Extrait de SOS Hôtel en détresse d’Emily Banting

SOS hôtel en détresse d'Emily Banting - image réduite

Cette semaine, nous sommes particulièrement heureuses de partager avec vous un extrait du roman d’Emily Banting : SOS Hôtel en détresse.

Comme vous l’avez compris la semaine dernière (si vous avez lu l’article), maintenant, vous aurez le droit à des avant-premières ebooks si vous commandez sur notre site et toujours des précommandes papier. En effet, la date de sortie officielle de SOS Hôtel en détresse est le 13 octobre 2026. Mais l’avant-première ebook et les précommandes papier sur le site de Reines de Coeur débuteront le 6 octobre.

Petit aperçu de ce que vous allez découvrir dans cette romance lesbienne britannique :

  • Un chien adorable
  • Une Gordon Ramsay version présentatrice de télé-réalité sur les hôtels en détresse
  • Une héritière artiste sans le sou
  • Une tentative de drague très très mauvaise ou pas…
  • Un assistant drôle, prévenant qu’on aimerait toutes et tous pour ami
  • Une sœur qui débarque au pire moment
  • De la neige
  • De la romance lesbienne
  • Un feu de cheminée
  • Du slow burn lesbien

Bon, je vais m’arrêter là où cet article sera bien trop long !

La quatrième de couverture de SOS Hôtel en détresse d’Emily Banting

Comme il s’agit de la traduction d’un roman (baptisé Reality in check en version originale) Gaëlle a un peu triché sur ce coup-là. Oui, parce qu’elle n’est pas partie d’une page blanche et s’est servie de ce qu’avait déjà rédigé Emily Banting. Bon, après, c’est compliqué parce que Gaëlle a toujours l’impression que, dans les versions anglaises, tout est révélé et qu’il n’y a aucune surprise à la lecture. Alors à chaque fois, elle décide de s’arrêter plus tôt et de faire ses petites fins à suspens… Oui, elle est fière de ses fins et il faut reconnaître qu’elles fonctionnent bien, je trouve.

Enfin, à noter quand même que Gaëlle et Marina, notre correctrice, ont mis leur grain de sel sur cette version française qui s’éloigne donc un peu de la version anglaise 😉

La voici donc :

Arte Tremaine est habituée à sculpter la pierre, pas à additionner les chiffres d’un bilan comptable. Quand sa grand-mère lui lègue un charmant hôtel délabré et sans aucun client à l’horizon, elle se retrouve propulsée malgré elle dans le monde de l’hôtellerie. Si sa sœur, qui a aussi hérité de l’établissement, ne rêve que de vendre au plus vite, Arte s’accroche à l’idée de redonner vie à l’endroit, quitte à replonger dans des souvenirs douloureux.

Charlotte Beaufort, elle, a grandi dans des palaces. Héritière d’un empire hôtelier et animatrice télé, elle débarque à la campagne pour tourner un nouvel épisode de son émission de télé-réalité, SOS Hôtel en détresse. À peine arrivée, elle se heurte à Arte, complètement dépassée par les événements, et à son labrador un peu trop curieux, Rodin.

Arte n’apprécie guère les remarques cinglantes de Charlotte sur son hôtel. Mais, à force de la côtoyer, elle comprend que derrière l’attitude glaciale de la séduisante présentatrice se cache autre chose. Alors qu’Arte brise peu à peu la carapace de Charlotte, les deux femmes réalisent qu’elles ne mènent pas la vie dont elles rêvaient.

L’artiste fauchée et l’héritière ambitieuse parviendront-elles à trouver leur propre chemin ? Et, si oui, ce chemin les mènera-t-il l’une vers l’autre ?

La couverture de SOS Hôtel en détresse d’Emily Banting

J’arrête de vous faire mariner et je partage directement la couverture pour celles qui n’apprécient pas trop les puzzles.

SOS Hôtel en détresse - Romance lesbienne d'Emily Banting traduite par Solène Nahodha

L’extrait de SOS Hôtel en détresse d’Emily Banting

Bon, j’ai l’impression d’avoir trop fait durer. Cet article a l’air de faire des kilomètres. Voici l’extrait. J’ai choisi la première rencontre entre Arte et Charlotte. Elle est écrite du point de vue de Charlotte et vous allez voir que tout ne va se passer comme elle l’imaginait… Bonne lecture !

Une femme plutôt fine sortit de l’hôtel et admira la Bentley en passant lentement devant elle. Elle avait une curieuse allure, avec sa salopette noire – un accoutrement osé pour quelqu’un de plus de vingt ans. Ses longs cheveux blonds ondulés s’échappaient de son bonnet et retombaient sur un pull rayé en laine. Charlotte ne se souvenait pas de l’avoir déjà croisée sur un tournage, mais, avec cet accoutrement, elle devait sûrement être aux costumes : les membres de cette équipe s’habillaient toujours avec une certaine excentricité, tout en se croyant à la pointe de la mode.

