Extrait de la romance Le Bonheur au bout des doigts de Jae, une romance saphique slow burn

Le Bonheur au bout des doigts Extrait romance saphique de Jae

Il y a deux semaines, nous vous annoncions la sortie de la romance saphique slow burn de Jae : Le Bonheur au bout des doigts. Nous sommes très heureuses de vous présenter ce nouveau roman qui sera disponible le 2 septembre prochain. Et oui ! C’est bientôt !

Une romance saphique slow burn signée Jae sur… une câlinothérapeute professionnelle !

Vous étiez en vacances ? Ou vous profitiez juste de l’été pour déconnecter un peu ? Vous avez péniblement survécu aux différentes vagues de canicule et vous ne pouviez pas vous mettre derrière un écran ?

On comprend totalement toutes les raisons du monde qui pourraient vous avoir poussé à rater l’information. Du coup, petit rappel pour celles et ceux qui sont passés à côté.

En septembre, deux romans seront disponibles chez Reines de Coeur : une romance saphique slow burn signée Jae et une fantasy médiévale avec trois héroïnes signée Solène Nahodha.

Le résumé du titre Le Bonheur au bout des doigts de Jae

Comme le titre précédent l’indique, nous sommes tombées sous le charme du métier de Hannah quand nous avons découvert cette histoire de Jae. Il n’est pas courant et surtout, il s’oppose parfaitement au métier froid et analytique de sa colocataire forcée…

Allez, j’arrête de tout vous raconter et vous laisse découvrir la quatrième de couverture de cette histoire. Une histoire qui va vous séduire, autant qu’elle nous a séduites, nous en sommes persuadées !

Hannah Martin a un travail inhabituel : elle est câlineuse professionnelle. Dotée d’un grand cœur et d’un sens du toucher sans pareil, elle se plie en quatre pour ses clients. Mais côté vie personnelle, les choses sont plus compliquées : pour le moment, elle n’a trouvé personne contre qui se blottir en rentrant le soir.

Winter Sullivan, elle, ne cherche pas l’amour. Accro au travail, cette consultante en marketing digital a érigé autour d’elle des barrières si hautes qu’elles ressemblent à une véritable forteresse. Indépendante et distante, elle déteste que l’on envahisse son espace et préfère les relations sans lendemain.

Lorsque le père de Winter meurt, il laisse une surprise derrière lui. Il lègue à Winter et Hannah un immeuble. Mais pour toucher leur part de l’héritage, ces deux inconnues devront vivre sous le même toit pendant 92 jours. Si Winter n’a qu’une idée en tête, récupérer la totalité du bien et éliminer sa rivale, elle se rend rapidement compte que Hannah ne va pas se laisser faire.

Un affrontement singulier débute alors entre elles…

La couverture du Bonheur au bout des doigts de Jae

Vous n’aimez pas les puzzles ? Vous avez raté le précédent ? Pas de panique, voici la couverture dévoilée. Un superbe travail de Gaëlle qui reprend les éléments importants du décor de l’appartement. Et oui, je vous promets que la glace joue un rôle crucial dans cette histoire. Après tout, Hannah va faire fondre une reine de glace… Cette blague était nulle, je sors !

Pssss : petit secret, imaginez que le tapis est en fait un paillasson et vous aurez la plus belle guerre qui puisse exister dans un roman d’amour ! 😉

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Et sans plus attendre, l’extrait de cette romance saphique slow burn de Jae

Bon, je vous ai assez fait attendre. Je sais que ces articles sont toujours longs, mais c’est pour ne pas tout poser là, comme si je m’en moquais et que ça n’avait aucune importance.

D’ailleurs, est-ce que ça vous tente un petit quiz sur les histoires de Jae ? On sait que vous aimez beaucoup le travail de cette autrice, donc je me disais que ça pourrait être sympa. Si ça vous tente, je peux voir pour le rajouter en bas de l’interview que je viens de recevoir ! Dites-moi si ça vous intéresse.

Et si ce n’est pas le cas, pas grave. Une interview de l’autrice c’est déjà énooooorme !!!! On adore que les autrices de romans anglais acceptent de répondre à nos questions. Autant, c’est un peu plus facile et évident avec les autrices françaises, autant on vit toujours ça comme un petit succès quand les autrices américaines, australiennes, allemandes ou britanniques de traductions acceptent de jouer le jeu. C’est un peu comme quand je tape mon code de carte bancaire et que la machine me répond « code bon », j’ai l’impression d’avoir réussi un mini-exploit !

Cet article part dans tous les sens ! Je m’arrête là ! Bonne lecture !

