Une nouvelle romance entre femmes signée de la spécialiste du slow burn en langue anglaise : Jae
Bonjour Jae ! Une Célibataire aux enchères est votre nouveau roman traduit en français, à paraître le 1er septembre chez Reines de Cœur. Pouvez-vous nous le présenter en quelques mots, pour donner envie à nos lectrices de le découvrir ?
Une Célibataire aux enchères raconte l’histoire d’amour entre une médecin et une infirmière qui travaillent aux urgences du même hôpital, mais qui ne peuvent pas se supporter. Lors d’une vente aux enchères de célibataires organisée au profit d’un hôpital pour enfants, l’infirmière Ellie enchérit par erreur sur la Dr Regina Novak et se retrouve à remporter trois rendez-vous avec elle. Comme c’est pour la bonne cause, elles décident, à contrecœur, de jouer le jeu, persuadées qu’elles vont détester chaque minute. Mais plus elles passent de temps ensemble, plus elles réalisent qu’elles ne se détestent peut-être pas tant que ça.
Comment est née l’idée de ce roman ?
Une Célibataire aux enchères est parti d’une idée que j’avais eue pour une nouvelle de Noël. Mais plus j’ai appris à connaître Ellie et Regina, plus je me suis rendu compte qu’il me fallait un roman entier. Un roman entier pour raconter leur histoire. Alors c’est ce que j’ai fait.
Une romance médicale dans un service d’urgences d’un hôpital américain
Vous situez toute l’intrigue dans un hôpital de Kansas City, aux urgences. Pourquoi avoir choisi un cadre aussi intense pour une romance, et comment avez-vous travaillé le réalisme médical ?
J’ai toujours été fan des séries et des romances médicales. Les hôpitaux, et les urgences en particulier, sont des lieux où les émotions sont à vif. Cette réalité en fait un cadre idéal pour une histoire d’amour. Et soyons honnêtes, des femmes compétentes qui sauvent des vies, c’est terriblement sexy 🙂
J’ai fait beaucoup de recherches de mon côté. Par exemple en regardant des documentaires sur le quotidien des infirmières et des médecins urgentistes. Et aussi en discutant avec des amis et des connaissances qui travaillent aux urgences. J’ai aussi eu la chance d’avoir plusieurs bêta-lectrices issues du milieu médical. Elles ont lu le manuscrit pour me faire des retours et s’assurer que je décrivais fidèlement le quotidien professionnel de Regina et Ellie.
Dans tous mes livres, il est toujours important pour moi que les lectrices qui exercent le même métier que mes personnages puissent apprécier l’histoire et se reconnaître, parce qu’elles sentent que j’ai bien fait les choses.
Ellie et Regina ne peuvent pas se supporter au début du roman, avant de se retrouver, bien malgré elles, embarquées dans de faux rendez-vous. Diriez-vous qu’Une Célibataire aux enchères est autant une histoire d’enemies-to-lovers qu’une romance slow burn ?
Je pense que ça dépend de la façon dont on définit « ennemies ». Je dirais que c’est davantage une histoire qui va d’une forte antipathie à l’amour, plutôt qu’une véritable romance ennemies-to-lovers. Elles ne sont pas des ennemies mortelles au départ, elles ne peuvent tout simplement pas se supporter. Ellie pense que Regina est une médecin arrogante et froide avec un complexe de supériorité. De son côté, Regina pense qu’Ellie est trop sentimentale et trop émotive et qu’elle amène aux urgences des émotions qui n’ont rien à y faire.
Par contre, c’est définitivement une romance slow burn. En effet, il leur faut du temps pour dépasser leurs préjugés et leurs idées reçues. Et aussi pour admettre qu’elles ne se détestent peut-être pas, mais qu’elles commencent au contraire à tomber amoureuses.
Deux personnages qui ne s’apprécient pas, mais s’avèrent complémentaires…
Pouvez-vous nous présenter Ellie, l’infirmière pétillante qui décore les urgences de guirlandes en papier pour la Saint-Valentin ?
Ellie est le genre d’infirmière que l’on espère tous croiser si l’on finit un jour à l’hôpital. Elle est chaleureuse, gentille, et elle aime les gens. C’est une romantique qui croit aux âmes sœurs et à un amour qui dure toujours. Cependant, ce n’est pas une femme qui se laisse faire. Elle ne laisse pas Regina la traiter n’importe comment et lui tient tête chaque fois qu’elle sent que Regina ne valorise pas assez le travail des infirmières.
