La digression du jour : Si vous avez de l’humour ou pas…
Trop d’articles en ce moment ! Trop d’articles !!!! 😂 A ce rythme, je ne sais plus ce que je vais pouvoir raconter, moi.
En plus, on va devoir passer à 2 articles par semaine, Gaëlle m’a prévenue. Je peux comprendre que certaines personnes (qui n’ont pas mon humour pourri) préfèrent écrire ces articles de sortie avec l’IA. Parce que ça doit être beaucoup plus synthétique et aller droit au bout. Après, est-ce que c’est drôle, pas sûr ! Quoi que je suis certaine que si vous demandez à l’IA, elle doit réussir à faire des blagues bien meilleures que les miennes. D’ailleurs, comment on juge la qualité de l’humour ? Oh ça c’est une question de philosophie au bac, je pense. Moi je crois qu’à partir du moment où on se fait rire soi-même à ses blagues, c’est gagné. Parce qu’on est son premier public, non ?
Par exemple, Gaëlle s’est fait rire (puis m’a fait rire et a fait rire mon père) le week-end dernier quand j’ai répondu à mon père : « Non, le mur n’est pas peint. » Elle a dit « Jean-Pierre ». Donc je l’ai regardé, j’ai dit, avec un air blasé : « Gaëlle, arrête avec cette blague, plus personne ne connait Jean-Pierre Papin, c’est nul comme référence. » Là, j’ai souri et mon père aussi (parce que nous, on le connait). Elle a cette blague des jeux de mots, ne me demandez pas, c’est un truc d’enfance, elle partageait ça avec ses amies. Sauf qu’après mon père a demandé si un autre mur était peint. Et a dit : « Non, Jean-Pierre… » Et vous me croirez ou non, elle a ri et j’ai ri et mon père aussi. À la troisième fois, on a pris un fou-rire… Est-ce que c’est une blague drôle ? Non, on ne peut pas dire ça…
À toutes les personnes qui ignorent qui est Jean-Pierre Papin, sachez que Gaëlle a 41 ans, que j’en ai 43 ans et que c’était un footballeur de notre enfance. Et si vous avez la curiosité de Gaëlle, voici sa fiche Wikipedia (qui n’a rien à faire sur le blog d’une maison d’édition lesbienne, le pauvre Jean-Pierre Papin).
Et Lisa Willem dans tout ça !
La pauvre Lisa n’ayant rien demandé (et n’étant pas de la famille de Jean-Pierre Papin, ni de celle de Christophe Willem, oui, j’ai honte, j’ai osé poser la question) revenons à son roman.
Vous le savez, ou pas, mais Lisa c’est une jeune femme très très intelligente qui, quand elle n’étudie pas ses cours de médecine, trouve le temps d’écrire ou de dessiner. Oui, rien que ça. Il y a des personnes difficiles à arrêter. Et quand elle était enfant, elle s’est même lancé dans l’élevage de poussins. Je crois qu’elle a une maman incroyable parce que sa maman, au lieu de lui dire que c’était une passion étrange, lui a plutôt acheté tout le matériel. Tous les matins, Lisa regardait donc l’évolution des vaisseaux sanguins et de l’embryon de ses poussins en couveuse. Le plus drôle ? Elle est devenue mère très jeune. Je vous partage notre échange à ce sujet :
C’était vraiment trop incroyable de les voir grandir jour après jour. Et puis, après, la naissance… je suis devenue mère 😂😭 Et en bonne mère poule, je te joins fièrement deux clichés de mes adorables enfants !
Pour le devenir des poussins, l’ami de ma maman qui nous donne les œufs est vraiment passionné par ça. Il a un grand champ où il élève ses poules et ses poussins en plein air, donc après leur naissance, il les reprend pour qu’ils puissent aller vivre chez lui. C’était vraiment rassurant de savoir qu’ils allaient ensuite dans un endroit où ils étaient aussi bien, surtout après avoir passé plusieurs semaines à les regarder grandir comme si c’étaient mes propres enfants 😂
Comme elle m’a donné son accord, je vous partage les photos de ses bébés poussins :

Voilà, comme cet article c’est du n’importe quoi, maintenant je me recentre recentre. Vous allez voir, ça va aller super vite !
Quatrième de couverture d’Envers et contre toi de Lisa Willem
Élèves d’un lycée privé élitiste, Violette et Alex se détestent depuis toujours. La moindre interaction entre elles est prétexte à une joute verbale, chacune cherche à avoir le dernier mot.