Extrait du roman Le Bonheur au bout des doigts de Jae

Le soleil se couchait déjà lorsque Hannah raccompagna ses amis, les serrant fort contre elle avant de leur confier les restes des pizzas qu’ils avaient commandées. Les pièces communes de l’appartement ressemblaient toujours à un champ en hiver, cependant un petit tapis, les coussins colorés et les lampes à lave avaient transformé sa chambre et la véranda en espaces chaleureux.

Le lendemain, elle n’aurait plus qu’à mettre un drap propre sur son canapé à câlins et à installer quelques bricoles dans l’entrée pour la rendre plus accueillante. Une fois le dernier carton d’assiettes et de couverts vidé, elle pourrait estimer sa journée terminée.

Hannah n’avait pas trop su quoi apporter, n’ayant pas voulu considérer comme acquise la possibilité d’utiliser la vaisselle, les casseroles et les ustensiles de Jules, s’il en restait dans la cuisine. Peut-être qu’un membre de sa famille souhaitait les récupérer, ou que tout avait été déposé chez Goodwill[1].

Lorsqu’elle ouvrit le placard intégré au mur de la petite salle à manger, après avoir admiré ses portes en verre imprimé de motifs ambrés représentant des roses, elle découvrit deux tasses, deux soucoupes et deux verres.

Elle savait que Jules était un homme riche. Ce n’était pas comme s’il n’avait pas pu s’offrir un jeu complet, dans la porcelaine la plus chère. Peut-être que c’était une question d’éducation. De temps à autre, quand il avait réservé des séances de deux heures au lieu d’une, il avait été plus à même de se détendre et, sur la fin de session, il lui était arrivé de se confier. Il avait expliqué à Hannah qu’il avait grandi dans une ferme, survivant avec peu et apprenant à réparer plutôt qu’à jeter.

Peut-être qu’il avait l’habitude d’acheter uniquement ce dont il avait besoin. Clairement, il ne recevait pas beaucoup de visites. Peut-être que Hannah était la seule à venir le voir. Cette idée la rendit triste. Un certain nombre de ses clients étaient dans des situations similaires : ils vivaient de manière solitaire, isolés des autres, avec peu ou pas du tout de contacts humains et d’affection. La plupart étaient veufs, récemment séparés, ou divorcés, comme Jules. Certains n’avaient pas eu de partenaire à enlacer depuis des années, voire n’en avaient jamais eu.

Le cœur de Hannah se brisait chaque fois qu’elle entendait une histoire de ce genre. Elle espérait être en mesure de redonner à ses clients une petite part de ce qui leur manquait, voire de les aider à établir des connexions et des relations plus saines au-delà des séances de câlinothérapie.

Elle rangea ses propres tasses à côté de celles de Jules, puis referma le placard.

— As-tu une minute pour qu’on discute stratégie ?

La voix grave de Winter dans son dos fit sursauter Hannah. Le cœur battant, elle posa le carton désormais vide et se retourna. Sa colocataire était appuyée au comptoir de la cuisine. Elle avait ôté sa veste en cuir et ne portait plus qu’un jean noir presque neuf et une chemise argentée de la même couleur que ses cheveux.

Avec un sourire pincé, Hannah baissa les yeux sur sa propre tenue : un pantalon de yoga et un T-shirt délavé. Rien de surprenant, puisque ce genre de vêtements confortables constituaient quatre-vingts pour cent de sa garde-robe, y compris professionnelle.

— Stratégie ? répéta-t-elle, pas certaine de comprendre où Winter voulait en venir.

— Au sujet des quatre-vingt-douze jours et de ce qui suivra.

— Oh, bien sûr. Discutons de tout ça. Je te sers un thé ? proposa Hannah en montrant les tasses du doigt.

— Non merci, refusa Winter de son ton pressé.

Elle prit place autour de la petite table à manger ronde et lança un regard impatient à la jeune femme. Visiblement, si Winter ne souhaitait pas de boisson chaude, cela signifiait que Hannah n’avait pas le droit d’en prendre. Cette dernière soupira. Elle commença à reculer la deuxième chaise pour s’y asseoir, mais suspendit son geste. Était-ce vraiment comme cela qu’elle envisageait leur cohabitation ? Avec Winter aux commandes et elle appliquant ses directives ? Quand elle recevait un client, elle devait se montrer attentive à ses besoins et se concentrer sur lui. Cependant, son travail terminé, elle devait s’assurer qu’elle aussi obtenait ce dont elle avait besoin. Et, en cet instant, il s’agissait d’un bon thé après une longue journée.

Il n’y en avait que pour une minute et elles pouvaient déjà discuter tandis qu’elle préparait son infusion.

— Je reviens tout de suite.

Une fois sa tasse remplie d’eau, elle la plaça au micro-ondes.

