Nous revoilà en ce lundi ! Bon, si vous nous suivez un peu, vous êtes déjà au courant de tout ! La sortie de notre prochain roman, une romance de Noël signée Marguerite Grimaud et son épouse, Jude.
Le titre : L’Hôtel de la Voie lactée.
La date de sortie : le 4 novembre 2025.
L’offre exceptionnelle : La possibilité de faire dédicacer le format papier par les deux autrices ce week-end.
Avant l’extrait, le résumé de l’Hôtel de la Voie lactée
Bon, comme c’est une romance de Noël et surtout que cet article doit proposer un peu autre chose que juste l’extrait de l’Hôtel de la Voie lactée, je vous remets le résumé. Encore une création de Gaëlle, bien évidemment !
Dans la même journée, Céleste Dorin perd son travail, son appartement parisien et une bonne dose de confiance en elle. Désemparée, elle reçoit une nouvelle inattendue : elle hérite d’un hôtel dans un village isolé au milieu des montagnes. Mauvaise blague ou signe du destin ? Céleste fonce tête baissée direction Montlouis pour en avoir le cœur net. Montlouis, où elle n’a pas remis les pieds depuis un terrible incident.
Rose Beauvoir ne vit que pour ses deux passions : le chocolat et les étoiles. Chocolatière artisanale le jour, guide astronomique la nuit, elle s’épanouit dans son petit paradis alpin. Quand Rose rencontre la Parisienne maladroite, elle ne sait quoi penser de cette nouvelle venue qui semble bien éloignée de sa zone de confort.
De discussions sous la Voie lactée en dégustation de bonbons chocolatés, les deux femmes ne peuvent nier l’attirance grandissante entre elles. Mais Céleste doit prendre une décision qui pourrait bouleverser sa vie et Rose apprendre à se méfier des apparences.
Une chose est sûre, dans ce petit village de montagne, l’héritage le plus précieux n’est pas forcément celui qu’on imagine…
La couverture de cette très belle romance de Noël
Et voici la couverture pour celles qui n’aiment pas les puzzles. Oui, on pense à toi, Cécile. En même temps, je ne comprends jamais les scores incroyables de rapidité de Titia, M@non ou Zouzou. Comme vous faites ça les filles ????? Je connais les couvertures et impossible de faire moins de 15 minutes… Je me sens ridicule, sachez-le.
Donc la couverture que certaines d’entre vous ont certainement vu passer sur les réseaux sociaux. Une création de l’illustratrice australienne, Cath Grace. Une illustratrice extrêmement demandée, mais qui a trouvé un peu de place pour Jude, dont elle adore les critiques de romans et le travail de manière générale.
Enfin, l’extrait de l’Hôtel de la Voie lactée !
Allez, j’arrête de vous ennuyer avec tous ces détails qui ne vous intéressent pas forcément. Et je vous laisse en compagnie de Céleste, l’une des deux héroïnes du roman. Dans ce chapitre 5, elle découvre l’épicerie et achète des chocolats de Rose pour la première fois…
Maître Léonis s’apprêtait à remonter dans sa voiture quand Céleste le héla. Il se retourna avec ce sourire qu’elle lui connaissait maintenant, ouvert et sincère.
— Oui, madame Dorin ?
— Je vous l’ai dit, appelez-moi Céleste.
— Déformation professionnelle. Je vais essayer. Oui, Céleste ?
— Je voulais juste vous remercier d’avoir été présent pour Augustine bien au-delà de vos obligations.
— J’avais une véritable affection pour votre grand-tante. Et vous aussi, vous pourrez compter sur moi si vous décidez de reprendre l’établissement.
— Je suis très touchée. Je vous confirmerai mon choix quand j’aurai parlé à mon père et lu les bilans comptables !
— Vous n’êtes pas toute seule. Et l’hôtel est rentable. Ce n’est pas une mine d’or, mais une bonne petite affaire qui fonctionne très bien et participe à la vie de Montlouis.
— Merci, maître.
— Je vous envoie la paperasse des cinq dernières années. N’hésitez pas si vous avez besoin d’aide.
— Je n’y manquerai pas.
— Au revoir, Céleste.
Elle regarda la Renault quitter le village jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans un virage. Elle se tourna vers l’établissement.
