitre terminé !

Pourquoi avoir choisi d’utiliser le cadre professionnel pour que tes héroïnes se rencontrent ? Parce qu’elles seraient obligées de se revoir ?

Effectivement c’était une très bonne excuse ! Elles travaillent dans une société qui n’est pas très grande et lorsqu’on passe plus de huit heures par jour au travail, il est plutôt compliqué d’éviter la collègue installée dans le bureau d’à côté. Et puis, il me semble qu’à la même époque où j’ai commencé à écrire cette nouvelle, Reines de Cœur venait de clôturer le concours sur l’amour au travail. De quoi pousser un peu plus mon inspiration donc !

Tu abordes des sujets difficiles comme la maladie et la mort. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces questions ? Cela te tenait à cœur de ne pas proposer une romance très rose bonbon ?

Effectivement, je crois que j’ai un peu de mal à écrire quelque chose qui serait tout rose. J’aime bien mettre un peu de « drame » dans la vie de mes personnages, ce doit être ma façon de leur donner un peu de profondeur. Dans cette histoire, l’hôpital est assez présent, sans doute parce que pour moi il est l’endroit le plus dramatique qui soit ! (rires) Mais je pense également que c’est un lieu où on en vient à se souvenir des fondamentaux, qu’il ne faut pas perdre de temps avec de faux problèmes et profiter de tout ce que la vie à nous offrir.

Ton histoire se déroule entre Chambéry et Annecy. Comment ces lieux se sont imposés ?

Il s’agissait simplement des lieux où je vivais au moment où j’ai écrit cette nouvelle. J’ai eu la chance d’habiter plus de trois ans à Annecy dont l’environnement est magnifique et facilement inspirant. Quant à Chambéry, c’est également une belle ville, chargée d’histoire, que j’apprécie aussi. Sa distance et sa taille par rapport à Annecy étaient parfaites pour mon histoire afin de rendre crédible qu’une entreprise puisse avoir des bureaux dans ces deux villes assez proches et que mes personnages, qui travaillent chacune dans une de ces deux communes, ne se soient jamais rencontrées avant.

Ton héroïne navigue entre un homme et une femme pendant plus de la moitié de l’histoire. Tu n’as pas peur que les lectrices détestent le fait de mettre autant un homme en avant ?

Il n’est pas si en avant que ça… si ? Avant de lire cette question je n’avais absolument pas pensé que ça pourrait être un pari risqué ! (rires) Mais sans vouloir trop en révéler, le pauvre quand même, je l’ai un peu malmené, je n’aurais pas aimé avoir son rôle ! Et sa présence est nécessaire à Abygaëlle, pour qu’elle puisse répondre à toutes ses questions et être sûre d’elle.

Quel personnage préfères-tu d’Abygaëlle ou de Gabrielle ? Et surtout pour quelle raison ?

C’est difficile à dire car elles sont très différentes. Je pense que le personnage d’Abygaëlle est le genre de femme que je pourrais envier : psychologiquement forte, pleine de confiance en elle, avec une belle réussite professionnelle et tout ça dans le respect des autres. Alors que Gabrielle est le genre de femme douce, sensible, qui ne cherche pas à se faire remarquer et qui pourrait facilement attirer mon attention. Selon la situation, j’aurais donc tendance à préférer tantôt l’une, tantôt l’autre.

Qu’est-ce que tu as préféré écrire dans cette histoire ?

Je dirais la toute première scène car la panique d’Abygaëlle m’a beaucoup fait rire alors que, si j’avais dû me retrouver à sa place, je n’aurais pas du tout trouvé ça drôle ! Et puis ensuite, tous les passages de flash-backs pour le plaisir de dévoiler petit à petit ce qui s’était passé lors de cette fameuse soirée. Egalement pour « torturer » un peu plus ma pauvre Abygaëlle qui essayait à tout prix de se convaincre que cette nuit n’était qu’une grosse erreur alors qu’en réalité, son corps lui criait qu’il avait adoré ce qu’il avait ressenti.

Qu’aimerais-tu que les lectrices retiennent de leur lecture de Black Out ?

Avant tout, qu’elles ont passé un bon moment. Si cette histoire peut les mettre de bonne humeur et leur laisser un sourire aux lèvres en lisant le mot fin alors je serais des plus heureuses ! Après, si certaines sont comme Abygaëlle, à encore douter que sortir avec une autre femme puisse être une bonne chose, alors qu’elles ne doutent plus ! Etre amoureuse d’une autre, qu’on se considère homo ou pas, n’est pas une fatalité mais pourquoi pas, l’occasion de vivre une belle histoire d’amour.

Tu travailles actuellement sur une autre histoire ? Tu peux nous en parler un peu ?

Mon ordinateur regorge d’autres projets ! Certains achevés, dans le sens où j’ai réussi à leur mettre un point final ! D’autres inachevés et d’autres encore qui n’en sont encore qu’au stade d’idée. Il y a notamment un projet de Fantasy que j’ai commencé il y a près de dix ans et auquel j’aimerais réellement mettre un jour un point final. Mais ça a toujours été plus facile à penser qu’à faire (rires). En attendant, les romances s’accumulent en parallèle de l’écriture de ce roman.

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