Violette Delacroix est première de la classe et il est hors de question qu’il en soit autrement. Elle planifie chaque instant de sa vie avec pour seuls objectifs d’atteindre l’excellence et de répondre aux attentes de ses parents. Dans la grande maison des Delacroix, on n’a pas le droit à l’erreur.
Alex Rivers est issue d’une famille modeste, avec une mère qui cumule deux emplois. Désinvolte et rebelle, elle ne rentre pas dans le cadre qu’on lui impose et préfère griffonner dans ses cahiers plutôt que de suivre les cours. Jusqu’au jour où elle se retrouve face à un ultimatum : remonter ses notes ou perdre sa bourse.
Lorsque les circonstances les obligent à travailler ensemble sur un projet d’histoire, Violette et Alex laissent peu à peu tomber leurs préjugés. Ce qu’elles découvrent l’une chez l’autre bouleverse alors tout ce qu’elles croyaient savoir… y compris sur elles-mêmes.
La couverture d’Envers et contre toi de Lisa Willem
La couverture est signée Sandy à qui nous avons déjà demandé de dessiner plusieurs couvertures pour Nora Hall et Lena Clarke. On adore son travail et elle a très bien cerné les couleurs d’automne de la rentrée des classes. La saison parfaite pour une romance lycéenne qui débute en septembre, non ?
La voici :
L’extrait d’Envers et contre toi de Lisa Willem
Le roman de Lisa présente une alternance des points de vue entre Alex et Violette. Ici, nous sommes du point de vue de Violette…
— Pardon ? m’offusqué-je, la main sur le cœur. Je ne serai pas la perdante de l’histoire !
M. Henry me dévisage, perplexe. En parfaite martyre, je refoule les larmes qui gagnent mes yeux. Je n’ai aucune intention de gâcher mon précieux temps à épauler une fille que je déteste. Je suis déjà assez occupée avec mes propres problèmes.
— C’est hors de question ! vocifère Alex, les doigts sur la tirette de sa veste. Je refuse !
L’attention de notre professeur saute d’elle à moi. Il ressemble à un homme désespéré.
Il y a de quoi.
— Alex, je ne suis pas ton ennemi. Je cherche simplement à t’aider.
En lui proposant mon soutien, il vient au contraire de lui déclarer la guerre. Cette terrible erreur pourrait lui coûter le peu de confiance qu’Alex a en lui.
— Je peux me débrouiller toute seule ! revendique-t-elle, sûre de son coup. Laissez-moi au moins faire un essai !
Elle s’arrête de parler une courte seconde pour réfléchir. À la manière dont son regard se plante sur moi, je sais qu’elle ne va pas me gratifier d’un compliment.
— Croyez-moi, me menacer de subir les cours de Violette est la meilleure des motivations ! Je serai à la hauteur ! Je vais y arriver par moi-même !
M. Henry retire ses horribles lunettes orange. Sans elles, il se transforme en une autre personne, plus affirmée. Plus agréable à observer, aussi. Il devrait s’offrir des lentilles.
— Bien, cède-t-il en prenant soin d’ignorer mon expression sidérée. Tu feras un essai au conseil jusqu’aux premières notes. Si elles sont trop mauvaises, la solution s’appellera Violette. Augmenter ta moyenne est une condition sine qua none.
Je sens mes jambes se dérober. Je me rattrape à une table, sonnée de ce duel interminable. Je suis en train de perdre deux combats : Alex va rejoindre mon comité et je vais devoir, sauf intervention divine, l’aider à améliorer ses résultats.
Ma curiosité ose une escale sur elle. Ses yeux verts me narguent avec une fierté qui me donne envie de pleurer. Elle remporte peut-être une victoire, mais je n’ai pas dit mon dernier mot. J’ai des armes en quantité infinie dissimulées dans ma poche.
— Merci, murmure-t-elle en s’empressant de gagner la sortie. Vous ne serez pas déçu !
La main sur la poignée, elle se retourne. Pas pour lui, mais pour moi. Elle ne peut s’empêcher de me provoquer.
— Je ferai tout pour être à la hauteur.
M. Henry affiche un sourire satisfait. Il est entièrement charmé par son personnage théâtral et ses fausses promesses.
Mes poings se referment sur eux-mêmes. Sa phrase a un double sens, une signification que moi seule peux décrypter. Ce qu’elle voulait vraiment dire, c’est qu’elle va tout donner pour me rendre folle dans l’intervalle de temps que lui a offert notre professeur. Elle ne compte pas contribuer au développement de l’établissement.
Non, elle souhaite m’achever.
Alex claque la porte, m’abandonnant dans cette cage dont je n’ai pas la clé. Aucune solution ne m’apparaît, mais j’en trouverai une. Je n’ai aucun doute là-dessus : elle ne restera pas au conseil ad vitam æternam.