— Tu crois que ça collera, nous deux ?
La cloche de la mairie tinta 15 heures, comme pour lui répondre.
***
Chez Augustine, Céleste, bien trop intimidée pour s’approprier déjà la demeure, ne traîna pas au rez-de-chaussée et se cantonna au bureau. Elle brancha son ordinateur, releva ses mails. Doucement, tu ne vas pas recevoir la doc tout de suite, se tempéra-t-elle. Elle jeta un œil au-dehors, où les montagnes crénelaient le bleu du ciel. Se lassait-on d’une telle vue ? Elle inspira profondément. Si elle décidait de s’installer ici, elle découvrirait peut-être la réponse à sa question. Mais avant, elle devait rentrer à Paris, remettre de l’ordre dans ses idées, parler à ses parents, tout raconter à Alex…
Il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver une place à un prix à peu près abordable dans un train vers Paris, qui partait de Briançon à 9 heures le lendemain matin. En prenant le car de 7 h 50, elle serait à la gare dans les temps. Dans la foulée, elle envoya un SMS à Alex.
Elle écouta la demeure pendant quelques instants, un craquement, le murmure de la brise sur une vitre. Les émotions sens dessus dessous, Céleste envisagea une courte séance de yoga, ou bien de méditation pour se remettre de ses émotions, mais un rayon de soleil l’attira à l’extérieur.
— Et si j’allais découvrir mon village, plutôt ? prononça-t-elle tout haut avant de s’émouvoir encore. Mon village, vraiment ?
Elle descendit à pas feutrés. Dans le salon, une ombre derrière la fenêtre la fit sursauter. Là, elle discerna la bouille curieuse d’un chat noir et sourit de sa frayeur. Elle sortit à la rencontre de l’animal en le complimentant de mots doux. Le félin se laissa approcher, renifla un doigt, puis deux, mais bondit lorsqu’elle tenta de le caresser.
— Désolée, je ne voulais pas te faire peur ! Tu es tellement mignon ! J’espère à bientôt.
Le nez au vent, elle chemina. À l’orée de Montlouis, elle aperçut une pancarte en bois. Les Marmottes, lut-elle en s’avançant. À en croire le plan à côté du nom, les balises vertes délimitaient une boucle d’une heure dans la forêt, vers un point de vue qui promettait un panorama magnifique sur Montlouis. Allons voir à quoi ressemble le village d’en haut.
Avant de démarrer, Céleste inspecta ses baskets. Elles feraient sans doute l’affaire pour aujourd’hui. Elle s’engagea sur le chemin, trouva son rythme en appuyant son souffle. Ça vaut bien une séance de méditation, s’amusa-t-elle. Elle se prit à sourire béatement, comme si l’oxygène lui apportait une énergie nouvelle.
Le chemin était bordé de hauts conifères, élégants et imperturbables, mais… pas très verts, s’étonna-t-elle. Elle s’était attendue à ce que les arbres de la région ressemblent à des sapins de Noël au long manteau d’aiguilles. Si certains approchaient de la description, la plupart rayonnaient de splendides couleurs automnales. Oranges flamboyants, jaunes enflammés, marrons rougeoyants lorsqu’elle regardait plus bas, à hauteur d’yeux. Elle sortit son téléphone en quête d’infos sur les arbres qui l’entouraient. Une recherche rapide lui apprit qu’il s’agissait de mélèzes et qu’ils étaient les seuls conifères caducs. Comme les jeunes aiguilles sont mignonnes ! s’enthousiasma-t-elle devant les photos de touffes vert tendre.
Elle poursuivit son chemin, son regard se baladant à nouveau autour d’elle. Le sol était couvert d’un tapis d’herbe sèche. Des buissons ébouriffés s’intercalaient entre les troncs. Sur des tiges épuisées, quelques fleurs fanées tentaient de faire bonne figure. Céleste avait également hâte de voir ce paysage à couper le souffle sous la neige. De Technicolor à monochrome.
Elle se rendit compte qu’elle avait très peu de souvenirs de Montlouis, seulement des sensations et des images furtives, la chaleur, le tintement des cloches de vaches dans les alpages, les multitudes colorées de fleurs, le bleu du ciel et les flots furieux de la Tumulte, qui portait bien son nom. Elle tressaillit, comme pour dissiper le mauvais souvenir.