— Pourquoi est-ce qu’il a choisi cette durée, à ton avis ? demanda-t-elle en élevant la voix afin de couvrir le bourdonnement de l’appareil. Pourquoi par quatre-vingt-dix ou cent jours ? Est-ce que le nombre quatre-vingt-douze avait une signification particulière à ses yeux ?

— Aucune idée. Il voulait peut-être juste nous embrouiller.

Hannah se retourna et fronça les sourcils.

— Pourquoi il aurait souhaité faire ça ?

— Parce qu’il le pouvait. Julian n’a jamais eu besoin d’une bonne raison pour se comporter comme il le faisait.

Était-ce vraiment l’opinion que Winter avait de Jules ? De son propre père ? Hannah avait du mal à réconcilier cette image avec l’homme qu’elle avait connu.

— Ce n’est pas du tout son genre. Il a toujours été gentil avec moi.

— Gentil ? s’esclaffa Winter. Julian ?

— Oui ! Enfin, je veux dire, il m’a quand même légué la moitié de cet immeuble.

Les muscles de la mâchoire de Winter tressaillirent.

— Pas besoin de me le rappeler.

Le micro-ondes sonna avant qu’elle puisse ajouter quoi que ce soit. Hannah récupéra son eau bouillante. Après avoir jeté un coup d’œil vers sa colocataire, qui l’attendait avec impatience, elle choisit un thé en vrac, juste pour voir si l’expression sur le visage de Winter se dériderait quand elle découvrirait son infuseur en forme d’écureuil. À l’aide d’une cuillère, elle remplit la queue de l’animal de rooibos à la cannelle, puis le plaça dans une seconde tasse, dans laquelle elle versa l’eau chaude.

Quand elle s’assit à son tour à table, le regard de Winter s’attarda sur l’écureuil perché sur le bord, la queue plongée dans le liquide bouillant. Le pli qui barrait son front en diagonale s’approfondit et elle retroussa le nez.

— On a l’impression qu’il est en train de chier dans ton thé.

Heureusement que Hannah n’avait pas commencé à boire, ou elle aurait recraché sa gorgée.

— Quoi ? Pas du tout !

Elle plaça ses mains autour de l’animal, comme pour le protéger, et secoua la tête en étudiant sa colocataire. Était-elle toujours ainsi ? N’avait-elle jamais de chose gentille à dire ?

— Enfin bref, reprit Winter. Pourquoi est-ce que tu l’appelles systématiquement « Jules » ?

— Parce qu’il me l’a demandé.

— Bizarre. Personne n’utilisait de diminutif avec lui.

— Vraiment ?

De la même manière que tous les clients de Hannah, Jules lui avait donné une copie de sa pièce d’identité avant leur première séance. Quand ils s’étaient rencontrés, il s’était présenté comme Jules et Hannah ne s’était pas posé de question. Elle avait d’ailleurs totalement oublié son nom complet jusqu’à la réception de la lettre de l’avocat.

— Oui. C’était toujours « Julian » ou « monsieur Lambert ».

— Pour toi ? s’étonna Hannah. J’ai remarqué que tu ne l’appelais jamais « papa » ou « mon père » quand tu parles de lui. Pourquoi ?

— Parce que ce n’était pas ce qu’il était.

— Il n’était pas ton père ? Je croyais pourtant que…

Le bleu gris des iris de Winter devint encore plus glacial.

— Il était à peine plus qu’un donneur de sperme.

— Il n’était pas présent ?

Hannah avait du mal à envisager qu’un enfant grandisse ainsi. Son propre père avait été à ses côtés au moindre genou écorché, lors de ses chagrins d’amour et à chaque étape importante de sa vie.

— Oh, au contraire, il était très impliqué. Il voulait tout contrôler, mais de préférence à distance.

Winter claqua ses mains l’une contre l’autre, comme si elle venait de refermer un livre.

— Ce n’est cependant pas ce dont je souhaitais parler. Il faut qu’on discute de ce qui va arriver après les quatre-vingt-douze jours de cohabitation.

— D’après M. Woodruff, une fois notre engagement honoré, la fiducie est dissoute et les bénéfices nous sont reversés : nous hériterons officiellement de l’immeuble.

Winter appuya ses avant-bras sur la table et pressa le bout de ses doigts les uns contre les autres.

— Oui, à ce sujet… Je me suis laissé dire qu’être copropriétaire d’une résidence locative pouvait être casse-pied. Aucune d’entre nous ne pourra augmenter les loyers, gérer les opérations de maintenance ou prendre la moindre décision sans l’aval de l’autre.

— Oh, ça ne me dérange pas. Je suis certaine qu’on peut…

Hannah s’arrêta et étudia l’expression sérieuse de Winter. Visiblement, c’était elle que cette réalité gênait.

— Qu’est-ce que tu essayes de me dire ?

