Titre : L’Ombre du savoir
Auteure : Solène Nahodha
ISBN : Aucun, nouvelle gratuite
Date de Sortie : 16/09/2026
Nombre de Pages : 31 pages
Résumé :
Ivérelle est guetteuse au sein des Ombres de Thän, le groupe d’élite chargé de protéger la Souveraine. Surveiller les abords du palais la nuit la ravit, lui permettant de profiter de la quiétude des lieux tout en s’adonnant à sa passion pour la lecture la journée.
Quand la Souveraine lui demande d’assister l’érudite Bryrill dans ses recherches sur les Ombres de Thän, Ivérelle troque son poste de garde pour les couloirs de l’université. L’attirance entre les deux jeunes femmes est immédiate. Bryrill a l’esprit vif et une façon de prononcer le prénom d’Ivérelle qui ne laisse pas cette dernière insensible.
Mais la guetteuse se retrouve face à un dilemme de taille. Doit-elle rester fidèle à ses engagements ou céder à la tentation, au risque de perdre sa place au sein des Ombres de Thän ?
L’Ombre du savoir est une nouvelle gratuite vous permettant de découvrir les Ombres de Thän, ce groupe de guerrières et guerriers d’élite dont les tatouages d’animaux prennent vie quand le danger rôde. Prolongez le plaisir avec Voies d’Ombres, le premier roman de Solène Nahodha dans le même univers.
Extrait :
Blottie au creux du rempart, Ivérelle s’emmitoufla un peu plus dans son épais manteau de laine. Un soupir satisfait s’échappa de ses lèvres. Elle adorait être de surveillance la nuit. Depuis son poste, sur le mur qui encerclait la cour du palais de la Souveraine, elle pouvait admirer le paysage en toute tranquillité.
La ville d’Ylis s’était enfin endormie. Les torches et le brouhaha s’étaient tus. Devant la guetteuse, les toits en ardoise des habitations formaient une plaine sombre et accidentée, au milieu de laquelle se dressaient quelques bâtiments plus imposants que les autres. La grande bibliothèque. L’université. La coupole des bains. Leurs silhouettes se découpaient dans le ciel moucheté d’étoiles.
Un bruit de course attira soudain l’attention d’Ivérelle, qui se redressa. Six ou sept individus s’approchaient à vive allure du palais. Préférant s’assurer qu’ils représentaient bien une menace avant d’alarmer inutilement les gardes en faction devant le portail, Ivérelle ferma les paupières et se concentra sur le tatouage qui ornait son épaule gauche. Une partie de son esprit s’y glissa.
Aussitôt, la chouette dessinée sur sa peau s’anima et, heureuse de se dégourdir les ailes, commença à voleter au-dessus du rempart. Les volutes d’encre noire dont elle paraissait constituée lui permettaient de passer inaperçue dans la nuit. D’une légère pression mentale, Ivérelle l’envoya vers le potentiel danger.
Les yeux toujours clos, le corps immobile, la guetteuse s’immergea dans les sens de son ombre animale. Particulièrement son ouïe. Sept personnes. Dont trois aux pas lourds. Deux hors d’haleine. Et une qui titube. Ces gens-là n’étaient pas en mission d’infiltration dans le but d’éliminer la Souveraine, Thän-Yaline. Ivérelle en aurait mis sa main à couper. Cependant, elle se devait de vérifier.
La chouette arriva en vue du groupe. À travers ses yeux, Ivérelle ne distingua aucune arme. Désormais plus intriguée qu’inquiète, elle approcha encore son ombre animale, jusqu’à reconnaître un visage. Nevick. Un garde du palais d’ordinaire réputé pour son sérieux. Visiblement, il rentrait avec ses camarades, bien après leur couvre-feu, d’une soirée trop arrosée. La guetteuse décida de ramener son ombre animale. Plus celle-ci restait longtemps dehors, plus elle demandait d’énergie. Ivérelle préférait se préserver.
Elle fit prendre de l’altitude à sa chouette, s’offrant ainsi une vue plus large sur le palais, en réalité une ancienne caserne militaire à l’architecture rudimentaire. Puis l’oiseau fondit sur l’épaule de son humaine avec la vitesse propre aux rapaces en pleine chasse. Au moment de l’impact, l’ombre animale disparut et Ivérelle ne put s’empêcher d’éternuer, comme si des plumes lui avaient chatouillé le nez.
