Storm Between Us : Interview d’Alex Clark, l’autrice de cette romance lesbienne

Alex Clark - Autrice des romances lesbiennes

Découvrez notre interview d’Alex Clark, une nouvelle autrice chez Reines de Coeur

Bonjour Alex, tu intègres la grande famille Reines de Cœur avec ton roman Storm between us et on est très fières. Pourtant, tu écris déjà depuis un petit moment. Est-ce que tu peux te présenter et présenter ton parcours à nos lectrices ?

Bonjour, et merci beaucoup pour cet accueil, je suis très fière de rejoindre la famille Reines de Cœur. Je suis Alex Clark, autrice de romances saphiques. J’écris depuis un peu plus de trois ans, même si l’imaginaire a toujours occupé une place centrale dans ma vie.

J’ai grandi avec très peu de représentation lesbienne et écrire est vite devenu un moyen de créer les histoires que j’aurais aimé lire : des romances entre femmes où l’amour est une évidence, dans des récits plutôt new adult ou adult, portés par de vraies intrigues.

Après avoir commencé à écrire sur Wattpad, j’ai auto-édité mon premier roman. L’engouement des lectrices m’a encouragée à aller plus loin et à m’entourer de professionnels. Aujourd’hui, j’écris à temps plein et je continue de développer des histoires mêlant tension, aventure et romance.

Rejoindre Reines de Cœur avec Storm Between Us représente une étape très importante pour moi. C’est une maison que j’admire depuis longtemps, et je suis honorée de pouvoir partager cette nouvelle aventure avec ses lectrices.

Storm between us, une romance lesbienne avec une chasseuse de tornades…

Merci ! Est-ce que, maintenant, tu peux nous parler un peu de Storm between us ? Une romance lesbienne avec une chasseuse de tornade, c’est du jamais vu chez nous !

J’ai toujours admiré les héroïnes profondément badass, celles qui avancent avec un passé chaotique et des blessures bien ancrées. Storm Between Us est né de cette envie-là : écrire une héroïne forte, cabossée, qui affronte aussi bien les tornades que ses propres tempêtes intérieures.

La chasse aux tornades s’est imposée comme un décor évident pour raconter cette histoire, et la romance vient s’y greffer naturellement. C’est un roman d’aventure, de tension et d’émotions, porté par deux femmes que tout oppose.

Il y a un côté très réaliste quand tu parles de la Tornado Alley, des supercellules, de l’abri anti-tempête. Tu as fait beaucoup de recherches sur le sujet pour avoir cette authenticité ?

Oui, j’ai fait pas mal de recherches. J’ai notamment regardé plusieurs reportages, dont celui de quatre Français partis chasser les tempêtes aux États-Unis. On les suit au cœur de la Tornado Alley, dans leurs chasses aux tornades, et j’ai adoré cette immersion très concrète du terrain.

Bien sûr, il y a aussi les films comme Twisters, qui ont nourri mon imaginaire, mais je ne voulais pas m’arrêter à la fiction. J’ai donc approfondi avec des recherches sur les chasseurs de tornades, les supercellules et les protocoles de sécurité, pour apporter un maximum de réalisme à l’histoire.

Découvrez Dakota et Samantha, les deux héroïnes de cette romance saphique

On adore Dakota ! C’est une chasseuse de tornades instinctive et charismatique. Comment as-tu construit un personnage si passionné et vulnérable à la fois ?

Merci beaucoup ! Dakota est sans doute l’un des personnages qui me ressemblent le plus. Elle est passionnée, instinctive, parfois en décalage avec les codes, mais toujours entière dans ce qu’elle fait.

J’aime écrire des personnages forts qui avancent malgré leurs failles, sans chercher à les lisser. Je construis souvent mes personnages en me nourrissant des personnes que je croise au quotidien, de figures de séries ou de films, et bien sûr de mon imaginaire.

Pour Dakota, j’y ai aussi intégré une part plus personnelle, certains de mes propres traumas, afin de rendre ses réactions et ses vulnérabilités plus réelles. C’est ce mélange qui, je pense, la rend profondément humaine.

Samantha est l’opposé parfait de Dakota. C’est la scientifique rigoureuse et rigide. Comment est-elle née et qu’est-ce qui te plaît le plus dans son évolution au fil du roman ?

Samantha est née comme un parallèle naturel à Dakota. Là où Dakota fonctionne à l’instinct, Samantha est rigoureuse, méthodique, très cadrée. J’avoue que je me suis beaucoup inspirée de ma femme pour ce personnage, elle est exigeante, structurée, mais aussi profondément bienveillante et complexe.

Ce qui me plaît le plus dans l’évolution de Samantha, c’est la manière dont elle se fissure peu à peu, comment elle apprend à lâcher le contrôle et à s’ouvrir, notamment grâce à Dakota. Leur relation fonctionne beaucoup sur ce parallèle : chacune vient bousculer l’autre, et c’est dans cet équilibre-là qu’elles grandissent.