Alors que l’inconnue s’approchait, Charlotte constata que ce look lui plaisait : il correspondait bien à l’attitude folie douce de sa propriétaire et lui donnait un air authentique. Sa manière de se tenir, entièrement décomplexée, rappela à Charlotte la beauté et la force que conférait l’acceptation de soi – et de sa véritable identité.

Elle repoussa cette idée inopportune et, prenant soudain conscience qu’elle dévisageait la nouvelle venue, se reconcentra sur la cuistot, juste avant qu’elle ne lui tende son roulé au bacon. La femme à la salopette la rejoignit et commanda la même chose, ainsi qu’une tasse de thé.

Charlotte l’examina encore du coin de l’œil. Elle était un peu plus petite qu’elle mais, d’un autre côté, elle ne portait pas de talons, seulement une paire de Doc Martens qui avaient vu des jours meilleurs. Son visage sculpté avec finesse, sa peau lisse et ses yeux d’un bleu brillant créaient une symphonie de beauté que Charlotte avait du mal à ignorer.

— Plutôt ketchup ou sauce brune ? s’enquit-elle avant de plonger son roulé au bacon dans sa sauce brune, tout en maudissant son incapacité à discuter de tout et de rien.

— Sauce brune, évidemment.

La voix, douce et fraîche, plut à Charlotte, qui esquissa un sourire. Elle passa la bouteille demandée à l’inconnue, tandis que la cuistot lui tendait sa commande.

— Bon choix.

Charlotte observa la femme à la salopette inonder son en-cas de sauce et croquer dedans comme si elle n’avait pas mangé depuis une semaine. La vision se révélait très amusante.

— Pourquoi est-ce qu’aucun des véhicules n’est couvert de boue ou éraflé ? s’enquit Charlotte. J’ai dû parcourir des kilomètres sur une piste cabossée pour arriver jusqu’ici.

— Il y a une autre route qui rejoint la principale. C’est plus long, mais elle est plus large. Et les tracteurs ne l’empruntent pas, donc elle est aussi plus propre, expliqua l’inconnue, la bouche pleine.

— Foutu GPS ! Il a décidé de m’empoisonner la vie, visiblement. Comme cet endroit, à n’en pas douter, soupira Charlotte en relevant la tête afin d’observer toute la façade de l’hôtel. Encore un trou à rats géré par une idiote incompétente qui a refusé d’investir pendant des années dans sa bâtisse historique. Et le problème me retombe dessus.

Charlotte s’attendait à un éclat de rire, ou au moins à un sourire amusé. L’inconnue n’avait-elle aucun sens de l’humour ?

— Je suis Charlotte Beaufort, je ne vous ai jamais vue. Vous êtes nouvelle dans l’équipe ? s’enquit-elle avant de boire une gorgée dans son gobelet en carton.

La femme à la salopette s’essuya la bouche dans une serviette en papier.

— Non, je suis la propriétaire de ce trou à rats. Et feue ma grand-mère était l’idiote incompétente qui n’a pas pu investir.

Charlotte s’étouffa avec sa boisson chaude et toussa violemment tandis que son interlocutrice s’éloignait à grands pas.

— Merde !

Pourquoi n’avait-elle pas choisi d’orienter la conversation sur la Bentley ? Cela aurait été plus prudent. La voiture paraissait intéresser la femme à la salopette, et Charlotte pouvait raconter mille détails à son sujet, des heures durant si nécessaire ; ce qui se serait certainement avéré d’un ennui mortel. Il y avait bien une raison pour laquelle elle ne draguait jamais spontanément – non pas que ce soit ce qu’elle avait tenté ici. Elle pouvait captiver un amphi plein d’étudiants ou une salle de réunion quand elle parlait affaires, toutefois, dès qu’elle se retrouvait en tête à tête avec quelqu’un, sa langue la trahissait.

Envie d’en découvrir davantage ? Rendez-vous le 6 octobre prochain pour l’avant-première Reines de Cœur ou sinon le 13 octobre partout ailleurs !

Un commentaire sur “Extrait de SOS Hôtel en détresse d’Emily Banting”

  1. Cortin Cecile dit:

    Pas de doute, ta liste Isabelle ravie toutes mes envies. C’est drôle que tu cites Gordon Ramsay, je l’adore lui et sa coiffure déstructurée que j’essaie toujours d’imiter…évidemment sans succès !!🤣
    Gaëlle : comme un poisson dans l’eau pour les résumés !
    Ce qui me plaît sur la couverture : Rodin au centre en tout petit ; finalement on ne voit que lui 💝
    L’extrait : maintenant Charlotte peut rentrer dans son trou…sous terre !
    Visiblement elle ignore l’expression : Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler !🤣🤣
    Le 6 octobre, date cochée bien sûr ✍

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