De nouveau, elle s’emmitoufla dans son manteau. Puis, confortablement adossée au granit qui formait le créneau, elle reprit sa contemplation du paysage. La nuit était loin d’être finie et, si fêtards et intrus avaient le bon sens de rester chez eux, de belles heures de quiétude s’offriraient encore à elle.
***
Ivérelle quitta son poste juste avant l’aube, avala un bol de bouillie d’avoine en parcourant un livre sur l’architecture de Zahmar, la ville aux portes du Désert rouge, puis monta se coucher avant que tout le monde se lève. Elle se glissa sous son épaisse couverture, roula sur le côté, replia les jambes et nicha sa tête dans le creux de son traversin en plumes. Le sommeil emporta rapidement la guetteuse, qui comptait sur son bonnet descendu jusqu’au nez et sur les bouchons de cire enfoncés dans ses oreilles pour la protéger de l’agitation diurne.
Alors qu’elle dormait depuis quelques heures à peine, quelqu’un lui tapota l’épaule. Réveillée en sursaut, Ivérelle se redressa d’un bond et faillit percuter le lit superposé au sien. D’une main, elle attrapa son poignard. De l’autre, elle se dégagea les yeux. Ce qu’elle regretta aussitôt, car la lumière du jour l’éblouit complètement.
Quand elle retrouva enfin la vue, elle s’aperçut qu’elle brandissait sa lame – encore enfermée dans son fourreau – vers Theïs, celle qui, depuis six ans, était la Maîtresse d’armes du palais. Celle-ci croisa les bras et haussa un sourcil amusé, qui s’en alla presque toucher ses cheveux blonds perpétuellement en bataille. Avec ses épaules musclées, elle devait facilement peser le double du poids d’Ivérelle, dont les os fins avaient fait l’objet de nombreuses plaisanteries en onze années chez les Ombres de Thän. C’est sûr que, pour une guerrière, je ne suis pas très menaçante.
Cortin Cecile (client confirmé) –
Encore une chouette mini nouvelle qui fait mouche dès les premières phrases !
Je suis toujours impressionnée par le don de concision que ce format impose !
Termes imagés, précis, percutants, on replonge instantanément dans l’univers onirique du pays Than !
Iverelle, jolie guetteuse nocturne en cape bleue, passionnée de lecture, voit son destin basculer lors d’une nouvelle mission ordonnée par la souveraine : assister une érudite dans ses recherches historiques.
S’immerger dans le royaume des livres : le Rêve !
Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, surgit Bryrill à l’accent enchanteur !
L’amour en marche : superbe modèle de narration !
Une touche d’action, un final en envol !
Solène, tu jongles avec les mots ! Alors merci beaucoup pour ce cadeau 🎀🎁
Ta facilité me surprend derechef 🥰🥰🥰
Estelle Sébène (client confirmé) –
Un plaisir acidulé parfait pour attaquer l’automne. D’abord parce qu’on est dans l’univers des ombres de Thän et qu’on adore. Ensuite parce que les héroïnes sont attachantes, loin des clichés de la romance et de la fantasy. Parce qu’Ivérelle est une Ombre qui préfère les livres aux épées. Parce que Bryrill a un cerveau sexy. Parce qu’on aime une relation saine et sincère. Parce qu’un premier baiser fait toujours frissonner.
Un vrai plaisir, je vous dis.
Véronique Rosset –
Une nouvelle toute en douceur où l’amour guette au tournant.
À savourer en sirotant un thé ou enroulé-e dans un plaid, pour le plaisir de découvrir ou retrouver les ombres de Than
Marion Valadier (client confirmé) –
Une chouette nouvelle pour découvrir la plume de Solène et l’univers des Ombres de Thän !
Le danger ? Vous allez en vouloir plus, beaucoup plus car l’univers Solène va vous enchanter !
Bref une nouvelle qui se croque comme un bon petit cookie, qui laisse un goût de trop petit.
Petit plus pour la personnage principale qui est sensible (hyperacousie) et vive l’amour !