Une romance lesbienne, belle, touchante et captivante comme on les aime !

Il y a des moments très intenses et aussi très émouvants entre Dakota et Samantha. Lequel est ton préféré et pourquoi ?

Il y a un moment qui me touche particulièrement : celui où Dakota et Samantha se retrouvent bloquées ensemble dans le bunker. À cet instant, elles n’ont plus le choix. Elles doivent mettre leurs ressentiments de côté pour survivre, s’oublier un peu elles-mêmes pour prendre soin de l’autre.

Samantha fait une crise d’angoisse et Dakota va être là pour la calmer et la ramener au moment présent. Et puis la scène qui va suivre… Ce que j’aime dans cette scène, c’est cette intimité forcée, presque fragile. Elles se rapprochent, se soutiennent physiquement et émotionnellement, et on sent que, malgré les tensions, quelque chose de profond les relie déjà.

C’est très émouvant parce que c’est là que leur relation révèle sa vraie nature : quoi qu’il arrive, même quand elles se heurtent ou ne se comprennent pas, elles prennent soin l’une de l’autre. Et c’est exactement ce que j’aime raconter dans ce roman.

Et les scènes d’amour, dans tout ça ?

Il y a plusieurs scènes d’amour dans l’histoire. Est-ce que pour toi, c’est difficile à écrire ou ça coule naturellement ?

Dans ma tête, ces scènes sont très claires, presque comme un film. Je vois parfaitement le déroulé, les gestes, les émotions. En revanche, les écrire n’est pas toujours simple. J’ai toujours cette crainte de tomber dans quelque chose de trop explicite ou vulgaire.

Mon objectif n’est pas de décrire, mais de faire ressentir. Je veux que les lectrices perçoivent la passion du moment, la tension, les frissons, cette sensation presque physique, comme si elles y étaient.

Trouver cet équilibre entre intensité et pudeur, c’est ce qui me demande le plus de travail, mais c’est aussi ce que j’aime dans l’écriture de ces scènes.

Au début du livre, tu opposes instinct et science pour finalement les réunir. Est-ce que tu dirais que, pour toi, on gagne à travailler ensemble et à apprendre de nos différences ?

Absolument. Pour moi, c’est même indissociable. La science reste une interprétation humaine du monde, elle n’est jamais totalement neutre ni déconnectée de l’instinct. Je crois profondément que nous sommes aussi des êtres d’énergie et qu’aller constamment contre ce ressenti n’est jamais une bonne idée.

Travailler ensemble est essentiel, parce qu’on analyse toujours une situation à travers notre propre prisme, avec des informations forcément partielles. Confronter les points de vue permet d’élargir la compréhension et d’aller plus loin. C’est peut-être cliché, mais c’est vrai : seul, on va plus vite ; ensemble, on va définitivement plus loin.

Découvrez notre interview d’Alex Clark

Est-ce que tu dirais qu’il est beaucoup question de pardon dans ton histoire ? Se pardonner à soi et aux autres ?

Complètement. Et je dirais même que le pardon commence d’abord par soi-même. Être indulgent avec soi, accepter que l’on n’est pas parfait et que l’on fait simplement de son mieux, c’est la base de tout.

Dans l’histoire, le pardon est aussi une manière d’avancer, de ne pas rester bloqué dans la colère ou la culpabilité. C’est l’une des choses les plus difficiles à faire, mais aussi l’une des plus nécessaires dans certaines situations.

Cela dit, avant même le pardon, il y a surtout la communication. Sans elle, rien n’est possible, ni la compréhension, ni l’apaisement, ni la reconstruction.

Une famille de coeur pour Dakota…

Dakota se sent seule et, à la fin, on découvre qu’elle est bien entourée. Tu dirais qu’elle s’est construit sa famille de cœur ?

Oui, complètement. Pour moi, la famille est une notion très large, et les liens du sang ne suffisent pas à la définir. Dakota s’est construit une famille de cœur, composée de personnes qui la reconnaissent, l’acceptent et la respectent pour ce qu’elle est vraiment.

Ce qui était important pour moi, c’était qu’elle puisse être elle-même, sans avoir l’impression de devoir jouer un rôle ou se conformer à ce que l’on attend d’elle. Cette famille choisie lui offre enfin un espace où elle peut exister pleinement, et c’est une étape essentielle dans son parcours.

Qu’aimerais-tu que les lectrices retiennent de ton histoire ?

J’aimerais qu’elles retiennent que l’amour peut exister dans chaque parcelle du quotidien et qu’il arrive souvent au moment où on s’y attend le moins. Que notre passé ne nous définit pas et que l’on peut toujours changer, évoluer et se réinventer. Et surtout, que la famille n’est pas uniquement celle du sang, mais aussi et parfois de manière bien plus importante, celle que l’on choisit.

Alex Clark - autrice de romances lesbiennes

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