Retour sur la présentation de Storm Between Us d’Alex Clark prévu le 28 avril prochain
Il y a quelques semaines, nous partagions avec vous la date de sortie de Storm Between Us d’Alex Clark : le 28 avril 2026.
J’avais même été plus loin en inventant pour l’occasion le concept de romances saphiques catastrophe. Oui, rien que ça ! Parce que bon, Dakota et Samantha doivent quand même survivre à deux tornades : une vraie tornade et une autre plus symbolique 😉
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Storm Between Us
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La quatrième de couverture du roman
Avant de vous partager l’extrait de Storm Between Us, voici le résumé. Vous sentez la tension à travers les mots ? Sachez que la fin est un travail conjoint entre Gaëlle, Alex et un peu moi (j’ai dit que leur idée était bonne, mais que la syntaxe ne marchait pas)… Cet apport était très important, parce que sinon, elles ne remettaient pas les prénoms de Dakota et Samantha !
Célèbre chasseuse de tornades solitaire, Dakota Sullivan est connue pour sa chaîne Youtube StormRush sur laquelle elle adore partager ses aventures avec sa communauté. Sans attaches, elle n’a besoin de personne et aime le faire savoir. Jusqu’à ce que Samantha, son exact opposé, fasse irruption dans sa vie.
Scientifique brillante, chercheuse au National Weather Center et fille d’un chasseur de tornades légendaire, Samantha ne croit qu’en ses chiffres et ses protocoles. Son maître mot : le contrôle.
Après une première collaboration désastreuse où elles frôlent la catastrophe, Dakota et Samantha en viennent à se détester. Alors, quand l’univers (enfin, plutôt le NWC), les oblige à travailler à nouveau ensemble, les retrouvailles sont explosives. De provocations en regards qui s’attardent, la frontière entre rivalité et attirance devient dangereusement floue.
Perdues au milieu du Kansas, là où le ciel vire au noir et les routes ne mènent nulle part, Dakota et Samantha ne pourront compter que sur elles-mêmes pour survivre. L’instinct contre la science. L’arrogance contre la fierté. Dakota contre Samantha. Qui sortira indemne de la tempête ?
La couverture de Storm Between Us !
J’allais l’oublier ! J’étais en train de mettre le titre « l’extrait de Storm Between Us » avec l’idée persistante que j’avais oublié quelque chose d’important. Vous savez quand cette idée ne vous lâche pas, mais que vous ne mettez pas tout de suite le doigt sur le problème. Et je note que pour une fois, l’article est court, quand d’un coup : révélation ! Il était court parce que j’avais oublié la moitié des informations ! 🤦♀️
Donc, retour en arrière ! Voici la couverture du roman. Elle a été réalisée par Studio Piaude, spécialiste dans les photomontages. Si vous voulez voir le travail qu’elles sont capables de faire, je vous mets un lien vers la jeep rouge… Comment vous dire qu’on a du mal à la reconnaître ?
Allez, j’arrête de jouer le suspense pour celles qui n’ont pas fait le puzzle, voici la couverture !!!!
Pour rappel, si vous voulez vous offrir un cadeau ce mois-ci…
Nous allons croiser Alex Clark au Salon du Livre Lesbien de Paris. Pour l’occasion, nous lui avons proposé l’opération « livre dédicacé » et elle a accepté avec grand plaisir. Du coup, foncez sur l’occasion et achetez son roman en lui demandant une dédicace à votre nom. C’est sympa comme cadeau pour survivre à ce début d’année, non ? (L’opération est bien sûre disponible uniquement jusqu’au 21 avril, le temps que nous fassions les commandes avant de la voir le 24).
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L’extrait de Storm Between Us d’Alex Clark
Voilà, nous y sommes enfin, l’extrait du roman. Ce n’est pas le tout début, mais je n’ai volontairement pas été trop loin dans l’intrigue pour ne pas spoiler le principal. Bonne lecture et bonne joute verbale !
J’allume l’autoradio, et mon groupe préféré The Fray, avec leur titre How to Save a Life, envahit l’habitacle quand je remarque une silhouette trouble sur l’asphalte. D’abord, un simple obstacle, une voiture écrasée par un poteau électrique, en travers de la chaussée. Écrabouillée. Puis, l’évidence : deux passagers, debout, en plein milieu de la route, en train de s’éloigner des câbles arrachés qui étincellent et se tortillent sous les assauts du vent.
— C’est quoi ce bordel ?