C’était il y a un siècle, et un siècle après, je tombe amoureuse de cet endroit, constata-t-elle intérieurement.
Une bonne heure plus tard, la promeneuse retrouva son point de départ, l’esprit toujours traversé de mille questions sur son avenir, mais étrangement plus serein, comme si l’air, les chants des oiseaux et la marche, tantôt intense, tantôt prudente, l’avaient rassérénée. Elle passa devant Chez Ginette et répondit au signe amical de la propriétaire du café. Dans la rue, des gens lui souriaient. Le mot avait sans doute circulé que l’héritière d’Augustine était dans la place. Elle se rendit compte que cette pensée ne la mettait pas mal à l’aise, bien au contraire. Pouvait-on se débarrasser de Paris en moins de 24 heures ? Peut-être était-ce l’ivresse de la nouveauté ou celle des montagnes.
Elle se souvint de l’épicerie devant laquelle elle était passée le matin même. Elle la retrouva aisément. Elle poussa la porte, accueillie par une sonnette aigrelette. L’Astragale n’était pas n’importe quelle épicerie. C’était une randonnée dans les Alpes françaises avec vue sur l’Italie. Le bleu du Queyras, l’estoilies et la raclette partageaient l’espace avec le provolone, le stelvio et le monte veronese, pendant que la mortadelle, le jambon de Parme ou de San Daniele, la bresaola et la pancetta conversaient avec la viande des Grisons et une communauté de saucissons. Il y avait aussi des tourtons, du génépi, de l’ail des ours, des panettones. Des pâtes de toutes les couleurs et de toutes les formes complétaient le tableau. À côté des classiques penne et crozets, elle lut les noms casarecci, campanelle, lumaconi et nastrini.
Les parfums enivrèrent Céleste, qui fut tirée de son observation gourmande par un bonjour enjoué. La femme qui se tenait derrière le comptoir portait un tablier rouge estampillé, au-dessus du cœur, du nom du magasin.
— Bonjour, salua-t-elle. J’ai l’impression d’être entrée dans un paradis.
— La bonne chère, c’est la vie, répondit la commerçante. Qu’est-ce que je vous sers ?
— Je n’en ai pas la moindre idée ! Tout ?
La femme éclata d’un rire franc.
— J’ai intérêt à m’y mettre maintenant, alors !
Céleste attrapa un paquet de gressins au romarin et se pencha au-dessus de la vitrine des fromages. Un petit assortiment ferait un excellent dîner sur le pouce. Elle n’avait aucune envie d’utiliser la cuisine d’Augustine ce soir.
— Je vais prendre du pecorino et de ce gorgonzola qui m’appelle par mon prénom.
L’épicière la servit en lui racontant les origines des deux produits. Après les avoir emballés et pesés, elle se tourna à nouveau vers elle.
— Vous êtes en visite ?
— On peut dire ça. Je suis peut-être l’une des nouveaux propriétaires de l’Hôtel de la Voie lactée.
La femme lui sourit.
— Ah, c’est vous, la petite-nièce !
— Les informations circulent vite, on dirait.
L’air contrit de son interlocutrice amusa Céleste, qui enchaîna :
— J’aurais dû m’y attendre. Il paraît que c’est comme ça, dans les petits villages.
— Oh que oui ! Bienvenue à Montlouis. Je m’appelle Julie.
— Céleste.
— Je peux vous servir autre chose ? répondit la commerçante.
Celle-ci ne la bombarda pas de questions et elle apprécia. Elle jeta son dévolu sur le jambon de Parme. Il irait parfaitement avec les gressins.
Pendant que Julie tranchait la charcuterie, une affiche bleue attira l’attention de Céleste. Le document annonçait une conférence sur les étoiles le soir même, à 19 h 30. L’observatoire qu’elle avait aperçu de loin, enfant, pendant une promenade avec ses parents, lui revint en mémoire. Son globe blanc l’avait impressionnée. Le souvenir la percuta. Il y avait aussi eu une Nuit des étoiles ce soir-là. Elle n’avait évidemment pas pu y aller. Pourquoi ne pas rattraper le temps perdu aujourd’hui ? De plus en plus surréaliste, se dit-elle.
