Au-delà des Apparences [Nouvelles] : Interview de la romancière Johanna David

Au-delà des Apparences [Nouvelles] : Interview de la romancière Johanna David

Bonjour Johanna, est-ce que tu peux nous présenter ta nouvelle Au-delà des Apparences ?

Bonjour ! Au-delà des Apparences c’est l’histoire de Magali qui se retrouve un peu malgré elle à accompagner une famille aisée en vacances, en tant que baby-sitter. Elle devra s’occuper de deux petits monstres de 7 ans durant leur séjour à l’île Maurice et composer avec la grande sœur de la famille, Cassandre, aussi belle que capricieuse…

Comment est née l’idée de cette histoire ?

A mon travail ! Sans trop en dire, j’ai commencé à imaginer une famille partant en vacances en emmenant la nounou avec eux. Un dimanche soir je me suis mise devant mon ordi et j’ai commencé à écrire, l’inspiration était là, comme si mon inconscient avait déjà fait un énorme boulot et que je n’aie plus qu’à poser cela sur papier. Et de fait, j’ai écrit cette nouvelle très vite, en une semaine, en m’y attelant chaque soir jusque tard dans la nuit !

Pour la première fois tu écris à la première personne du singulier ? Pourquoi ce choix ? Finalement, tu préfères ce type de regard ?

Alors là j’avoue que c’est venu très naturellement, à la 1ère personne et au présent ! Je m’en suis rendue compte au bout d’un chapitre ! J’ai pesé le pour et le contre et finalement j’ai décidé de continuer sur ma lancée. Je crois que cela m’a permis de complètement me glisser dans la peau de Magali et de lui faire vivre les choses de manière plus approfondie et plus réelle.  Au final j’en suis très contente. A voir si pour le prochain roman ou la prochaine nouvelle je réitère l’expérience…

Dans Au-delà des Apparences, il est question de différences de classe sociale. Il est assez rare d’aborder ce sujet dans les histoires lesbiennes. Qu’est-ce qui t’a poussé à traiter cette question ?

Ce sont les personnages qui m’ont « obligée » en quelque sorte à poser le problème de classe sociale. Je n’y avais pas spécialement réfléchi avant d’écrire la nouvelle. J’ai toutefois voulu équilibrer les rapports entre Magali et Cassandre pour ne pas trop faire sentir cette différence de rang. Je crois aussi qu’inconsciemment j’ai fait comme un parallèle entre le fait d’assumer sortir avec quelqu’un qui n’est pas vraiment de notre monde et l’homosexualité. Quand on y réfléchit c’est un peu le même combat.

La plupart de l’histoire se déroule à l’île Maurice. Le dépaysement est total ! Peux-tu nous en dire plus sur ce lieu ?

Je crois que l’île est pas mal décrite dans la nouvelle. Pour celles et ceux qui ont trouvé qu’il y avait beaucoup de descriptions dans Tour du Monde, désolée mais je remets ça ! Cela doit faire partie de mon besoin et mon envie de poser un décor avant toute chose pour que se déroule l’histoire. L’île Maurice est une très belle île, que j’ai eu l’occasion de visiter. Les mauriciens sont gentils et ont un sens très poussé du service. C’est aussi une île où se côtoient différentes religions et où il y a rarement des heurts, et en cela je trouve que c’est un beau symbole.

L’une de tes héroïnes est une artiste contrainte de poursuivre des études de droit par « ordre » de son père. C’est un peu la question de la passion contre les attentes familiales. Pourquoi ce choix ?

Il fallait bien mettre à Cassandre des bâtons dans les roues ! Elle qui semble tout avoir pour être heureuse ne l’est pas. Je trouve que cela donne un côté plus attachant à sa personnalité. Elle parait forte et indépendante, toutefois on se rend compte qu’elle respecte malgré tout l’autorité de son père.

Qu’est-ce que tu as préféré écrire dans cette histoire ?

Les scènes de caprice ! sans hésitation ! Et aussi les petites touches d’humour ponctuant l’histoire. Je me suis vraiment lâchée dans l’écriture de cette nouvelle et je pense que ça se ressent dans les piques et le sarcasme de certains dialogues. Je me suis beaucoup amusée en écrivant Au-delà des apparences.

Qu’aimerais-tu que les lectrices retiennent de leur lecture d’Au-delà des Apparences ?

Qu’elles rient et ne lâchent pas la nouvelle avant de l’avoir terminée ! J’espère les divertir et les faire s’évader sous les tropiques, et aussi les surprendre avec mon histoire…

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Un bon salon du Livre Lesbien où je rencontrerai mes lecteurs et lectrices pour la première fois !

Posts connexes

Répondre

Vous devez être connecté pour afficher un commentaire