Titre : La Promesse d’un mariage
Auteure : Lena Clarke
ISBN : Aucun, nouvelle gratuite
Date de Sortie : 01/07/2025
Nombre de Pages : 48 pages
Résumé :
Après deux années passées à défendre la Lindörie, Ezia, fraîchement promue capitaine dans l’armée de Terre, ne rêve que de repos et de retrouver sa famille. Mais à peine est-elle rentrée à Vaha, la capitale, qu’elle est attendue par une tout autre épreuve : Amara, son amie d’enfance, la sollicite pour l’accompagner à une réception où son avenir se joue.
Amara, cousine de la famille royale, subit la pression d’un père décidé à la marier contre son gré. Derrière une allure insouciante, elle cache une détermination sans faille et le souvenir d’une promesse partagée avec Ezia.
Entre arrangements familiaux, traditions et déclarations inattendues, une simple soirée pourrait bien bouleverser le destin des deux jeunes femmes. Et si cette fois, le bonheur était à portée de main ?
Avec La Promesse d’un mariage, Lena Clarke vous offre une nouvelle courte et gratuite à savourer, dans le même univers que sa saga de romantasy La Promesse.
Extrait :
La vision du large bassin rempli d’eau chaude me provoqua un vif soulagement. J’avais chevauché toute la nuit, transmis mon rapport à la princesse Auria et, fait miraculeux, elle n’avait pas exigé plus de détails. Elle semblait même plutôt pressée de se débarrasser de moi. Sûrement à cause de la jeune femme aux cheveux roux à qui j’avais tenu la porte au moment de mon départ. J’ignorais son identité ; elle ne ressemblait pas à une Lindörienne, en tout cas. Son teint était beaucoup trop pâle.
Je ne l’avais jamais croisée avant aujourd’hui, ce qui, en soi, n’avait rien d’étonnant. Je revenais tout juste de deux ans de mission dans le sud du pays. Deux longues années à calmer les agitateurs qui réclamaient la fin de la monarchie et à rappeler aux anciens territoires conquis, qui exigeaient davantage de droits, que la Lindörie s’était déjà montrée magnanime en ne les rayant pas de la carte.
Mes faits d’armes m’avaient permis d’obtenir le statut de capitaine qui allait de pair avec le titre de noble et une solde conséquente. À vingt-cinq ans, je n’en espérais pas tant. J’étais partie de rien, ou presque, et étais heureuse de pouvoir enfin offrir une vie confortable à ma mère. Pour l’instant, elle servait toujours la famille Jenok. Le frère du roi possédait une demeure à la campagne où j’avais grandi en compagnie d’Amara, la plus jeune de ses filles. Il avait engagé ma mère comme nourrice après la mort de mon père et, par la suite, elle avait été affectée en cuisine.
Avec une certaine lassitude, due aux derniers mois passés à guerroyer et à me faire une place au sein des gradés, je me départis de mon uniforme et commençai à me laver. Mes cheveux noirs atteignaient désormais mes épaules. Je les décrassai avec vigueur et fis subir le même traitement à mon corps. Depuis mon départ, j’avais gagné en muscle, mais aussi en cicatrices. Ma peau hâlée était marquée par les stigmates de la carrière que j’avais embrassée, la seule susceptible de me procurer un titre et la sécurité qu’il apportait. Je ne regrettais pas ce choix, pour autant, j’étais contente d’être enfin rentrée.
J’accumulais trop de fatigue. La princesse Auria m’avait accordé deux semaines de vacances dont je comptais bien profiter afin de me reposer et de trouver un logement en ville. Pour l’instant, je bénéficiais d’une chambre à la caserne. Je n’avais pas à la partager, ce qui était un luxe, mais j’espérais bien améliorer davantage mes conditions de vie. Ne plus être entourée de soldats se révélerait déjà être un excellent point. Ils étaient comme ma famille, une famille très envahissante dont les membres avaient un peu de mal avec la notion d’espace privé.
Une fois propre, je pénétrai avec lenteur dans l’eau brûlante. Ces bains représentaient l’une des meilleures infrastructures du palais. La famille royale possédait les siens. Quant à ceux-ci, ils étaient réservés aux visiteurs de lignée noble. Je les utilisais pour la première fois et en tirais une grande satisfaction. Les larges pierres grises qui entouraient le bassin brillaient sous les rayons du soleil. La végétation, elle, permettait d’isoler totalement ce lieu. Calme et tranquillité : deux mots qui avaient disparu de mon vocabulaire depuis que je m’étais engagée dans l’armée. Je profitais avec délice du silence, et m’immergeai jusqu’aux épaules.
Dès le lendemain, je rendrais visite à ma mère. Aujourd’hui, en revanche, je prévoyais bien de ne rien faire. L’oisiveté était un luxe que je pouvais enfin me permettre. Je rejetai la tête en arrière et observai le ciel dépourvu de nuages. Comme toujours, la température extérieure frôlait les trente degrés. Ce n’était rien par rapport au sud du pays où elle atteignait bien souvent les quarante. Je m’étais habituée à ce climat et craignais toujours que la princesse Auria décide soudain de m’envoyer à Kälter, un pays où la neige tombait en abondance et où j’étais susceptible de perdre mes doigts à cause du froid.