Je coupe la musique et freine brusquement. Avant même de descendre, un flash illumine la scène. Un éclair déchire l’horizon dans un grondement sourd. Puis, le ciel me tombe dessus. La pluie. Pas des petites gouttes. Un rideau. Un mur liquide qui s’abat violemment sur le sol, réduisant la visibilité à trois mètres à peine. Je sors en courant, l’eau s’engouffre instantanément sous mon blouson. Je mets ma main en visière pour essayer, non sans mal, d’apercevoir quelque chose.
— Hé, tout va bien ? hurlé-je en direction des deux personnes.
Le vent, qui vient de se lever d’un coup, déforme mes mots, les emporte au loin.
— Dakota ?
Une voix d’homme. Je plisse les yeux, essuie l’océan qui me ruisselle sur le visage. Ben. Je distingue vaguement deux formes trempées, l’une plus petite, plus chétive. Samantha. Bien sûr.
Je m’approche en haussant le ton :
— Vous êtes blessés ? Qu’est-ce qui vous est arrivé ?
La pluie matraque le sol, chaque goutte explose sur le bitume et les bourrasques s’intensifient. Impossible de s’entendre. Ils gesticulent, tentent de me répondre, mais le vent chasse leurs explications.
— Venez vous abriter !
Je leur fais signe de foncer vers ma Jeep, peu emballée à l’idée de jouer les abribus… Malheureusement, l’orage ne m’offre pas d’alternative. Ils sprintent vers moi, trempés jusqu’aux os.
Ben grimpe en premier et s’échoue sur le siège arrière en soupirant de soulagement.
— Merci, Dakota, tu arrives à point nommé !
Je l’ignore à moitié et mes yeux glissent malgré moi sur Samantha. Elle dépose mon amoncellement de canettes au sol et s’installe sur le siège passager.
Mon premier réflexe est de vérifier qu’elle ne saigne pas. Rien. Elle n’a pas l’air blessée, par contre, elle semble frigorifiée. Surtout, elle serre la mâchoire dans une attitude quelque peu énervée. Sa chemise détrempée lui colle à la peau, transparente sous la lumière des éclairs. Lorsqu’elle sent mon attention sur elle, elle croise les bras sur sa poitrine et me fusille du regard. Elle paraît vulnérable. Fragile, même. Mais elle préférerait mourir que de l’admettre.
Je lâche un soupir, ferme la portière sur Samantha et contourne le véhicule pour aller fouiller dans mon coffre. J’ai l’impression d’avoir pris une douche tout habillée tant je suis mouillée. Mes cheveux me barrent le visage et je les rabats en arrière pour avoir une meilleure vue. Je vais en avoir besoin.
Ma Jeep est davantage qu’un simple 4 × 4, c’est ma maison sur roues. J’y ai passé des nuits entières à traquer des supercellules, alors j’ai toujours de quoi tenir plusieurs jours. J’empoigne trois vestes au hasard et referme le coffre d’un coup sec, espérant avoir agi assez vite pour éviter que l’intérieur ne soit inondé.
De retour sur le siège conducteur, je tends une veste à Ben qui l’attrape avec un soupir reconnaissant et propose l’autre à Samantha sans me tourner dans sa direction.
— Couvre-toi, tu vas choper la crève.
Elle ne bouge pas et me force à l’affronter. Malgré ma posture fermée, elle se contente d’un laconique :
— Je vais sécher.
Je lève les yeux au ciel.
— Ne sois pas ridicule, c’est une veste, pas une demande en mariage.
Ben laisse échapper un ricanement étouffé. Erreur de débutant. Samantha pivote vers lui avec un regard capable de dissoudre du titane. Elle attrape finalement le vêtement du bout des doigts, comme si c’était un piège.
— OK, très bien.
Elle marque une pause, puis ajoute, avec cet air de défi qui me donne envie de l’étrangler.
— Je vais enlever ma chemise. Quand elle sera sèche… tu récupéreras ta veste.
Ben et moi ne bronchons pas, mais nos regards complices se croisent dans le rétroviseur. Elle arque un sourcil.
— Qu’est-ce qu’il y a ? Vous attendez un show privé ?
Je hausse une épaule, les lèvres tordues dans un sourire amusé.
— Hé, tu as dit que tu allais te changer, c’est toi qui joues le suspense.
Elle peste entre ses dents, avant de renchérir :
— D’accord. N’en profitez pas, bande de primates !
