Une romance lesbienne age gap pour le 7 avril 2025 : Pas sur ma liste
La semaine dernière, nous vous avons partagé l’annonce de sortie de Pas sur ma liste de Marie Parson et Cassia Bellstone. Mais bon, comme c’était en fin de semaine, vous l’avez peut-être raté. Du coup, rattrapage ! Le livre sort le 7 avril. Il y aura deux romans en avril, comme en mars ! (ceci est un spoiler) Un premier au début du mois donc. Une romance age gap où les autrices ont été à fond sur le sujet et l’ont travaillé au maximum. Tout y passe, des références qui ne sont pas les mêmes aux désirs et à la peur de l’avenir…
Franchement, si vous aimez l’écriture de Marie Parson et son humour, vous allez adorer. Dès le début, on a le droit à un débat sur MacGyver et vous découvrirez peut-être, comme moi, qu’il y a eu deux séries. Une première dans les années 80 et un remake dans les années 2000. De quoi offrir un dialogue bourré d’humour et d’incompréhensions pour deux femmes qui n’ont pas le même âge…
Mais j’arrête de tout vous spoiler ! Et je vous remets le résumé.
La quatrième de couverture de Pas sur ma liste de Marie Parson et Cassia Bellstone
Fraîchement divorcée, Marie Derrien, trente-huit ans, est directrice de la communication pour une mutuelle en plein rachat. Apparence impeccable, vie sous contrôle : elle a tout sacrifié pour correspondre à ce que l’on attend d’elle. Au point de s’oublier en chemin.
À vingt-quatre ans, Justine Leroy partage son temps entre la rédaction de sa thèse de géopolitique et un job d’hôtesse d’accueil pour payer ses factures. Mordue de callisthénie, elle multiplie les histoires sans lendemain, incapable de s’engager.
Lorsque le talon de Marie casse en plein centre de congrès, Justine la rattrape. Un prêt de ballerines et un débat enflammé plus tard, elles se retrouvent à partager un verre, puis une nuit de passion.
Seulement, quand Marie découvre que Justine est la fille de l’une de ses amies d’enfance, tout bascule. Quatorze ans d’écart, une amitié en danger, des vies opposées… Marie a beau chercher les raisons de ne pas céder, Justine réveille en elle la femme qu’elle avait enfouie. Et ça, ce n’était pas sur sa liste.
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Pas sur ma liste
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Pas sur ma liste – Format papier
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La couverture du roman, avec un joli bazar…
Pour Cécile qui n’aime pas les puzzle et toutes les personnes qui lisent mes articles sans commenter, voici la couverture. Une création de Studio Piaude à qui nous avons fait appel pour ce roman et l’autre du mois d’avril. Mais chut, c’est encore une surprise à venir 😉
Du coup, une présentation des deux héroïnes et un bazar qui leur ressemble après leur première nuit ensemble !
Justine, la plus jeune, est à gauche. Marie, la plus âgée, est à droite… Deux vies, deux ambiances…
L’extrait de Pas sur ma liste de Marie Parson et Cassia Bellstone
Trouver un extrait est toujours compliqué. Pour l’extrait de Pas sur ma liste, ça l’était encore plus. Comment ne pas partager le début ? Sachant que vous pourrez bientôt le lire comme il sera disponible lors de la vente du roman ? Et en même temps comment partager autre chose avec l’alternance des points de vue ? Oui, parce que c’est Marie Parson qui gère Marie Derrien (et vous rirez bien dans l’interview quand vous comprendrez qu’elle a oublié que son pseudo d’autrice c’était Marie) et Cassia Bellstone qui gère Justine Leroy ?
Du coup, nous sommes du point de vue de Marie et nous découvrons la deuxième rencontre entre Marie et Justine, en plein cœur de Bordeaux. Marie est là pour rendre ses chaussures à Justine qui lui propose un verre parce qu’elle refuse de la voir déjà partir…
Bonne découverte de cet extrait de Pas sur ma liste. Bonne lecture !
Le véritable extrait est maintenant !
