Seconde Nature : Interview Lena Clarke

Lena Clarke autrice de romans lesbiens

Seconde Nature Interview Lena Clarke. L’autrice vous présente sa nouvelle romance dans un univers fantastique très réaliste…

Salut Lena, c’est toujours un plaisir de te retrouver ! Peux-tu résumer Seconde Nature pour nos lectrices et lecteurs ?

Bonjour ! Dans Seconde Nature, nous suivons Arleen, une jeune femme de vingt ans, qui suite à un deuil familial, décide de faire un break d’un semestre dans ses études de vétérinaire. Afin de pouvoir réfléchir et surtout se ressourcer, elle se rend dans le chalet que lui ont légué ses grands-parents et qui se trouve au beau milieu du parc national de Glacier. Là-bas, elle vient en aide à un loup blessé qui se révèle être bien plus qu’un simple animal…

Le côté chalet isolé fait rêver comme il peut faire peur. C’est en général un fantasme d’écrivain, de se retrouver dans un endroit simple, loin de tout pour se concentrer. Est-ce que tu fais partie de cette catégorie ?

Sans surprise, oui, je fais totalement partie de cette catégorie. J’adorerais vivre dans ce genre d’endroit. C’est en partie pour ça que le concept de la maison isolée m’inspire beaucoup. Je m’en étais déjà servi dans Pas à pas, mais dans Seconde Nature, je suis passée à l’échelon supérieur. Cette fois-ci, il n’y a vraiment rien du tout à des kilomètres à la ronde et autant dire que ce n’est pas le moment d’avoir une panne de voiture…
En théorie, c’est donc quelque chose qui me plairait beaucoup, mais dans les faits, je sais d’avance que je paniquerais au moindre bruit suspect. J’ai un peu trop d’imagination et surtout j’ai vu trop de films/séries où il arrivait des choses horribles aux occupants de ces demeures isolés. Du coup, je vais m’épargner la crise cardiaque (car quand même, ce serait dommage de mourir à cause d’un écureuil en train de gratter à la porte…) et me contenter d’envoyer mes héroïnes se perdre au fin fond des bois.

Parlons un peu de tes personnages. Tu as une sacrée palette de personnalités au caractère bien trempé, ça a dû être amusant de créer cette fresque, non ?

En effet, c’était très drôle ! De manière générale, j’adore travailler mes personnages secondaires autant que mes personnages principaux. J’essaie de leur donner à chacun une personnalité bien distincte et dans Seconde Nature, j’en suis même venue à aimer autant mes héroïnes qu’un autre petit « couple » présent dans le récit.

Tout comme moi, mes bêta-lectrices ont adoré le personnage de Trisha, la grande sœur de Kaina, donc qui sait, peut-être aura-t-elle droit à son histoire, elle aussi…

Arleen va en découvrir plus sur sa famille au fil de son séjour dans le chalet, penses-tu que, depuis le début, quelque chose au fond d’elle la poussait à aller en savoir plus sur son passé ?

Je pense qu’au départ, la volonté d’Arleen était juste de renouer avec ses souvenirs, mais en effet, depuis toujours, quelque chose la pousse vers ce chalet. Elle y a vécu beaucoup de bons moments et surtout, il s’agit de l’endroit où elle se sent le plus elle-même. Elle considère un peu cet endroit comme son refuge et il était donc tout naturel qu’elle y trouve les réponses à ses questionnements de toujours.

Tu m’avais confié que tu t’étais attachée au personnage de Kai. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

C’est vrai que Kaina est mon personnage coup de cœur. D’ailleurs, l’histoire s’est construite autour d’elle. Avant même d’inventer une intrigue, j’avais déjà sa personnalité en tête. Étant donné qu’elle ne vit pas dans le monde moderne, sa façon de penser ou même d’agir n’est pas influencée par nos codes sociaux. Elle ne se place aucune barrière et fonctionne beaucoup à l’instinct. C’est une personne franche, qui ne ment jamais, mais qui surtout est gouvernée par sa part animale.

Pour toutes ces raisons, écrire ses répliques n’a pas toujours été une tâche facile. Elle ne parle pas beaucoup et me mettre à sa place n’avait rien de simple. Du mieux possible, j’ai essayé de la rendre attirante et en même temps, je voulais qu’elle ait un côté mignon grâce à certaines de ses attitudes.

Au fait, ton histoire est clairement fantastique, pourquoi l’avoir catégorisée en romance ?

Tout simplement car la romance est au centre de l’histoire. L’intrigue fantastique est secondaire, du coup je m’imaginais mal me retrouver dans la même catégorie que certains romans possédant un univers fantastique vraiment très construit comme par exemple ceux constituant la série Blood Moon.

Sinon, la solution serait d’inventer une double catégorisation ! Une moitié de logo romance et une moitié de logo fantastique. Je suis sûre que les couleurs rose et violette iraient très bien ensemble. D’ailleurs de mon point de vue le rose se marie très bien avec tout… (oui, il s’agit bien d’un message subtil pour mes très gentilles éditrices).

As-tu toujours autant le trac lors de la sortie d’un roman ? Ou est-ce que l’on finit par s’y faire ?

Dans la mesure où chaque histoire est différente, je pense qu’il est impossible de s’y faire. Le trac m’accompagnera à chaque fois. D’ailleurs, j’ai même l’impression qu’il augmente avec le temps. Lors de la publication de mon premier roman, les lecteurs n’attendaient rien de spécial de moi. Par contre, au bout du dixième, certaines comparaisons sont faites et en général, elles ne sont pas à l’avantage du nouveau sorti.

Du coup, oui, je vais rester stressée durant les prochaines années à venir, mais je suppose que c’est un mal pour un bien. Au moins, ça me pousse à toujours donner le maximum pour chaque roman.

As-tu d’autres projets en cours ?

Eh bien, je viens de finir une romance de Noël et à l’heure où vous lirez ces mots, je me serai probablement lancée dans une nouvelle romance contemporaine. J’ai plusieurs idées, donc le tout sera de faire un choix parmi ces dernières.

Merci !

Seconde Nature interview Lena Clarke

Laisser un commentaire