Depuis le mariage de la princesse Shearah et de la reine Naely[1], nos deux continents étaient alliés. Par conséquent, les risques de finir transformée en statut de glace augmentaient de jour en jour. Je chassai ce futur cauchemardesque de mes pensées et me reconcentrai sur le présent. J’étais en vacances. M’encombrer l’esprit avec ce genre de préoccupations attendrait la reprise du travail. D’après ce que j’avais compris, ma supérieure ne prévoyait pas de me redéployer tout de suite. J’allais superviser l’entraînement des nouvelles recrues et demeurer à Vaha, la capitale lindörienne.
La vapeur qui m’entourait me permit de me vider la tête. Mes membres s’engourdirent, de même que mon cerveau. Je ne réfléchissais plus à rien. Je profitais de l’instant présent et me détendis pleinement. Aucun ennemi ne risquait de surgir. Et puisque l’après-midi débutait à peine, je doutais que cet endroit soit pris d’assaut par les visiteurs du palais. Je n’avais pas besoin d’être sur mes gardes.
L’eau m’arrivait à présent sous le menton. Je n’avais pas dormi cette nuit, pas plus que la veille, si bien que je commençai rapidement à somnoler. Je rêvais d’un lit confortable, de vêtements propres, d’un bon repas ne comportant ni viande séchée ni graines. Mon ventre gargouilla à l’idée de manger quelque chose de chaud, riche en saveurs et en épices. Dès que je sortirais des bains, j’irais faire un tour en cuisine. Mon programme était parfait, mais fut chamboulé par l’arrivée d’une autre femme.
J’entendis ses pas légers dans la salle d’eau où je m’étais déshabillée. Une porte coulissante nous séparait. Je m’attendais à bénéficier de cet endroit pour moi seule encore quelques minutes, le temps pour elle de se laver, mais au bout de quelques secondes à peine, la paroi en bois glissa sur le côté et l’inconnue prit forme dans la brume. Je remarquai tout de suite qu’elle portait toujours ses vêtements. Une jupe longue colorée associée à un haut serré qui laissait son ventre à découvert. Ses bracelets de cheville tintèrent quand elle avança. Je reconnus ce son. Il m’incita à me redresser et, surtout, à sortir de ma torpeur.
— Tu n’as pas été facile à localiser, Ezia. À moins que tu ne préfères que je t’appelle capitaine Bellerac maintenant ? me taquina la nouvelle venue.
Cette voix chantante ne laissait aucune place au doute. Même si je ne visualisais pas encore très bien les traits de son visage, je sus parfaitement qui se trouvait devant moi. La dernière fois que j’avais parlé à Amara remontait au matin de mon départ. Elle m’avait offert un ornement porte-bonheur pour mon épée et m’avait promis de m’écrire chaque jour. Je pensais qu’il s’agissait de paroles en l’air, mais contre toute attente, elle avait tenu son engagement. Personne ne recevait autant de courriers que moi dans mon régiment. Mes camarades qui, depuis quelque temps, étaient devenus mes subordonnés, me chambraient continuellement au sujet de ma fiancée.
[1] Voir La Promesse de l’éternité de Lena Clarke, sorti le 2 juillet 2024, ISBN : 978-2-37838-369-5.
Keke33 (client confirmé) –
Cette nouvelle est trop mignone, en quelques lignes on ne peut que tomber sous le charme de nos deux héroïnes. Merci beaucoup pour cette nouvelle gratuite, je l’ai dévoré, c’est le cas de le dire. Je ne suis pas sûre que l’on puisse ce lasser un jour de ces Lindoriennes.
Jennifer Lecointe (client confirmé) –
J’ai adoré! Je me suis laissée séduire par cette histoire. Les personnages sont très attachants. Pressée de découvrir les autres tomes. Merci
Ann (client confirmé) –
Un grand MERCI pour ce cadeau !
Je suis une grande adepte des Lindôriennes, depuis le début et peu importe l’époque dans laquelle elles évoluent, alors c’est toujours un plaisir d’en rencontrer de nouvelles.
Un moment de bonheur, comme d’habitude.
Comme quoi, il ne faut pas forcément de la quantité pour avoir de la qualité. En 50 pages ou en 300, un Lena Clarke reste un Lena Clarke.
Cortin Cecile (client confirmé) –
Tous les ingrédients de la saga « La promesse « en condensé : une flèche en plein dans le mille, c’est ça Magic Lena !
Ezia, capitaine émérite, en jette dans son uniforme militaire. Avec courage et prestance elle sait mener ses troupes mais son coeur, lui, est un petit oiseau apeuré et transi.
Ah, Amara, heureusement que tu es une valeureuse combattante déterminée et…coquine !
Les beignets de poulpe m’ont bien fait rire ! Delicieux !
Et la pirouette de l’autrice pour son autrice…Clins d’oeil adorables !
Une scène d’amour magnifique comme toujours.
Ma vision finale reste sur une chevauchée des deux héroïnes, filant cheveux aux vent vers le bonheur, comme dans un film
Merci Lena et les Reines, hâte de lire la prochaine promesse !🥰🥰🥰🥰❤❤❤
M@non (client confirmé) –
Merci pour ce cadeau !
Un super moment ! Court mais intense ! 😉
Vivement la suite de la saga !
Titia (client confirmé) –
Une petite nouvelle un peu trop courte mais tellement bien !!! Merci Lena Clarke pour ce beau cadeau 🎁.
Quelques titres a l’intérieur… Est-ce un signe??? Ce serai tellement bon 😍
Anne Favier (client confirmé) –
Un petit bonbon à déguster, ça fait du bien !