Il subsiste une chance de le convaincre.
— Il faut absolument que vous reveniez sur votre décision ! Je vous en prie !
D’un calme chevaleresque, il consulte sa montre.
— Je ne mets pas Alex au comité pour te punir. Derrière sa façade de dure à cuire, c’est une fille sensible et intelligente. Elle doit simplement en prendre conscience.
Il attrape son vieux chiffon bleu afin d’effacer le programme inscrit au tableau.
— Elle ne reconnaîtra pas qu’elle a besoin d’aide, poursuit-il, mais c’est le cas. Elle a bien trop de lacunes. J’aimerais que tu essayes de la persuader que ces cours sont une bonne idée.
Hébétée qu’il ose suggérer une telle chose, je peine à rassembler mes mots.
— Je ne comprends pas pourquoi vous me demandez ça ! Vous venez de dire à Alex qu’elle peut tenter de s’en sortir par elle-même ! Pourquoi devrais-je la convaincre du contraire ?
Il entrouvre les lèvres pour me répondre. Cependant, je n’ai pas de temps à perdre. Je dois placer le maximum d’arguments pour me défendre, pour me protéger.
— Écoutez, tenté-je de le raisonner, je compte intégrer une prépa prestigieuse l’année prochaine. Mon dossier se doit d’être irréprochable ! Chaque minute octroyée à Alex pourrait et devrait être utilisée pour perfectionner mes compétences et accéder à mon rêve !
M. Henry, connu pour sa psychologie de comptoir, concocte un discours qui risque de ne pas me plaire.
— « Altruisme » est un joli mot sur une appréciation, particulièrement pour Parcoursup, tu ne trouves pas ?
Éreintée par son incapacité à comprendre qu’Alex et moi, on ne se supporte pas, je souffle. Je préférerais qu’on me retienne prisonnière dans un cachot lugubre plutôt que de collaborer avec mon ennemie jurée.
— J’ai entendu dire que tu espérais obtenir la mention d’excellence, enchaîne-t-il sans me ménager. Tu n’es pas sans savoir que je participerai à cette attribution. Ce titre s’accorde à l’unanimité… il serait dommage que je m’y oppose.
Tous mes organes cessent de fonctionner.
M. Henry vient-il vraiment de me menacer ?
— Vous…
Je recule de quelques pas. Ma respiration se fait plus dure, comme si l’oxygène de l’atmosphère avait été remplacé par du monoxyde de carbone.
— Tu connais mon respect pour ton sérieux, Violette. Cependant, pour moi, l’« excellence » signifie aussi partager ses savoirs et aider ses camarades.
J’en perds mes mots. Non seulement il conteste mon droit de prétendre à ce titre, mais il critique également un caractère que je me suis forgé malgré moi. Si, lors des travaux de groupe, les gens ne profitaient pas de moi pour obtenir une bonne note – quitte à me laisser tout faire –, peut-être que je serais plus ouverte à leur accorder mes conseils.
Je suis devenue une louve solitaire pour éviter d’être la proie.
— Monsieur, monté-je au front, déterminée à m’extirper de ce guet-apens, je m’implique dans une montagne de projets pour que les terminales puissent bénéficier de sorties intéressantes ! Je m’engage plus que je ne le devrais pour les autres !
Le regard désolé qu’il me lance me procure la nausée.
Me pense-t-il si égoïste que ça ?
— Prendre des décisions dans une pièce close, avec un comité restreint, ce n’est pas « s’impliquer pour les autres » au sens où je l’entends. J’aimerais te voir entrer en contact. Ces leçons sont une très bonne manière de te sortir de ta zone de confort.
Je n’ai jamais expérimenté de catastrophe naturelle. Pourtant, je me sens prise au piège entre une tornade et un tsunami.
— N’y a-t-il pas autre chose que je puisse faire pour mériter votre vote ? Je peux me rendre utile autrement, j’en suis persuadée !
Il me signale que non. Sa décision est malheureusement irrévocable.
— Je regrette, Violette. Nous sommes plusieurs à reconnaître que ce défaut doit être corrigé.
Je trépigne sur place, consciente que mon angoisse grossit. Depuis la seconde, l’anxiété est un monstre qui m’habite et me pourrit la vie. Je n’arrive pas à m’en libérer. Crise après crise, il dévore mes entrailles, pompe mon énergie, me brise les os. Il se nourrit de mes inquiétudes et me force à en créer de nouvelles pour ne pas mourir de faim. Et je crois que cette annonce vient de lui donner une occasion de se réveiller.
Calme-toi, Violette.