Je vois Ben lever les mains en signe de paix et pivoter vers la fenêtre. J’abandonne le rétroviseur intérieur et obéis aussi, mais pas sans un sourire en coin. Je ne sais pas ce que je trouve le plus drôle. Son agacement… ou le fait qu’elle m’ait tenu tête au lieu d’admettre qu’elle a froid.
Au bout de quelques secondes, je me redresse et lui jette un coup d’œil. Samantha ajuste la veste autour de ses épaules avec une rigidité presque militaire. Elle tente de masquer sa colère, mais je perçois les tensions sous la surface, la façon dont sa mâchoire se contracte et dont ses doigts se crispent sur le tissu ruisselant.
Elle inspire profondément, puis lâche d’un ton maîtrisé :
— Nous devons retourner à la voiture.
Je fronce les sourcils.
— Pardon ?
— Mon équipement est à l’intérieur et je n’ai pas l’intention de partir sans lui.
Je pivote vers l’arrière en quête de soutien. Ben passe une main dans ses cheveux trempés, cherchant visiblement une manière de lui faire entendre raison sans risquer une réaction violente.
— Sam, la bagnole est fichue, comme tout ce qu’il y a dedans. On a de la chance d’être en vie.
Elle ne cille pas.
— Tant que nous n’avons pas vérifié, cela reste une supposition, rien de plus.
Son ton est glacé, comme si elle exposait une réalité scientifique indiscutable.
Je soupire, exaspérée.
— Oublie, Monroe, grogné-je en désignant la carcasse de leur véhicule.
Ils sont chanceux de s’en être tirés sans une égratignure. On peut dire ce qu’on veut sur les SUV, il n’existe pas de meilleure protection en cas d’accident. Même lorsque l’accident en question est un affrontement poteau électrique contre voiture.
— Si on ne récupère pas les cartes SD, ce sont des semaines de travail qui seront réduites à néant, déclare-t-elle, chaque mot tranchant avec la précision d’une lame de scalpel.
Je la dévisage sans ciller.
— Ouais. Et tu veux savoir ce que toi, tu as failli perdre ?
Je laisse une seconde s’étirer avant d’ajouter, plus grave :
— Ta foutue vie.
Elle ne bouge pas. Ses muscles sont tendus, sa respiration plus rapide. Je vois son cerveau carburer à cent à l’heure.
— Nous n’avons pas été blessés. La probabilité est forte que les appareils soient intacts.
— Sauf que vous n’êtes plus dans la voiture, vous n’êtes plus protégés de l’électrocution. C’est trop dangereux, marmonné-je le regard maintenant fixé sur les câbles qui fouettent les airs sous la puissance des bourrasques.
— Je connais le concept de cage de Faraday[1], Sullivan. Merci bien.
Un ricanement m’échappe.
— Et du coup, tu penses que les câbles vont rester en l’air et ne pas te tomber dessus quand tu seras en train de fouiller ce tas de ferraille ?
Samantha me fusille du regard.
— Je raisonne en probabilités. Ce concept t’échappe sans doute, comme tout ce qui dépasse l’instinct. Mais les données sont certainement toujours là, il faut simplement parvenir à les récupérer.
Son ton est aussi cassant que de la glace.
— Oh, excuse-moi, Monroe, j’avais oublié que tu étais une experte en électrocution.
Elle plisse les yeux.
— Je suis une experte en modélisation atmosphérique et en analyse de risques. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait.
— C’est marrant, parce que là, ton « analyse de risques » vous a poussés à vous retrouver coincés sous un poteau électrique.
Elle serre les mâchoires.
— Tu crois que c’est juste une question de mois de travail ?
Son inflexion a légèrement changé. Toujours froide, mais plus agressive.
— Ce que j’ai dans cette voiture, ce sont des années de recherches sur le comportement des supercellules. Ces données pourraient affiner la précision des modèles d’alerte et…
Je lève la main, agacée.
— Blablabla, sauver des vies. Je connais la chanson du NWC.
Elle m’assassine du regard. Sérieusement, pour qui me prend-elle ? Je sais très bien à quoi sert la compilation de datas. J’en ai d’ailleurs besoin, moi aussi, mais je vais me garder de le lui expliquer.
— Évidemment. Je ne m’attendais pas à ce que tu comprennes.
Ah. Le ton. Ce célèbre ton professoral destiné à me rabaisser. Comme si j’étais une gamine incapable de voir plus loin que le bout de mon capot. Je m’avance vers elle malgré le peu d’espace dans l’habitacle, les bras croisés, provocante.