Et Regina, la médecin qui semble froide et inflexible au premier abord ? Mais qui culpabilise pour beaucoup de choses…
Elle est l’exact opposé. Regina est sûre d’elle, toujours maîtresse d’elle-même, et garde son sang-froid sous pression. Sa plus grande peur est de montrer la moindre faiblesse, et elle évite de partager quoi que ce soit de personnel avec ses collègues. Elle se dit qu’elle se moque de ce que les infirmières, Ellie y compris, pensent d’elle. À savoir qu’elle est une snob prétentieuse. Mais bien sûr, on sait qu’elle se ment à elle-même.
Jae et les personnages complexes avec des qualités et des défauts
Ellie et Regina portent toutes les deux leurs propres insécurités. Est-ce important pour vous que vos personnages ne soient pas parfaits ? Qu’elles aient des faiblesses, comme tout le monde ?
Oui, énormément. Nous avons toutes nos faiblesses et nos défauts, tout comme nos forces, et je veux que mes personnages soient crédibles, comme quelqu’un que vous pourriez croiser dans la vraie vie.
Si elles étaient parfaites, il n’y aurait plus de place pour l’évolution. Dans mes livres, j’aime montrer comment deux personnages très différents changent, et se rendent mutuellement meilleurs, à force de passer du temps ensemble.
Solène (la traductrice) et moi avons découvert le disc golf grâce à Une Célibataire aux enchères. Comment avez-vous découvert ce sport ? L’avez-vous déjà essayé vous-même ?
Je l’ai découvert complètement par hasard. Pendant la pandémie, je me promenais près d’un lac non loin de chez moi et j’ai remarqué qu’on y avait installé d’étranges paniers. Curieuse, je me suis approchée pour lire les panneaux qui expliquaient les règles du disc golf. Je n’en avais jamais entendu parler auparavant, mais une fois rentrée chez moi, j’ai regardé quelques vidéos sur YouTube. J’ai tout de suite su que ce serait un excellent passe-temps pour Regina. Parce qu’elle est sportive et compétitive, mais pas attirée par les sports d’équipe.
J’ai eu l’occasion d’essayer, et c’est vraiment amusant, même si je suis loin d’être aussi douée que Regina.
Une romance médicale enemies-to-lovers et slow burn bourrée d’humour
Entre les personnages secondaires, l’esprit de compétition de Regina et la mauvaise foi d’Ellie, il y a beaucoup d’humour dans votre roman. Encore plus que d’habitude ?
Écrire de l’humour et des joutes verbales entre mes personnages est toujours l’une de mes parties préférées dans chaque roman, mais je pense qu’Une Célibataire aux enchères est plus une comédie romantique que certains de mes autres livres. Les personnalités très différentes d’Ellie et Regina et le postulat de départ amusant (Ellie qui enchérit par accident sur Regina, et les force toutes les deux à sortir ensemble) ont donné lieu à des situations très drôles. Comme lorsque Regina transforme leurs cours de pâtisserie en compétition, ou l’épisode des collations un peu trop suggestives pendant leur road trip.
Comment avez-vous trouvé les idées des différents rendez-vous d’Ellie et Regina ? Parce qu’un dîner au restaurant, c’est un classique, mais le patin à glace, la création de gâteaux ou le lancer de hache, c’est quand même moins courant, non ?
Je voulais qu’elles vivent des rendez-vous amusants et intéressants. Des rendez-vous qui les obligent à se voir sous un autre jour, plutôt que de simplement les faire s’asseoir pour discuter dans un restaurant. J’ai donc fait des recherches sur les activités sympas à faire à Kansas City. Et vous saurez que le lancer de hache est l’une de celles qui est ressortie.
Les activités plus physiques leur donnent aussi l’occasion de se rapprocher physiquement, par exemple quand le photographe leur suggère de se tenir la main pendant le patin à glace.
J’ai inclus le cours de décoration de gâteaux/pâtisserie comme l’un de leurs rendez-vous pour qu’elles puissent croiser certains personnages de mes autres livres, comme Sasha, qui est pâtissière et vit dans le même quartier.
Le travail d’une autrice que nous adorons traduire en français
Qu’aimeriez-vous que les lectrices retiennent en refermant Une Célibataire aux enchères ?
L’importance de se rendre vulnérable, et de ne pas se fermer aux autres comme le fait Regina au début de l’histoire. Même si on ne nous a pas appris à le faire en grandissant, nous devons apprendre à baisser notre garde et à partager nos sentiments avec les personnes qui nous sont proches.
Et aussi à quel point les infirmières jouent un rôle essentiel dans notre système de santé. Ce sont souvent les médecins qui récoltent toute la gloire, mais les infirmières font une différence immense pour leurs patients. Elles méritent un grand merci pour le travail difficile qu’elles accomplissent chaque jour.