— Les choses seraient beaucoup plus simples si je te rachetais ta moitié de l’immeuble. Tu pourrais réinvestir dans une autre propriété, où tu serais seule décisionnaire.

Winter souhaitait se débarrasser d’elle. Cela n’aurait pas dû surprendre Hannah, puisque sa colocataire s’était montrée froide et renfermée dès leur rencontre. Tout de même, la jeune femme ne s’était pas préparée à une offre aussi directe, surtout le jour de leur emménagement. Elle se leva, emporta sa tasse jusqu’à l’évier et ôta l’infuseur pour se donner le temps de réfléchir à sa réponse.

— Je n’ai pas encore eu la possibilité de consulter la liste complète des propriétés léguées par mon père avec leur valeur estimée, reprit Winter. Toutefois, quand j’ai essayé d’acheter cet immeuble l’année dernière, son prix contenait sept chiffres.

Hannah posa son thé et s’agrippa à deux mains au comptoir.

— S-Sept ?

— Dont le premier est supérieur à quatre, ajouta calmement Winter, comme si elle parlait de choses parfaitement ordinaires. Le bâtiment est vieux, mais bien entretenu, et son emplacement est idéal.

Un bourdonnement résonnait dans les oreilles de Hannah. Si Winter lui rachetait sa moitié, elle deviendrait millionnaire. Du moins, avant impôts. C’était plus d’argent qu’elle n’avait jamais rêvé de posséder – et Winter était bien plus riche qu’elle ne l’avait cru. Hormis son équipement high-tech et le SUV flambant neuf garé de l’autre côté de la rue, rien n’indiquait que sa colocataire était si aisée financièrement.

— Donc, tu aurais pu acheter un immeuble à plusieurs millions de dollars, juste comme ça ? Waouh !

Winter haussa les épaules.

— Oui. Avec un prêt, évidemment. Je ne suis pas aussi riche que Julian l’était, cependant j’ai beaucoup de succès dans mon métier et j’ai investi stratégiquement. Ne t’inquiète pas, j’achèterai ta part au juste prix, même si ce ne sera pas en espèces.

L’offre aurait dû rendre la jeune femme heureuse, pourtant elle avait du mal à avaler la pilule. Jules lui aurait directement donné une grosse somme d’argent, si c’était ce qu’il avait voulu qu’elle reçoive. Au lieu de ça, il lui avait légué la moitié d’un immeuble et Hannah ne pouvait pas s’empêcher de penser que c’était intentionnel de la part de son ancien client – une dernière volonté, exprimée de manière détournée. Cela correspondait bien à sa personnalité. Lors de leurs premières séances, Jules avait essayé de placer les bras et les jambes de Hannah dans la position qu’il souhaitait, sans formuler ses besoins verbalement.

Hannah laissa tomber son infuseur dans l’évier et fit face à Winter.

— Non.

— Non ?


[1]Association de solidarité engagée dans la lutte contre la pauvreté. Comparable à Emmaüs en France.

4 Commentaires sur “Extrait de la romance Le Bonheur au bout des doigts de Jae, une romance saphique slow burn

  1. Cortin Cecile dit:

    Eh, Isabelle, tes articles ne sont jamais trop longs ! Je les attends toujours avec impatience car ils sont informatifs et drôles 😉. Oui, oui, un quiz sur Jae, je vais m’attaquer aux révisions !
    Bravo Gaëlle pour la couverture : deux mains calineuses au premier plan diffusent tendresse et amour dans la pièce glaciale, joli contraste !
    Vu l’extrait, je pense que Winter va passablement me faire grincer des dents !
    Julian, petit cachotier !

    • Isabelle B. Price dit:

      Merci Cécile de dire que mes articles ne sont jamais trop longs. Tu me touches beaucoup ! Et franchement, merci d’avoir répondu pour le quiz, du coup, je me suis lancée et j’en ai préparé un. Sans vos réponses, j’avoue que je n’aurais pas osé.
      Je vais regarder pour prévoir un quiz sur les romans de Lee Winter quand je vous proposerai l’article avec le résumé et le puzzle. Parce que ça je suis heureuse que vous trouviez ça cool.

  2. Zouzou dit:

    Complètement d’accord avec Cecile les articles ne sont jamais trop longs et je les dévore à chaque fois! Évidemment c’est un grand oui pour le quiz j’adore 🥰 tout comme les puzzles 🧩 ! Je confirme interviewer les autrices c’est top! Du coup je veux tout: l’interview ET le quiz 😁

    • Isabelle B. Price dit:

      Merci Zouzou pour ton message. Tu m’as vraiment fait trop plaisir à dire que les articles ne sont jamais trop longs. Du coup, tu as gagné, interview + puzzle, mais j’ai l’impression que je n’ai pas fait un quiz assez dur. Je vais devoir faire mieux pour le Lee Winter 😉

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