— De toute façon, Alex ne m’écoutera jamais ! Elle n’acceptera aucune aide, et encore moins la mienne ! Elle me déteste !
Soudain, il paraît surpris, comme si je venais de balancer une nouvelle à laquelle personne ne s’attendait.
— Pourtant, c’est Alex qui m’a demandé assistance l’année dernière, car ses amis te faisaient du tort. C’est grâce à elle qu’ils ont été convoqués par le proviseur.
Mon cœur s’arrête. Le monde autour de moi s’effondre. Toutes mes croyances se noient dans l’incertitude.
Non. Alex ne peut pas être mon ange gardien…
— Comment ça ? Pourquoi aurait-elle fait ça ?
Il s’adosse contre le mur pendant que je me repasse le film de ce jour-là. Les souvenirs sont flous, mais je me rappelle que je sortais d’un cours de maths avec Maïa lorsque j’ai appris que Thomas, Lina, et toute la bande d’Alex – sauf cette dernière et Joséphine – s’étaient retrouvés dans le bureau du proviseur pour subir des remontrances de sa part. Le motif : quelqu’un aurait informé la scolarité de leur comportement dénigrant envers moi. À l’époque, je trouvais étrange que cette personne n’ait pas mentionné Alex, son obsession pour moi étant connue de tous. J’étais loin d’imaginer qu’elle était à l’origine de cette dénonciation.
— Elle n’a pas donné de raison, m’explique-t-il avec un naturel désarmant. Je lui ai promis de ne pas dévoiler son identité et elle a tourné les talons sans se justifier.
Les mains croisées devant le ventre, il attend une réaction de ma part. Sa révélation déconstruit tout mon argumentaire. La haine d’Alex est désormais irrecevable.
— Ça ne veut pas dire qu’elle est prête à accepter mon aide ! Vous avez bien constaté sa manière de rejeter votre proposition avant même d’y avoir réfléchi !
J’ai de plus en plus de mal à supporter le sourire qu’il m’envoie, un sourire signifiant « Mon vécu me permet d’en savoir plus que toi ».
— C’est un moyen de défense pour elle. Sa vie n’est pas facile, tu sais ? Elle a été confrontée à des épreuves qu’elle n’aurait jamais dû affronter.
Des rumeurs circulent sur son passé. Je ne suis pas du genre à les écouter ni à leur accorder du crédit, mais la curiosité s’est montrée trop forte et j’ai fini par en prendre connaissance. De ce que j’en ai compris, son père est parti quand elle avait six ans, sans explications et sans excuses. Un deuil dont Alex ne parle apparemment jamais, si bien qu’il est difficile d’en démêler le vrai du faux.
— S’il te plaît, Violette. Montre-moi que tu es digne de recevoir l’excellence. Essaye simplement d’en discuter avec elle. Si elle refuse à nouveau, je me résignerai à abandonner.
Parfois, la meilleure stratégie pour se sortir d’une mauvaise passe est de se replier afin de gagner la bataille plus tard. Dans tous les cas, je n’ai rien à perdre. Alex n’acceptera jamais que je lui donne des cours, peu importe le nombre de fois où on le lui demandera. Je ne risque donc rien.
Pas vrai ?
Rendez-vous le 13 octobre pour la sortie sur notre site et le 20 octobre pour la sortie officielle sur toutes les plateformes
Vous avez vu, à la fin, je me suis bien tenue jusqu’au bout !
Sachant que JPP est un génie du ciseau acrobatique ( ben oui quoi ??), que Papinades rime avec rigolades, il trouve naturellement sa place dans cet article non?
De plus, Papin a joué avec des poussins, c’est clair et net ! Donc, pas de digression, plutôt une Jolie Isabellade 🥰🥰
Magnifique couverture stylisée Art Nouveau aux belles teintes automnales 💝
Ambiance institution privée qui me rappelle des souvenirs professionnels. Deux personnalités complexes en contraste ( l’extrait le confirme). Ce regard d’Alex : je craque !
Droit au but : la commande !😊
Oh le droit au but la commande, il est bon ! Il est très très bon, Cécile !!!!
J’avoue, la dernière fois tu as dit que tu aimais et je suis partie en cacahuète… Mais je vais me calmer pour les prochains, promis 😉
Oh! Non ! Surtout ne change pas !!😭😭
Je confirme: la maman est incroyable, mais pas autant que la fille!!!
Très grande fierté pour moi de voir ma fille s’épanouir dans l’écriture. Je suis sa première fan !!
J’adore ses personnages et son humour. Je conseille vivement ce livre qui touche tous les âges et qui est d’une grande sensibilité.
J’avais, j’ai ri.