— Vous devriez venir, c’est un super moment, glissa une voix mâtinée d’un accent italien. Julie et moi y serons.
Céleste leva la tête vers la femme qui avait fait son apparition.
— Je m’appelle Livia. Je suis la compagne de Julie et la moitié italienne de L’Astragale, précisa la nouvelle venue. Céleste, c’est ça ?
Aux sourcils froncés de celle-ci, la Transalpine lâcha un petit rire.
— Je viens de rentrer et j’ai entendu la fin de votre conversation.
— Tout s’explique, fit Céleste, soulagée.
— Si vous décidez de vous joindre à nous ce soir, couvrez-vous bien. Les températures chutent vite après le coucher du soleil.
— Pourquoi pas ? Merci du conseil.
Du coin de l’œil, Céleste vit Julie glisser dans le sac en papier ce qui ressemblait à deux bonbons.
— Cadeau de bienvenue. Ce sont des giandujas de Turin, précisa l’épicière.
— Ce n’est pas possible ! On vous a aussi dit que je suis dingue de chocolat ?
— Non ! Mais, si vous êtes une amatrice, vous devriez vous laisser tenter par ceci, déclara-t-elle en désignant une ravissante petite boîte bleue. Nous avons la chance d’avoir une chocolaterie artisanale. Croyez-moi, les produits sont fabuleux, même si d’aucuns prétendent que je ne suis pas objective.
Livia, affairée au réassort des ballotins, marmonna un « Dio mio » qui enchanta visiblement sa compagne.
— Le Chocolat des étoiles, oui. J’ai vu la boutique. Merci, avec plaisir.
— Vous ne serez pas déçue ! Il y en a deux par boîte. Parce qu’il en faut toujours un deuxième.
— Vous parlez à mon cœur.
***
Le casse-croûte avait été parfait et lui avait apporté toutes les calories nécessaires pour braver le froid de cette soirée astrale. Sur les conseils de Livia, Céleste s’était couverte du mieux qu’elle avait pu et avait emporté deux plaids.
Elle emboîta le pas à de petits groupes qui cheminaient vers l’observatoire. Certains des marcheurs étaient harnachés de lourds sacs à dos. Quelques mètres encore et, dans la quiétude du soir, elle reconnut l’immanquable musique de l’eau se fracassant sur des rochers. La Tumulte, réalisa-t-elle, sentant, en réaction, son cœur tambouriner dans sa poitrine.
Sa respiration s’accéléra. Elle eut envie de rebrousser chemin pour aller se terrer sous sa couette, mais le premier astre qui s’alluma dans le ciel l’encouragea à continuer, ce qu’elle fit d’abord à pas trop pressés. Elle rattrapa un groupe de chasseurs d’étoiles et arriva, avec eux, à destination, à bout de souffle. Elle se força à respirer et prit le temps d’admirer la majesté du lieu. Une petite foule était déjà installée sur des poufs ou des chaises de camping. Certains pique-niquaient, d’autres déployaient d’impressionnantes lunettes d’observation.
Une pile de transats était à disposition. Céleste en déplia un à côté d’une famille dont tous les membres, des parents au plus petit bambin, lui offrirent de grands sourires lorsqu’elle déploya une première couverture. Le soir tombait. Le crépuscule ajoutait à l’enchantement. Une légère brise apportait déjà de la fraîcheur. Elle fut reconnaissante à la commerçante italienne pour ses conseils.
Après l’effervescence des dernières heures, elle appréciait le fait de pouvoir profiter d’un moment de détente. Les étoiles s’éveillaient une à une. C’était féérique. Céleste inspira les senteurs de la terre qui tourbillonnaient autour d’elle à chaque souffle d’air. Des effluves de thym, de sarriette, de sauge, de gentiane et d’un certain nombre d’autres plantes aromatiques, qu’elle fut surprise de reconnaître, ajoutaient de la sérénité à la scène déjà paisible. Ce sentiment de calme inhabituel était sans doute dû, se dit-elle, à l’absence de lumière émanant de téléphones portables ou d’autres écrans. Les rares lueurs qu’elle apercevait, outre le scintillement des étoiles, étaient rougeoyantes, de brefs traits qui suffisaient à se repérer sans pour autant menacer l’obscurité.