Il m’était rarement arrivé de perdre complètement le contrôle de ma vie. Pourtant, cet instant en faisait partie. Comment un talon cassé avait-il pu me conduire à retrouver une jeune femme qui devait avoir dix ou quinze ans de moins que moi, au milieu d’une place animée, un samedi soir ? Tout avait plus que dérapé ! Cette femme intrigante venait de me proposer de boire un verre et regardait mon alliance comme si c’était un talisman puissant qui m’empêchait de… de quoi au juste ? De m’accorder une soirée de détente ? De continuer à échanger avec elle ? Elle était drôle, pétillante et, pour une fois, j’avais envie de profiter du moment présent. Et de l’heureux hasard que représentait notre rencontre. Sans savoir pourquoi, je répondis aussitôt :
— Non, personne ne m’attend. Il n’y a plus personne, elle est…
Ma phrase resta en suspens tant il m’était difficile de révéler ce que je considérais, encore aujourd’hui, comme un cuisant échec. Ses yeux s’agrandirent telles deux soucoupes et elle balbutia :
— Je suis désolée, mes condoléances.
— Condoléances ? Mais elle n’est pas morte ! On a simplement divorcé ! m’exclamai-je, outrée.
— Ah, c’est tout ? Vous aviez l’air si ennuyée que j’ai cru que c’était grave !
— C’est un peu grave quand même…
— Sachant qu’un mariage sur deux se termine en divorce, c’est surtout courant. Statistiquement parlant.
— Statistiquement parlant, répétai-je, amusée plus que de raison par la remarque.
Cette femme était déconcertante de spontanéité et de répartie. Avec elle, tout paraissait simple et, en même temps, elle réveillait mon désir de débattre sur tout et rien. Comme avec ce « statistiquement parlant ». D’une certaine manière, j’avais l’impression de retrouver une seconde jeunesse et je n’avais pas du tout envie de perdre ce sentiment. Il était bien trop précieux. J’avais un peu la sensation d’émerger après m’être endormie trop longtemps dans un monde qui m’étouffait. Me sentir à nouveau vivante s’avérait grisant, je devais le reconnaître.
Néanmoins, avant d’aller plus loin, je devais prendre mon courage à deux mains, me ridiculiser une bonne fois pour toutes et espérer ne pas trop la blesser. J’avais honte, je me sentais stupide et je détestais renvoyer cette impression que je n’étais pas à l’écoute, que je méconsidérais les gens autour de moi. Je n’étais pas comme ça. Imbue de ma personne. J’étais seulement occupée et, en conséquence, mon esprit sélectionnait les informations capitales à retenir. Les autres passaient à la trappe.
— Je suis intéressée par ce verre, seulement, pas pour me racheter. Juste pour débattre de manière plus précise de cette utilisation du « mademoiselle » qui devrait être proscrite parce qu’elle nous rappelle le sexisme de notre langage et, au-delà, le sexisme institutionnalisé. Mais avant, je suis désolée de le dire, je… j’ai oublié votre prénom.
À cet aveu, un magnifique sourire illumina son visage. Un de ceux qui vous hypnotisent et vous empêchent de lâcher une personne du regard. Mes yeux se retrouvèrent captivés par ses lèvres pleines, par leur douce couleur rose, leur brillance, et mon cerveau, ce traître, s’interrogea sur la saveur qu’elles pouvaient bien avoir. Heureusement, la propriétaire de cette bouche s’empressa de répliquer, me forçant à revenir à notre discussion :
— Je le savais ! C’est pour ça que vous me donnez du « madame » depuis tout à l’heure.
— Oui, gagné. Est-ce que j’ai le droit de vous redemander comment vous vous appelez ?
— Vous avez le droit, mais je ne suis pas obligée de vous répondre, madame Derrien, se moqua-t-elle en insistant sur mon nom de famille.
La pique me vexa. Une bouffée de chaleur m’envahit et je serrai les dents. J’avais un peu – certainement trop – d’ego et je détestais quand on me remémorait mes échecs.
— OK, c’était stupide, je me suis assez ridiculisée pour la journée, passez une bonne soirée, rétorquai-je avant de lui tourner le dos, prête à m’éloigner.
— Non ! Attendez ! s’exclama-t-elle en m’attrapant par le poignet, comme un peu plus tôt, avec une rapidité déroutante.
Ses doigts étaient chauds sur ma peau. Presque bouillants. Je me retrouvai à nouveau face à elle et lus dans son regard qu’elle s’en voulait. Elle ne parvenait pas, ou n’essayait pas de le cacher, et cette honnêteté me déstabilisa.
— Je m’appelle Justine. Et j’aimerais beaucoup boire un verre avec vous pour discuter féminisme, séries télévisées ringardes et tout ce que vous souhaitez.