— Parce que je ne suis pas une brillante scientifique ? craché-je. Désolée, Monroe, je suis juste une inconsciente qui fonce la tête la première dans les tempêtes !
Elle ne répond pas immédiatement. Puis, lentement, elle redresse les épaules et remet en place son masque impénétrable.
— Je n’aurais pas employé ces mots, mais l’essentiel y est.
Ben tousse. Je relève le visage et l’observe via le rétroviseur, il semble tenté d’ouvrir la porte et de continuer sous la pluie, loin de nous. Aucune de nous ne lui accorde le moindre intérêt. Il essaie peut-être de détourner notre attention, seulement, sa stratégie ne fonctionne pas. Vaincu, il s’enfonce dans son siège.
— Toi, tu crois qu’un tableau de données peut domestiquer une tornade, lâché-je avant de ricaner. Désolée de t’apprendre que la météo n’obéit pas toujours à tes jolis graphiques. Sinon, comment tu expliques ce qui est en train de se produire ?
Son regard se durcit encore.
— L’impulsivité est un luxe que seuls les inconscients s’autorisent face à des phénomènes aussi instables.
— Tu veux dire, comme une ligne électrique qui te tombe dessus ?
Son cou se contracte de manière imperceptible. Touchée. Pourtant, elle se ressaisit vite.
— Tu te laisses guider par ton instinct. J’analyse les faits. Toute la différence est là.
— Super. Pour quelle finalité, tout de suite ?
Elle hésite une seconde. Une seconde de trop. Ben en profite pour intervenir.
— On pourrait peut-être se disputer plus tard ? Parce que… euh… la tornade, le câble électrique, tout ça ?
Nous ne l’écoutons pas. Cette dispute n’est pas terminée, alors je malmène Samantha, plus durement :
— Tu veux qu’on parle de qui a perdu sa voiture ? Parce que ton petit plan scientifique a fait quoi, déjà ? Ah oui, il vous a laissés en rade sous un énorme orage. Et il n’y a que moi dans les parages pour vous sauver les fesses !
Elle me jauge, sans ciller, esquive, puis contre-attaque.
— Et dis-moi, Sullivan, ton précieux instinct t’a mise en danger combien de fois ?
— Je suis encore là, non ?
— Par miracle. Et moi aussi, d’ailleurs. Ce n’est certainement pas grâce à toi.
La référence à notre précédente rencontre est évidente. J’encaisse l’offensive et me tais. Soudain, un coup de tonnerre fait trembler l’air. La radio commence à saturer sous l’effet de l’activité électromagnétique. Je soupire.
— Tu peux me haïr autant que tu veux, Monroe, mais là, j’ai une voiture, et toi, tu n’en as plus.
Ses doigts se resserrent autour du tissu de la veste.
— Très bien.
Sa voix est glaciale.
— Mais ne viens pas pleurer quand ton instinct t’aura trahie.
Heureuse d’avoir gagné cette manche, je me retourne et démarre la Jeep d’un mouvement brusque.
— Accrochez-vous. La vraie course débute maintenant.
— La météo, ce n’est pas une question de feeling, c’est une science, déclare Samantha, le regard fixé sur la route.
Je m’apprête à lui lancer une réplique bien sentie quand mon radar clignote brutalement sur l’écran de bord. Le signal saute, puis revient avec une nouvelle donnée que je n’aime pas du tout. Je fronce les sourcils, tapote le moniteur du bout des doigts. Ce n’est pas normal.
— Un problème ? demande Ben, qui a visiblement capté le changement d’ambiance.
— Ouais…
Je serre la mâchoire.
— J’ai l’impression qu’on n’est plus en train de la chercher.
Je jette un coup d’œil à ma droite. Samantha plisse les paupières, comme pour déchiffrer les résultats de l’appareil.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Que cette tempête nous a déjà trouvés !
Un éclair explose à l’horizon. Cette fois, il n’y a plus aucun doute : nous sommes pile sur son chemin.
[1] Une cage de Faraday, du nom de son inventeur, est un bouclier utilisé pour bloquer les champs électromagnétiques.
Couverture époustouflante évidemment !
La jolie femme blonde au débardeur noir face au chaos : même pas peur !!
Moi, j’ai quand même bien envie de lui mettre une petite laine sur les épaules ( mon instinct protecteur !)
L’extrait : la force de deux caractères bien trempés rivalise avec celle des éléments.
Pour Samantha, j’ai bien envie de lui enlever sa chemise transparente ( toujours mon instinct protecteur !!😁😁)