Une voix, douce et claire à la fois, tira Céleste de ses réflexions.
— À droite, voici donc Vénus, et si vous regardez bien attentivement, en dessous, vous apercevrez Neptune.
La citadine tenta de suivre les instructions, en vain. Tout ce qu’elle voyait, c’étaient des centaines de petits points brillants. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle cherchait. Ses compétences en astronomie se bornaient au repérage de la Grande Ourse et, lorsqu’elle était particulièrement en forme, de Cassiopée.
— Tenez, essayez avec ça.
Céleste baissa les yeux. L’un de ses voisins lui tendait des jumelles. Après avoir écouté ses consignes, elle trouva enfin les planètes qu’elle espérait admirer. Tout à son exaltation, elle laissa son regard flâner à la recherche d’autres astres qu’elle reconnaîtrait peut-être.
— Les étoiles filantes, qui sont en fait des fragments, des miettes ou des poussières, si vous voulez, de comètes ou d’astéroïdes, poursuivait la voix, ne sont pas rares du tout. On a toutes et tous fait un vœu en en voyant une, n’est-ce pas ?
Le ton de la voix, plus encore que les paroles, berçait Céleste, l’entraînant dans un état un peu second. Elle avait beau s’efforcer de se concentrer sur les informations partagées par la conférencière – elle était presque certaine que c’était une femme –, son attention ne cessait d’être attirée par la mélodie de la voix, les intonations, la cadence.
Elle se souvint des chocolats qu’elle avait achetés. Elle se pencha pour attraper son sac et en tirer le petit paquet. Dans la pénombre, elle devina leurs formes. Elle porta distraitement le premier à sa bouche. Un monde de sensations veloutées explosa sur sa langue. Elle sortit de sa torpeur et s’obligea à déguster le chocolat noir lentement, à savourer l’équilibre, l’onctuosité. Elle croqua dedans avec enthousiasme et fut submergée par le goût boisé d’une noisette.
Mais c’est quoi, ce truc ? Elle porta le second sous son nez, inspirant goulûment avant de planter ses dents dans le chocolat. Lait, cette fois, crémeux, fondant et doux, des morceaux de caramel asticotant son palais. Quelle petite merveille !
Elle avait bien l’intention d’aller faire un tour dans la boutique dès son retour.
Tandis que l’animatrice de la soirée dissertait sur les mythes autour des étoiles filantes, Céleste, le goût du cacao persistant agréablement sur sa langue, imagina de longues mains gracieuses fendant l’air avec conviction, appuyant ses propos, un bras levé comme une cheffe devant un orchestre de constellations, les yeux aussi scintillants que les étoiles elles-mêmes. Hypnotisée par la voix, elle laissa ses pensées se fondre dans la nuit, surfer sur la Voie lactée, virevolter autour des astres. Plongée dans des vagues d’émotions, elle perdit la notion du temps, les sonorités suaves de la voix s’emparant de tout son être.
Comme prévu, la brise se rafraîchit et Céleste ne put réprimer un frisson. Elle regretta de ne pas avoir apporté de boisson chaude, du thé, peut-être, ne serait-ce que pour coller ses mains autour de la tasse. Mais elle n’avait trouvé ni thermos ni rien d’approchant chez sa grand-tante. Elle aurait dû mieux chercher. Seulement, fouiller dans les placards de la défunte la mettait mal à l’aise.
Alors qu’elle commençait à avoir vraiment froid, la conférence s’acheva. Les astronomes en herbe comme les pros rangèrent leur matériel avant de se diriger vers la coupole. Je vais aller remercier l’animatrice, pensa-t-elle en suivant le mouvement.
En s’approchant, elle comprit que la petite foule n’était pas juste venue dire au revoir. Des murmures d’appréciation montaient en même temps qu’un parfum caractéristique. Céleste pencha la tête. Du chocolat ?
La couverture magie de Noël fait chaud au coeur ! J’aime ce rose façon fushia flashy.
L’extrait est savoureux, tout en vibrations.
Une mélodie des mots pour une exhaltation des sens !
Inutile de dire que je suis déjà conquise !🥰🥰🥰❤❤❤