— Pourquoi ? lâchai-je, sincèrement intriguée par sa nouvelle invitation.
— Pourquoi quoi ?
— Pourquoi vous voulez à tout prix boire un verre avec moi ?
— C’est une question difficile. Laissez-moi le temps de réfléchir à la réponse durant le trajet jusqu’au bar. Je connais un pub pas loin, le Grizzly, ça vous tente ?
— Heu… C’est bruyant ? hésitai-je, légèrement sur la défensive.
— Il y a pas mal de monde et de la musique, si c’est ce que vous considérez comme bruyant.
— Est-ce que ça vous ennuie d’aller chez Auguste ? demandai-je en indiquant la terrasse surplombée de larges parasols rouges à l’autre bout de la place.
— D’accord, mais à condition de s’installer à l’intérieur.
— Vendu.
Je n’eus pas besoin de réfléchir longtemps. Tout plutôt qu’un endroit où je serais incapable de l’entendre et où je devrais la faire répéter plusieurs fois.
J’avançai d’un pas en direction du bar et réalisai alors que la jeune femme tenait toujours mon poignet. Une douce sensation irradiait de ce point de contact et je fus surprise par la chaleur se dégageant de sa paume. Maintenant que j’y repensais, les deux moments où je m’étais retrouvée dans ses bras, j’avais eu l’impression que sa température corporelle était supérieure à la mienne. L’image d’un papillon de nuit attiré par la lumière et prêt à se brûler les ailes m’apparut. Je tentai de chasser cette métaphore visuelle de mon esprit au moment où elle me libéra. La perte de ce contact me provoqua comme un sentiment de manque et je me fustigeai intérieurement à cette pensée. Je ne connaissais pas cette jeune femme et nos chemins allaient bientôt se séparer. Après un verre et quelques mots. Nous allions certainement nous rendre compte que nous n’avions rien en commun dans très peu de temps, j’en étais presque sûre.
Nous parcourûmes les quelques mètres en direction de la brasserie en silence. Mon regard était attiré par les nombreuses personnes en terrasse ; certaines avaient sorti leurs lunettes de soleil et je repérai même plusieurs hommes en T-shirts. Les éclats de rire et les bavardages résonnaient dans un dense brouhaha. Pourquoi se réfugier à l’intérieur de l’établissement au lieu de profiter de la belle fin de journée qui s’offrait à nous ?
Avec une galanterie que je n’aurais pas soupçonnée, Justine ouvrit la porte et me la tint, m’invitant à passer en premier. Je m’exécutai et nous dirigeai vers une petite table de deux au fond de la salle, loin du bar et des toilettes. Après tout, nous avions l’embarras du choix, seul un couple avec un bébé était installé à l’entrée.
Une fois que je fus assise, la curiosité l’emporta et je l’interrogeai aussitôt :
— On se cache, c’est ça ?
— Pardon ?
— On se cache ici, comme tout à l’heure on s’est cachées pour éviter une ou des personnes que vous ne vouliez pas voir.
Elle réagit par une moue absolument adorable, puis se mordit la lèvre inférieure avant de rétorquer :
— Je ne peux pas répondre à cette question et à celle sur la raison pour laquelle je tenais tant à prendre un verre avec vous. Ça en fait bien trop. Il faut en choisir une et, en échange, j’ai le droit de vous interroger sur votre alliance que vous continuez à porter alors que vous êtes divorcée.
— Vous donnez l’impression de révéler votre jeu, mais je sens que ce n’est pas le cas. Vous me prévenez juste pour que je ne sois pas surprise quand vous irez dans cette direction, n’est-ce pas ?
— On ne peut rien vous cacher, madame Derrien.
— Arrêtez avec mon nom de famille ! m’exclamai-je avant de réaliser que je m’étais emportée.
Sur la couverture : Que vois-je ? Un bazar bien organisé à droite et un bazar bien empressé à gauche. J’imagine la scène, trop drôle 🤣
L’extrait : Marie complètement déstabilisée par les facéties de Justine, comme une gamine poussée du haut d’un toboggan !😁
Comme vous le savez je lis rarement les extraits pour ne pas me spoiler avant de lire le roman mais je lis quand même l’article du blog. En tout cas j’ai hâte de le lire également
Je crois que je suis devenue accro des Reines de Coeur ❤️